LA DAM I
Merlin fut eiif|endré en rcnnnc par un (li;il)lc incube, et pour cela il fut appelé l'enfant sans père. Ces diables sont très chauds et luxurieux. Quand ils étaient anges, ils étaient beaux et plaisants au point qu'à se ref][arder seulement ils parvenaient au suprême bonheur des sens. Après qu'ils eurent chu avec lewr maître, ils continuèrent de s'adonner à la luxure qu'ils connaissaient déjà dans les hautes demeures.
A Tàge de douze ans, Merlin fut amené à Utcr Pendragon ; puis il aida au roi Artus, à qui il fit établir la Table ronde, comme il est conté dans son histoire. Et la demoiselle qui emporta Lancelot dans le lac fut justement cette Viviane qu'il aima si foit, à laquelle il apprit ses enchantements, et qui l'endormit et l'enserra par nigromance dans la prison d'air.
Si la Dame du Lac fut tendre pour Lancelot, il ne le faut pas demander : l'etit-elle porté dans <5on ventre, elle ne l'aurait pu garder plus doucement. Et le lac où elle avait semblé se jeter avec lui n'était qu'un enchantement que Merlin naguère avait fait pour elle : à l'endroit od Teau paraissait justement le plus profonde, il y avait de belles et riches maisons, à côté de«quelles courait une rivière très poissonneuse; mais la semblance d'un lac recouvrait tout cela.
La Dame n'était pas seule en ces lieux y avait avec elle des chevaliers, dames et de-
moiselles, et elle donna à Lancelot une bonne nourrice. Mais nul ne savait le nom de l'enfant : les uns l'appelaient Beau Trouvé^ les autres Fils de Roi : lui, il croyait que la Dame du Lac était sa mère. Et il grandit et devint si beau valet qu'à trois ans il en paraissait cinq.
A cet âge, il eut un maître qui l'enseigna et lui montra à se comporter en gentilhomme. Dès qu'il fut possible, on lui donna un petit arc et des flèches qu'il décochait sur les menus oiseaux; puis, quand il fut plus grand, on lui renforça ses armes, et il visa les lièvres et les perdrix. Il eut un cheval aussitôt qu'il put chevaucher, sur lequel il se promenait aux environs du lac, toujours bien accompagné de valets et de gentilshommes, et il semblait le plus noble d'eux tous : aussi l'était-il. Enfin, il apprit les échecs, les tables et tous les jeux avec une facilité remarquable, tant il était doué d'esprit : adolescent, nul n'aurait su lui remontrer là-dessus. Et voici son portrait pour ceux qui aiment à entendre parler de beauté d'enfant.
Son teint était clair-brun : sur son visage, la couleur vermeille se mariait agréablement à la blanche et à la brune, et toutes trois se tempéraient l'une par l'autre. Il avait la bouche petite, les lèvres rouges et bien faites, les dents blanches, menues et serrées. Son menton était bien formé, creusé d'une petite fossette; son nez un peu aquilin; ses yeux bleus, mais changeants :
LANCELOT jllS
riants et pleins de joie quand il était content, mais, quand il était inité, semblables à des charbons ardents : en ce cas, ses pommettes se tachetaient de gouttes de sang, il fronçait le nez, serrait les dents tant qu'elles grinçaient et l'on efit cru que son haleine fut vermeille, puis sa voix sonnait comme l'appel d'une trompette, enfin il dépeçait lout ce qu'il avait aux mains ou aux dents; aussi bien il oubUait tout, sauf le motif de sa colère, et il y parut assez en mainte affaire.
