‹ Les romantiquesChapitre 13 sur 24 · LE GIBET · texte numérisé non relu

LE GIBET

«Ah! ce que j'entends, serait-ce la bise qui glapit, ou le pendu qui pousse un soupir sur la fourche patibulaire?

« Serait-ce quelque grillon qui chante tapi dans la mousse et le lierre stérile dont, par pitié, se chausse le bois?

« Serait-ce quelque mouche en chasse sonnant du cor autour de ces oreilles sourdes à la fanfare des hallali ?

« Serait-ce quelque escarbot qui cueille en

son vol inégal un cheveu sanglant à ce crâne chauve?

« Ou bien serait-ce quelque araignée qui brode une demi aune de mousseline pour cravate à ce col étranglé?

i C'est la cloche qui tinte aux murs d'une ville, sous l'horizon, et la carcasse d'un pendu que rougit le soleil couchant. »

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