V. ITiO. A TAsne primes me doi traire
Car c'est commencemens par X,
Aper, aloy» anabula,
Alcbes, ana et ahuné,
Cil forent primes asamblé...
flT4e. PnriiDCulas et felena
Furlous ateus amena.
Fêles Ange grant gent avolent»
Glis et gali les eondulsoient,
Genela, guesses n*i faillirent...
1766. Lttcitts qui borne ne doute
Menoit 0 lui loucroeeea,
Uns riebes Cuens dans Loousla.
1814. Tragelapbus qui bien sa pari
Tenoit areucb trogoditré,
Talpa sour le destrier monté
Venoit aveuoh unioornis,
Ursus vesoutés et urnis
Demandoient monte Dani Renart.
dangereux de s'en revenir dans le siècle. Il ne vient donc pas, mais il envoie son fils pour que le roi en dispose. Ysengrin se met à accuser Renart de mauvaise volonté ; le roi se fôche de ce qu'il veut chercher querelle à dame lerme devant lui, et lui ordonne de nouveau d'aller quérir Renart. Ysengrin s'y refuse (v. 1991). Le roi demande au léopard et au tigre d'en tirer vengeance, mais aucun ne veut s'en mêler. Enfin, VJreçons. le hérisson, se présente et écorche le museau à Ysengrin à l'aide de ses épines, et le Moutons vient lui appliquer un coup de tête à la poitrine, tel qu'il tombe à la renverse demi-mort (v. 2077). Alors les autres blâment Ysengrin d'avoir désobéi. Sur leur exhortation et celle de Dame Hierme, il va aussitôt à Saint-Ferri chercher Rçnart chez les Jacobins et le mander à Malrepair, où la cour l'attend. Renart convient avec le prieur de dire qu'il n'a été que cinq jours et demi dans les ordres, afin qu'on ne découvre pas que c'est lui qui est. venu déjà une fois auprès de Noble. Ils arrivent ensemble, et le prieur dit que Renart a été pendant les cinq jours et demi absorbé en prières pour le roi. Renai't ajoute qu'il a pris l'habit, etc., parce qu'il ne saurait supporter de voir mourir le roi. Celui-ci propose le fidèle hérisson pour héritier, mais sur Tobjec^
tion de Renart, il se borne à demander que Renart et le prieur aillent sur-le-champ arranger l'affaire (v. 2230) '.
Renart exhorte les autres à se conformer au commandement du roi. Eu reconnaissance de la fidélité du hérisson et du mouton envers le roi, on veut que ces deux personnages désignent son successeur, mais sans pouvoir se faire couronner eux-mêmes. Moutons propose la chèvi*e ; Ireçons se récrie, vote pour Renart et remporte. Ilç vont annoncer ce résultat à Noble et aux autres (v. 2400).
Étant tombé d'accord, on s'adresse au prieur. Il accepte en faveur de son frère Renart, fait un petit sermon en l'honneur de celui-ci , et lui remet la couronne. Selon lui, Renart Ta gagnée pour s'être abstenu de toutes les brouilleries et
* 11 paraît qu'ici, comme au vers 1675, Tauteur a voulu éublir un repos et une troisième branche. Voici les vers qui suivent et qui portent à le croire :
y. SS31 . Ce fu droit à 1* Asencion
'Qu'il avoit grant dissencion A Malrepair ens el Paies :
Moult i a de bons, de oialvès, Qui chascun voroii apeser.
Renan qui miu saYoit parler, Vint droit au Roi et II a dit :
Sire, à moi un tout seul petit Entendes
de ringratitude des autres, et pour avoir la sagesse de ne jamais rien entreprendre sans le mettre à fin.
V. 2529. Mais Ilenart, si com dit avons, Qui en la Court n'eut ses talons Quant 11 despis et li outrages De ciaus cui jou ne tieng à sages Fu fais, enporte la courone.
Non pas sans plus, çou est la some, Dou tout pour çou, mais pour itani C'on le trueve le plus sachant De toutes choses où il neut.
Nus autres dechevoir ne peut.
Ne il onques choses ne prist 25/i0. Que il à chief bien ne méist, Et teus hom doit porter coronc, Pour coi sachiés ses drois li done, Et jou si fach et l'Ireçons Méisme, autresi li Moutons.
Si vos dreciés et le prendés Goro vo singnor et couronés.
Renart fait quelques façons, mais cède assez complaisamment. Le léopard, le loup et le lynx (grandeur ou noblesse , force et prévoyance , regard pénétrant) lui posent la couronne sur la tête. IreçoDs et Moutons veulent se prévaloir de la pai*t qu*ils ont eue à l'élévation de Renart, mais celui-ci les fait ignominieusement chasser
de sa présence, et ils vont demander vainement protection à Noble, qui reconnaît dorénavant son impuissance K
 la cour tout le monde présente ses hommages à Renart ; les cadeaux qu'on lui offre, il les refuse, mais sa femme et son fils les acceptent. Les grands animaux figurent comme grands dignitaires. Il y a repas splendide; Thypocrite prieur y assiste. Timer vieoit chanter avec accompagnement de harpe* Noble s'en trouve mal et veut qu'on le porte à Téglise ; Ton y chante vigiles. Le hérisson et le mouton reviennent tout affamés demander Taumône. Chacun retourne à son hôtel. Noble meurt et est enterré. Envie, orgueil et astuce, renardie^ élèvent ainsi les méchants et font périr les bons ; c*est ce qu'on vient de voh*.
L'auteur promet de fournir de plus quelques renseignements sur le gouvernement de Renart.
' Encore un repos et une espèce de début qui semblent Indiquer le commencement d'une quatrième branche :
' y. S680. Alant If contes ci nos dist
Que li Jouri de la Pentecoste Fn lendemain, dont cascons jousle Delès le roi Renart se tint :
Chascuns Tencline, cascuns Yinl A lui et li portoit offrande.
Ce est isi corne Renan fu coronés à Roi et il se parti de Mal-repair. (V. 279B-3398 ; 604 v-)
Huimais me plaist que je vos die Du roi Renaît que Diu maudie, Cornent de Mal-repair parti.
Qnant le Lion ont enfoui, Chascuns Prinches l'asénra»