V. 3010. £nsi li Papes oî tant
De Renaît que par leitres fist Mander ce Roi c'a lai venist Par le conseil des Ghardenaus.
Le messager
V, 3017. Trova le Roi droit as Prescheurs • , Ensi corn des Frères Meneurs * Venoit, où mese avoit oie, Dont jou, sachiés, ne me dont mie.
Renart, extrêmement flatté de Tinvitation, fait de riches cadeaux au messager. Â Rome, on le reçoit avec la plus grande distinction. Le pape l'embrasse et prétend apprendre de lui à se conduire, puisque Renart sait tout faire ;
y. 3060. Car on m*a dit chastiaus ne tours Ne se pueent tenir à vos Que ne tournés tout au desous Çou qui au deseure doit iestre.
D'un huis vos faites bien feniestre, £t d'un vies pot un nuef chaudron, De chances ausi chaperon, Et de moufles honsiaus à chievre, D'un porch-espiu faites un lièvre Et d'ane grue un hireçou.
* Dominicains.
' Francisc<ÛDS.
322 RBNART.
Renart n'avoue pas tout, mais il dit pourtant :
V. 5072. Voirs est doo Mouton û-ge on priestre Et un abé d'un oornabos, D'un mais loudier bien un rendus Et un eresque d'un gninau.
Il expose aussi la difficulté qu'il y a à se procurer les moyens, à préparer et employer Ton-» guent nécessaire , et à cette occasion , il joue beaucoup sur les mots de Vongement^ longemenu l'onguement^ longuement^ Congnement et ma* nière. Enfin le pape, ^nsi que tout le monde, exprime sa joie de la irisite de Renart et du pro« fit qu'il va tirer de ses leçons.
Renart passe en Angleterre et de là en ÂUe* magne, où il est si bien connu, et où ses^msea sont tellement appréciées qu'aucun homme ne pouvait les ignorer. Tels s'en mêlent cependant qui ne savent guère réussir.