‹ Les romances du CidChapitre 111 sur 132 · AUTRE CONSPIRATION · texte numérisé non relu

AUTRE CONSPIRATION

Depuis ce jour trop funeste ,

Devant tout se refuser.

D'un mot, d'un regard, d'un geste.

Les captifs n'osent user.

Plus de ces lettres glissées

Que l'on risquait d'envoyer !

A peine dans ses pensées

Ose-t-on se confier.

' La princesse de Monaco.

En Tune de ces demeures Où, dans ces jours abhorrés , Se promenaient, à leurs heures , Les deux sexes séparés , Un enfant avec son père Se promenait dans la cour Où plus tard sa pauvre mère Devait venir à son tour.

De chagrin lame abreuvée , Ce petit être innocent Trouvait qu'à son arrivée he monde était bien méchant.

Pour sa mère inconsolable Suppléant à l'entretien , Il écrivait sur le sable :

Ah, maman , JE t'aime bien !

Mais , voyant cette pensée , Le père est épouvanté , Et l'a bien vite effacée De sou pied précipité; Puis à l'enfant qui murmure, Dit avec émotion :

« On verrait là , je t'assure , Une conspiration ! >•

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