L'ESPOIR
Oh! que de mots touchansen ce temps léthifère, Quand tant d'infortunés, devant leur dernier jour. Mêlaient, en frémissant, aux pensers de la terre Les pensers d'un autre séjour !
Je n'en dirai qu'un seul: en cette lutte amère Où l'avenir prochain glaçait les cœurs émus, Une femme disait en embrassant son père: « Je me confie en tes vertus.
Condamnée avec toi, je fus un peu légère, Et de son paradis Dieu peut me repousser. Mais je me serrerai si près de toi, mon père. Que Dieu me laissera passer. »