Il avait le front haut, les sourcils tins et serrés et ses cheveux souples demeurèrent blonds et luisants tant qu'il fut enfant : plus tard, ils foncèrent et devinrent cendrés, mais ils restèrent ondulés et lustrés. Pour son cou, ni trop grêle ni trop long, ni trop court, il n'eût pas déparé la plus belle dame. Et de ses épaules, larges et hautes comme il convient, pendaient des bi*as longs, droits, bien fournis d'os, de nerfs et de muscles. Si les doigts eussent été un peu plus menus, ses mains eussent convenu à une femme. Quant aux reins et aux hanches, quel chevalier les eut mieux faits? Ses cuisses et ses jambes étaient droites, et ses pieds cambrés, en sorte que personne jamais n'eut de meilleurs aplombs. Seule, sa poitrine était peut-être un peu trop profonde et ample, et beaucoup jugeaient que, si elle l'eût été moins, on n'en aurait pris que plus de plaisir à le regarder; mais la reine Guenièvre,
âi4 MERLIN L'ENCHANTEUR
plus tard, accoutumait de dire que Notre Sire la lui avait faite telle pour qu'elle fût à la mesure de son cœur qui eût étouffé en toute autre, et qu'au reste, eût-elle été Dieu, elle n'aurait mis en Lancelot rien de plus et rien de moins que ce qui s'y trouvait.
Lorsqu'il voulait, il chantait à merveille, mais ce n'était pas souvent, car nui ne montra jamais moins que lui de joie sans cause. D'ailleurs, s'il avait quelque raison de liesse, on ne pouvait être plus joli et enjoué; et il disait parfois que, quand il était dans ses grandes g;aietés, il n'était rien de ce que son cœur osait rêver que son corps ne pût mener à bien, tant il se fiait en la joie pour lui faire surmonter les pires travaux. En l'entendant parler si fièrement, beaucoup de gens l'auraient accusé d'outrecuidance et de vantardise: mais non : ce qu'il en disait, c'était pour la grande assurance qu'il tirait de celle dont tout bonheur, justement, lui venait.
Tel fut Lancelot, et si son corps était bien fait, son cœur ne l'était pas moins. Car il était l'enfant le plus doux et le plus débonnaire; mais un félon, il savait au besoin le passer en félonie. Sa largesse était non pareille : il donnait aussi volontiers qu'il acceptait. Il honorait les gentilshommes, pourtant il ne fit jamais mauvais visage à personne sans bonne raison. D'ailleurs, quand il se courrouçait, ce n'était chose facile que de l'apaiser. Et il était de sens si clair et
LE VALET SECOURU l!.')
droit, qu'après qu'il eut passe di\ aii.^, buu maître même n'efit su le détourner de faire une chose qu'il jugeait bonne et raisonnable.
Vin
Un jour, chassant un chevreuil, son maître et lui distancèrent leurs compagnons moins bien montés. Puis le cheval du maître broncha et tomba avec son cavalier sans que Tenfant, emporté à poursuivre la proie, s'en aperçût seulement. Enfin il tua la béte d'une flèche. Il descend, attache le chevreuil en trousse, prend son chien en travers de sa selle; et, comme il retournait vers ses compagnons inquiets de lui, il rencontra un homme à pied, un beau valet de première barbe, qui menait en main son cheval las et recru, vêtu d'une modeste cotte, ses éperons tout rougis du sang de son roussin épuise. Voyant l'enfant, le valet baissa la tète, comme honteux; mais Lancelot lui demanda qui il était et où il allait.
— Beau sire, dit le valet, que Dieu vous donne honneur! Je suis assez pauvre et le serai plus encore, si Notre Sire ne me protège autrement qu'il a fait jusqu'à présent. Je suis gentilhomme de père et de mère, et je n'en souffi*e
que davantage, car, si j'étais vilain, je serais habitué aux tourments et mon cœur endurerait plus aisément ses ennuis.
