AUTRE CONSPIRATION
Depuis ce jour trop funeste ,
Devant tout se refuser.
D'un mot, d'un regard, d'un geste.
Les captifs n'osent user.
Plus de ces lettres glissées
Que l'on risquait d'envoyer !
A peine dans ses pensées
Ose-t-on se confier.
' La princesse de Monaco.
En Tune de ces demeures Où, dans ces jours abhorrés , Se promenaient, à leurs heures , Les deux sexes séparés , Un enfant avec son père Se promenait dans la cour Où plus tard sa pauvre mère Devait venir à son tour.
De chagrin lame abreuvée , Ce petit être innocent Trouvait qu'à son arrivée he monde était bien méchant.
Pour sa mère inconsolable Suppléant à l'entretien , Il écrivait sur le sable :
Ah, maman , JE t'aime bien !
Mais , voyant cette pensée , Le père est épouvanté , Et l'a bien vite effacée De sou pied précipité; Puis à l'enfant qui murmure, Dit avec émotion :
« On verrait là , je t'assure , Une conspiration ! >•