‹ Les Romans du Renard examinés, analysés et comparésChapitre 60 sur 84 · II' I ' • ■>>' I · texte numérisé non relu

II' I ' • ■>>' I

" 'Voici, dô plus, la conclusion qui se trdtivé'à ^ ^uite des fables : •

tK r, ..

Au fiaement de cest escrit K'eb Romanz ai tnrné et dit, Bié nnmeraî par remenbramice ; Marie ai mim, si sm de Fraunce^ Puet bien estre ke Glers plusur Si prenreient sor eus mun labur ; Ne voil ke nus sor lui le die :

Cil uvre mal qui mA afaUe. Pur amur le cumte Willaume,

Le plus vaillant de cest royaume^ M'entremis de cest livre feire £ de l'Angleiz en Roman treire.

Ysopet apeluns ce livre Qu'il traveilla et fist escrire ; De Griu en Latin le tuma.

jLt rois Henris qui moult Tama Le translata puis en Engleiz Ejeo l'ai rimé en Franceiz

Si cum ger truvai premièrement.

Or prie à Dieu onmipotent Que tel œuvre me lalst enprendre, ' Avant que puisse l'ame rendre, Là-suz en Paradiz tut dreit:

Dites amen ke Deus l'ottreit.

Les passages de ce morceau nous font voir que les fables (ou proverbes) ont été traduites de latin en anglais par un roi Henri , soit Henri in où Henri I«% surnommé Beau-Clerc, et de là en français (roman wallon, langue d*o1i) par Marie qui est de France, en faveur d'un comte appelé Guillaume, très vaillant, et appartenant à un royaume. Vraisemblablement le pays en question doit être rÂngleterre> puisqu'il s'agit de la langue anglaise ; ce ne peut être ni la Normandie ni la Flandre, puisque ni Tune ni l'autre n'ont porté le titre de royaume. Par cette même raison, le comte Guillaume, qui est dit appartc-

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nir à quAque royaume, ne peut être d'aucun de ces deux pays. De plus, ce ne peut être le comte GuillaumerLongue^Épée du dixième siècle, premier de ce surnom, fils de Rollon, premier duc de Normandie ; car les qualités de vaillant et de fleur de chevalerie ne conviendraient guère au caractère ni à la conduite de celui-là. Ici rien ne porte non plus à appliquer l^s paroles de Fauteur au comte Gidllaume, fils de Robert-Courte- Heuse, fils aîné de 6uillaume-le-Conquérant. Ce prince de Normandie, sumonuné Clitofi^ et quenz gentilz^t fut fait comte de Flandre en 1127 par le roi de France Louis^le-Gros, pour le dédommager de la perte de la Normandie ; mais il mourut, en 1 128, par suite d'une blessure qu'il se fit au doigt pendant le siège du château d'Alost.

Nous tirons du Purgatoire de Saint-Pairice, autre poëme attribué à Marie de France, les passages suivants :

* Le mot de Clito ne signifie guère «tiré chose sinon fils de roi, et fl paraît avoir été asses^ IMqaemmi^t en^loyé en oe sens; cfr. MaUhœuê Farisientit, in nti$, p. SO; Ai aucUtf. ÀddU.,p. 158; in Glosê., p. 185; Qpera, Paririiê, Vm^ infolio.

* Robert Waee, Roman de Rou, I, p. 356, édition Pluqnet. nonen, 1827, lii-8«.

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