— Comment, fît Lancelot, vous êtes gentilhomme et vous pleurez pour une mauvaise fortune! Sauf perte d'ami ou honte ineffaçable, nul cœur haut ne se doit émouvoir, car toute chose se peut réparer. ,
Émerveillé d'entendre un si jeune enfant prononcer ces hautes paroles, le valet répondit :
— Je ne pleure, beau sire, pour perte d'ami ni de terre. Mais je suis ajourné à la cour du roi Claudas par un traître qui a occis un inien parent en son lit pour sa femme. Hier soir, il m'a fait assaillir dans la forêt : mon cheval fut blessé à mort sous moi; il m'a toutefois porté assez pour que je puisse m'échapper. Mais comment ne serais-je pas dolent puisqu'il me sera impossible de me présenter au jour fixé en la maison du roi Claudas pour soutenir mon droit, et qu'il faudra donc que je m'en revienne honni?
— Dites-moi : si vous aviez un bon cheval, arriveriez- vous encore à temps?
— Oui, sire, très bien, et me fallût-il même faire à pied le tiers du chemin.
— En nom Dieu, vous ne serez honni faute d'un cheval tant que j'en posséderai un, ni vous ni aucun autre gentilhomme !
Ce disant, Lancelot descend, baille sa monture au valet, met son chien en laisse et, plaçant sa
LA VENAISON HOSMÙE 217
venaison sur le roussin blessé, s'éloigne en le chassant devant lui.
Il n'avait guère marché lorsqu'il croisa un vavasseur monté sur un palefroi, une verge à la main, qui tenait en laisse un braque et deux lévriers. L'homme était d'âge : sitôt qu'il le vit, l'enfant le salua.
— Que Dieu vous donne amendement, mon enfant! D'où étes-vous? demanda le vavasseur.
— Sire, de l'autre pays.
— Qui que vous soyez, vous êtes beau et bie enseigné. Et d'où venez- vous?
— Sire, de chasser, comme vous voyez. Si vous daignez prendre de ma venaison, elle sei^a bien employée.
— Grand merci, beau doux ami, je ne refuse point, car vous avez fait votre offre de bon cœur et j'ai grand besoin de gibier. J'ai aujourd'hui marié ma fille et j'étais allé chasser pour avoir de quoi réjouir ceux qui sont venus aux noces. Mais je n'ai rien tué.
Le vavasseur descendit et demanda à Lancelot quelle paît du chevreuil, il pouvait emporter.
— Sire, fit l'enfant, étes-vous chevalier?
âl8 MERLIN L'ENCHANTEUR
— Oui.
— Alors, prenez tout. Ma venaison ne saurait être mieux employée qu'aux noces de la fille d'un chevalier.
Le vavasseur troussa le chevreuil en croupe et invita l'enfant à venir souper et s'héherger chez lui. Mais Lancelot répondit que ses compagnons n'étaient pas loin. Et le vavasseur le quitta après l'avoir recommandé à Dieu.
Tout en s'éloignant, il ne pouvait s'empêcher de se demander quel était ce beau damoisel dont la ressemblance avec le roi de Benoïc l'avait frappé. N'y tenant plus, il revint sur ses pas à grande allure de son palefroi, et n'eut point de peine à rejoindre Lancelot qui allait à pied.
— Beau doux enfant, ne me pouvez- vous dire qui vous êtes? Vous ressemblez bien fort à un mien seigneur, le plus prud'homme qui fût.
— Et quel était ce prud'homme à qui je ressemble?
— Le roi Ban de Benoïc. Tout ce pays était à lui, et il en fut déshérité à tort par le roi Claudas de la Terre Déserte. Son fils a disparu. Si c'est vOiUS, pour Dieu faites-le moi savoir! Je vous garderai et défendrai mieiiix que moimême.
— Fils de roi, je ne cix)is pas l'être, fit Lancelot, bien qu'on m'appelle parfois ainsi.
— Ami, qui que vous soyez, vous sortez d'un beau lignage. Voici deux des meilleurs lévriers
LAKCELOT El M»N MAITRE Sltf
qui soient au monde : pi*enez-en un, et que Dieu vous donne croissance et amendement!
L'enfant, ravi, accepta l'offre de bonne grâce.
— Donnez- moi le meilleur! demanda-til.
