LIVRE I
Prouvaient l'allégresse publique.
On avait rais quatre ducats , Pour former un arc magnifique.
L'un, d'un diable ayant loripeau, Amusait les femmes tremblantes.
Alvar Fanez vint en taureau Avec des cornes imposantes.
Ami du Gid, et pour jamais, Ce n'est pas tout ce qu'il sait faire; Si c'est un taureau dans la paix.
C'est un vrai lion dans la guerre.
Prouvant de toutes les façons L'allégresse au loin répandue , Au loin, de toutes les maisons, On jetait du blé dans la rue.
Le chapeau du roi satisfait En fit récolte assez complète ; Et Ghimène , qui rougissait, En eut tout plein sa gorgerette.
Bien que la reine pût le voir.
Le monarque, encor bon apôtre, Tirait les grains hors du mouchoir, Et les tirait l'un après l'autre.
« De mon roi , dit certain plaisant.
Bien que la tête soit parfaite , .l'aimerais mieux , pour le présent , Posséder sa main que sa tête. »
Ferdinand rit: mais vainement Il veut voir Ghimène joyeuse; Chimène, unie à son amant ^ Pour être gaie est trop heureuse Elle se tait modestement , Et, belle de son innocence, Ne dirait rien de si charmant Que la pudeur de son silence-