V. 2800. Et puis maint riche don donna
Us grans singnors; mais aine à povre Ne donna or, argent ne covre, etc.
Autant Renart est généreux envers les grands, autant il est dur envers les petits. H s'en va dans un autre château.
V.'2809. De Mal-repair Renars parti Droitement à Grenomaisnil Un sien chastiel ' toma son frain Une matinée monlt main.
* D*aprè8 ce qoi a été remarqué il se pourrait que ce fût Ici la cinquième branche et non pas la seconde.
* Des différents endroits de ce poème où il est &il mention du Grenomaisnil, U résulte évidemment que Ton entend par là un domaine royal, et non pas une propriété de Renart. Ge nom ne parait que dans le poème du Couronnement de Renart.]
320 UENART.
Le hérisson et le mouton se présentent de nouveau. Ils sont sermonnés et éconduits par le castor.
Vers 2901. Renart fait fortifier Grenomaisnil, part pour Jérusalem, fait ses offrandes au saint sépulcre» acquiert une grande réputation dans toute TAsie et comble de joie tous les traîtres et tous les médisants. De là il va à Touleie ( Tolède) (v. 2949). Personne ne sait plus que lui de nécromancie et d'enchantement. Puis il passe en France et se rend droit à Paris, où on le reçoit encore comme une vieille connaissance et avec de grands honneurs ; il y donne le ton en toute chose. Sa réputation de sens, cTavis et de falourdes ( v. 2989) s'étendit même jusqu'il Rome.
v. 2M0. Nus autres Rois ne faisoit bordes Ester pour voir * , mais ce fist-il ; Ne fust nus drois qu*ens el péril Par son sens ne féist vierser Tant savoit-il très biel parler Et ramener uns drois avant Qui moult sont souef et plaisant Delltable à toute gent
* Aucun autre roi ne faisait passer des mensonges pour des vérités» mais c'est ce quMl fit.
RBNARt. 321
Le pape même finit par le mander :