‹ Les romances du CidChapitre 92 sur 132 · SUR LES NOMS ESPAGNOLS · texte numérisé non relu

SUR LES NOMS ESPAGNOLS

En cherchant le nom de famille du Cid, Rodrigue-Diaz, j'ai cru d'abord qu'il était de la familledes Diaz; mais je me suis aperçu que ce nom de Diaz lui venait de son père, Diego Laynez , qui lui-même tirait ce dernier nom de son père Layn Calvo. Il paraît que cet usage, très peu commode pour les historiens, et sur-tout pour les généalogistes, dura en Espagne jusqu'au treizième siècle, où l'on en vint à conserver, comme partout, de père en fils, le nom de la famille, réuni, pour les grandes familles, à un nom patronimique fixe , comme 1^ Fernandez de Velasco, Fernatidez de Cordova, Goniez de Santillane , et que] q^uefois par abréviation, Fernan- Nunès. C'est ce qui résulte d'une note que voulut bien me remettre, àMontpellier, en 1828, M. le duc de Frias, que ses fonctions politiques n'empêchent pas d'être, d'après l'avis de ses concitoyens, un savant littérateur et un poète très élégant. On trouvera ci-dessous en espagnol et en français, cette note curieuse, et utile pour bien comprendre les dénominations espagnoles. On pourra remarquer que le Cid, que j'aiappeléRodriguedejBivar y est appelé Fivar. Mais il faut savoir qu'en espagnol , la prononciation du F et du B se ressemble beaucoup et se confond quelquefois. Cette confusion est bien forte puisque le nom historique de Fernandez de Cordova {Fernand de Cordoue) s'écrit ici Cordoba. Dans cette note on dit Fivar ; dans une édition espagnole du romancero du Cid, que j'ai soùs les yeux, on dit Fibar; dans d'autres on dit Bivar; j'ai préféré cette dernière expression comme la plus douce.

Je dois aussi faire remarquer que quoique en effet ce ne soit qu'au treizième siècle que les noms de familles espagnoles furent fixés , plusieurs, par exception, avaient devancé cet usage, puisque dans les romances espagnoles qui racontent des faits du onzième siècle, on trouve, déjà très illustre, un Lara cité à côté des Abarcas et des Inigos.

Los nombres patroniinicos se derivan siempre del nombre de bautismo del padre. Asi el Cid se llamaba Rodrigo Diaz porque su padre era Diego Laynez, del mismo modo que este ultimo derivaba su patronimico de Lain Calvo su padre.

En el siglo xv° cesaron lodos los patronimicos y quedaron los nombres de familia segun los usaban los que entonces vivian, de modo que ya no hubo variacion ninguna y se hallan en el dia siguiendo el orden de sucesion de las familias del mismo modo.

En las Familias nobles el patronimico antiguo se halla unido y aun précède a otro nombre por medio de la particu!a,(/e como por exemplo, Fernandez de Velasco, Fernandez de Cordoba, Fernandez de Hisar, Gomez de Santillana, y Diaz de Vivar, etc.; debiendo notarse que las Familias mas ilustres tienen apellidos de esta clase, y en ellos fandan la mayor antiguedad de su noble*; y debe tambien advertirse que la ultima palabra indica el solar de la familia, como por exemplo, Vwar^ eu la familia del Cid, que se pone porque este era senor del Castillo de Vivar, y asi despues del nombre de bautismo Rodrigo se llamaba Diaz de Vivar, es decir Rodrigo liijo de Diego y Vivar por ser el solar de su Casa. La misma icgla siguen todas las familias citadas en esta nota y generalmente todos los apellidos cuya primera palabra es su patronimico. En cierto modo se asemesan a los nombres de las familias Romanas como, por exemplo , Publio Gornelio Scipion, que da a' entender despues del nombre primero el tronco de la familia y la rama a' que pertenecia quien usaba este nombre compuesto.

Y respecto al uso del Don debe advertirse que solo se coloca delante del nombre de bautismo y jamas se antepone al apellido siguiendo la régla de los Ingleses respecto al Sir.

Les noms patronimiques dérivent toujours du nom de baptême du père. Ainsi le Cid s'appelait Rodrigue Diaz, parceque le nom de son

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