‹ Les romans de la Table ronde nouvellement rédigésChapitre 31 sur 100 · FIANÇAILLES D'ARTUS · texte numérisé non relu

FIANÇAILLES D'ARTUS

dois -je faire puisque vous m'avez donné mon royaume et ma vie . Ne me direz-vous pas qui

vous êtes ? il n'est chose au monde que je désire autant .

Les trois rois regardèrent Merlin . En les voyant ainsi hésiter , Léodagan fut si troublé que

les larmes lui montèrent du cœur aux yeux et couvrirent son visage . Aussi en eurent -

grand'pitié

ils le

firent asseoir sur un

lit à

côté d'eux

et

Merlin lui dit en lui montrant Artus

- Sire

voici notre damoisel

sachez que

tout roi couronné que vous êtes

est plus haut

homme que vous

Nous allons par

le

monde

cherchant aventure

espérant de lui trouver une femme

- Ah

pourquoi chercher

répondit Léodagan

J'ai

la

fille

la

plus belle

plus sage

, la

mieux apprise qui soit

- Elle

ne

sera refusée

s'il plaît

Dieu

dit Merlin

Grande fut

la

joie

de

Léodagan

en

l'entendant parler ainsi

Sur

le -

champ

fut quérir Guenièvre

l'amena par

la

main dans

la

chambre

puis

y fit

entrer tous les chevaliers qui étaient au château

, et

prononça

haute voix

- Gentil damoisel que

je

ne

sais encore nommer

recevez ma fille pour femme

avec tout

ce

qu'elle aura d'honneur

et

de biens après ma mort

Je

ne la

pourrais donner

un plus prud'homme

MERLIN L'ENCHANTEUR - Grand merci ! dit Artus .

Léodagan lui mit la main de Guenièvre dans la main , et l'évêque de Carohaise bénit leurs fiançailles .

- Sire , dit alors Merlin , sachez , vous et tous

ceux qui sont ici, que vous avez donné votre fille au roi Artus de Bretagne , fils d'Uter Pendragon .

Vous , ainsi que tous les vôtres , lui devez hommage . Et ces deux prud'hommes

sont frères germains et rois couronnés : l'un est Ban de Benoïc , l'autre Bohor de Gannes . Et tous

ces autres compagnons sont fils de rois et de reines , ou de comtes , ou de châtelains .

A ces mots , la joie de Léodagan et des assis-

tants fut telle qu'il n'y en eut jamais de pareille . Tous firent hommage au roi Artus . Après quoi

on s'assit au manger et le roi Léodagan songea que maintenant Notre Sire pouvait faire de lui

sa volonté , puisque sa terre et sa fille étaient assignées au plus prud'homme de l'univers .

Deux jours passèrent de la sorte , après quoi Léodagan demanda quand aurait lieu le mariage .

Sire , dit Merlin , auparavant nous faut-il

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