‹ Les Romans du Renard examinés, analysés et comparésChapitre 27 sur 84 · V. 15181. Bien retient ce c'on li enseigne · texte numérisé non relu

V. 15181. Bien retient ce c'on li enseigne

Ne fet pas sanblant qu'il se faigne :

Les signes fet del moniage,

Moult le tienent li moine à sage,

Cbier est tenuz et moult amez.

Or est frère Renart clamez,

Et si fet moult le papelart

Tant que s'en puisse issir par art.

Moult est Renart de bel servise, V. 15190. Volentiers vet à seinte Iglise.

Sovent li menbre des jelines

Dont il selt * rungier les escbines.

A peine tient estacions,

Car soTent a tentacions.

Un riche bourgeois vient malheureusement un jour offrir quatre chapons gras au couvent. Re-

ch. 11, 12, Reineke triomphe complètement, et Noble le remet en pleine faveur. Le moyen par lequel Reineke triomphe est tout-à-fait étranger au français.

* Il avait coutume de {solet).

naît ne résiste plus au désir de manger de là chair : à la nuit, il va dévorer l'un des chapons, égorger les autres et les mettre en réserve pour le jour suivant ; mais le larcin est découvert, et Renart est ijgnominieusement chassé du couvent :

V. 15255. A Renart ont tolu les dras ' , Congié li donent, tôt fu gras; Ne demandoit nule autre riens Ne mes qu'il fust hors de lor meins.

A merteille lié s'en fesoit, Car li Ordres li desplesoit :

Tornez s'en est par un chemin»

Ëncor nuira à Ysengrin , Que il het de trestot son cuer, Amer nu porroit à nul fuer.

Enchanté de revenir chez lui, Renart se propose de jouer de nouveaux tours aux autres animaux, qui regrettent de ne Tavoir pas réellement pendu.

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