Et tirant le chien par la chaine, il s'en fut de son côté .
Peu après, il trouva son iiiaïUecL Liois dv ses compagnons qui le cherchaient et qui s'étonnèrent fort de le voii' revenir à pied, chassant devant lui un maigre roussin, tenant deux chien» en laisse, son arc au col, son carquois à la ceinture .
— Qu'avez- vous fait de voti'e cheval?
demanda le maître.
— Je l'ai perdu.
— Et celui-ci, où le prites-vous?
— On me l'a donné.
— Par la foi que vous devez à madame, dites la vérité !
L'enfant, qui ne se fût parjuré légèi-emeot, conta ce qui lui était arrivé.
— Comment! s'éciia le maitre, vous avez donné votre cheval sans mon congé, et la venaison de madame?
— Maitre, dit LanceioC^ ne vous fâchez pas.
Ce lévrier vaut deux roussins comme celui que j'avais.
— Par la Sainte Croix, il vous en souviendra!
Et en disant ces mots, le maître frappe l'enfant d'un tel soufflet qu'il le jette à terre. Lancelot ne pleure ni ne crie, mais répète qu'il prise plus le lévrier que deux roussins. Le maître en colère cingle rudement le chien de sa verge et l'animal, qui était jeune, se met à hurler.
Furieux, Lancelot lâche les deux laisses et, arrachant son arc de son col, court sus à son maître. Celui-ci, qui le voit venir, tente de le saisir. Mais Tenfant, vite et léger comme il était, évite la prise et le frappe du tranchant de l'arc sur ia tête si durement qu'il lui fend la peau et l'abat tout étourdi. Puis, fou de colère à la vue de son arc brisé, il se jette sur lui et le frappe à nouveau, jusqu'à ce qu'il ne reste plus de l'arc de quoi donner un coup. Les trois compagnons s'efforcent de s'emparer de lui ; mais il tire ses flèches et se met à les leur lancer, cherchant à les tuer, si bien qu'ils s'enfuient comme ils peuvent à travers le bois.
Alors l'enfant monte sur un de leurs chevaux, et, emportant ses deux chiens, l'un devant, l'autre en croupe, s'en va par la forêt. Et tout à coup, comme il traversait une vallée, il vit passer une harde de biches. D'instinct, il cherche son arc à son col, et, se rappelant soudain comment il l'a brisé et perdu, il se remet en rage ^ « Celui qui
LANCELOT ET SON MAITRE Ml
m'empêche d'avoir une de ces biches, il me le paiera cher! songe-t-il. Avec le meilleur lévrier et le meilleur hmier, je ne pouvais manquer mon coup ! » 11 revient au Lac, entre dans la cour, et se rend chez sa Dame pour lui montrer son beau lévrier. Mais le maître, tout sanglant, avait déjà fait sa plainte.
— Fils de Roi, dit-elle en feignant d'être très irritée, comment m'avez- vous fait un tel outrage que de frapper et blesser celui que je vous avais baillé pour vous enseigner?
— Dame, il n'était pas bon maître quand il m'a battu parce que j'avais bien agi. Peu m'importaient ses coups. Mais il a frappé mon lévrier, qui est des meilleurs du monde, et si durement que pour un peu il le tuait sous mes yeux, et cela parce qu'il savait que je l'aimais. Encore m'a-t-il causé un autre ennui, car il m'a privé de tuer une belle biche. Et sachez bien que partout où je le rencontrerai j'essaierai de l'occire, sauf ici.
La Dame fut bien heureuse de l'entendre si fièrement parler; mais, feignant toujours d'être courroucée, elle reprit :
— Gomment avez-vous osé donner ce qui m'appartient?
— Dame, tant que je serai sous vos ordres et gouverné par un garçon, il me faudra garder de bien des choses. Quand je n'y voudrai plus être, je partirai. Mais, devant que je m'en aille,
je veux vous dire qu'un cœur d'homme ne peut venir à honneur s'il est trop longtemps en tutelle, car il lui faut trop souvent trembler. Je ne veux plus de maître; je dis maître, non pas seigneur ou dame. Malheureux le fils de roi qui ne peut donner de son bien hardiment!
