V. 2196. Regia dam linquens ad sua tecta redit
Corvigarus sonipes, eunuchas fortis et iogeos, Gernitur in ripa stare paladisedens.
Le cheval Corvigar, paissant aux bords d'un ruisseau , dans un pré , s'approche d'une cigogne {ibis) , qui l'avertit de ne pas lui marcher sur les pieds à moins qu'il ne veuille qu'elle lui mutile les jambes de ses fourches tranchantes (v. 2218, Fucisculas Satanœ porto). Corvigar se retire et rencontre le pauvre loup écorché. Iseugrim raconte comment il a dû céder sa peau au lion, et exprime le désir d'en être dédommagé par celle du cheval, avec un morceau de sa chair en sus. Corvigar use de subterfuge , et offre de lui couper les cheveux au moyen de ses rasoirs ; Isengrim échappe toutefois à ce piège, et accuse le cheval d'avoir volé les anneaux des portes du couvent où il est moine (v. 2325. Quod foribus nosUis omnes
detraxeris anos). Corvigar confesse ce péché, en demande absolution, propose à Isengrim de reprendre les anneaux attachés à ses pieds en guise de fers^ et, en lui tendant le pied, lui assène un si terrible coup qulsengrim eu porte le cachet au front, et Corvigar se moque amèrement du pauvre hère misérablement étendu sur le pré.