‹ Les Romans du Renard examinés, analysés et comparés d'après les textes manuscrits les plus anciens, les publications latines, flamanades, allemandes et françaises; précédes de renseignements généraux et accompagnés de notes et d'éclaircissements philologiques et littéraires;Chapitre 36 sur 84 · V. 18050. Por ce me sanbleroit raison · texte numérisé non relu

V. 18050. Por ce me sanbleroit raison

Qu'ainçois en féissiez esgart,

Féissiez semondre Renart

Par uns de tos pers et mander.

Ne déussiez pas conmander

A semondre par un garçon ' Tel chevalier ne tel baron.

. Le roi adopte l'avis de Tybert et désigne Roonel pour porter ses lettres à Renart et l'inviter à venir se défendre.

V. 18133. Et se cest mandement refuse Et par ses vanvoles s'escuse, De la moie part le desfie.

Si Tapele de félonie.

La femme de Roonel s'efforce en vain de le détourner de son message, et lui dit entre autres :

V. 18172. Manbre-vQs de Tybert le Chat A qui fist panre tant mal mors,

Et (le Belin et de Brun TOrs A qui il fist perdre la pel Des orailles dusc*au musel.

Renart, qui se dotoit de guerre (v. 18218)^ a réuni des charpentiers et beaucoup d'autres ouvriers pour mettre son château en bon état de défense. Il nie d'abord devant Roonel d'avoir reçu aucun mandement antérieur et se dispose sur le champ à suivre le messager. Il conduit cependant Roonel à travers une vigne où il y a un piège (un nœud coulant), lui fait accroire que c'est là un sanctuaire^ Ty fait attraper et pendre et ensuite impitoyablement rosser par les vilains, qui le laissent enfin pour mort. Par la prise de Roonel, Renart prétend ironiquement reconnaître qu'il a voulu le trahir, car

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