— Pensez-vous être fils de roi, parce que je vous appelle parfois ainsi? Vous ne l'êtes point.
— Dame, fit l'enfant en soupirant, cela me peine, car mon cœur l'oserait bien être.
Alors la Dame le prit par la main et, l'emmenant un peu à l'écart, elle le baisa sur la bouche et les yeux si tendrement qu'à la voir, nul. n'eût pu croire qu'il ne fût son enfant.
— Beau fils, ne soyez point triste, lui ditelle : je veux qu'à l'avenir vous donniez tout ce qu'il vous plaira. Et désormais vous serez .sire et maître de vous-même. Quel que soit votre père, vous avez montré que vous avez le cœur d'un roi.
Quelque temps après, elle appela une de ses pucelles, nommée Saraide, qui était belle, sage et courtoi.se, et l'envoya, après lui avoir dit ce qu'elle y aurait à faire, en la cité de Gannes.
Le roi Glaudas y tenait sa cour le jour de h)
SARAIDE LA PUCELLB lîS
Madeleine, comme il avait accoutumé chacjue année. II était assis à son haut manger avec toute sa baronnie et son fils Dorin, un beau et fier valet qu'il venait d'armer chevalier, lorsque Saraide entra dans la salle, tenant deux lévriers par leurs chaînes qui étaient d'arg^ent; et elle dit si hanf qu'elle fut bien entendue de tous :
— Roi Glaudas, Dieu te sauve! Je le salue de par la meilleure dame qui soit. Et jusqu'à ce jour elle t*a prisé plus qu'homme au monde; mais elle a entendu dire de toi certaines choses qui lui font craindre que tu n*aies pas seulement la moitié du bon sens et de la coni-roi^îf. rpio l'on croyait.
— Demoiselle, soyez la bienvenue, répondit le roi en souriant, et que votre dame ait bonne aventure! Mais peut-être lui avait-on dit plus de bien de moi qu'il n'y en a. Apprenezmoi pourtant ce que je fais mal, selon vdus.
— Je vous le dirai, reprit la demoiselle. N'est-il pas vrai que vous tenez en prison les deux fils du roi Bohor de Cannes? Ils ne sont pourtant coupables de nulle félonie, et rien n'a si grand besoin qu'un enfant de douceur et de pitié : ha! il n'a guère de bonté celui qui se montre envieux ou mauvais envers des enfants ! Et sachez qu'il n'est pas un homme sous le ciel qui, apprenant que vous traitez ainsi les fils du roi Bohor, ne soit persuadé que vous comptez
224 MERLIN I/ENGHANTEUR
quelque jour les faire mourir, et qui pour cela ne vous haïsse de cœur. Si vous étiez courtois, ils seraient ici auprès de vous, atournés en fils de roi, et vous en auriez grand honneur, car chacun dirait que vous êtes un gentil prince, qui traite les orphelins honorablement et leur garde leur terre.
— Par Dieu, vous dites vrai, demoiselle! répondit Claudas.
Et il donna l'ordre à son sénéchal d'aller quérir sur-le-champ les enfants et leurs maîtres, et de mener avec lui, par honneur, un cortège de chevaliers, de sergents et d'écuyers, tel qu'en doit avoir qui va chercher des fils de roi.
La veille au soir justement, dans la tour, les enfants étaient assis à souper ensemble, car ils mangeaient toujours à la même écuelle, et Lionel, à son ordinaire, faisait paraître un si bel appétit que l'on s'en émerveillait. Pourtant, à le voir ainsi, Pharien, son maître, se prit tout à coup à pleurer si fort que ses larmes tombaient sur sa robe et à terre, sous la table où ils soup aient.
— Qu'est-ce, beau maître? s'écria Lionel qui