‹ Les romantiquesChapitre 4 sur 24 · JULES JANIN · texte numérisé non relu

JULES JANIN

OUT à côté du scepticisme mondain d'Arsène Houssaye, voici la sérénité païenne.

Le rayon qui traversa l'âme d'Horace l'avait effleuré aussi.

Ce front blanc comme le vélin où s'écrivent les livres rarissimes, et dont les temporaux lumineux semblent réfracter çà et là les jets rapides de la pensée, s'arrondit sous le noir éclat des cheveux éparpilés en boucles lisses ; l'œil regarde, interroge, avec une fixité douce et paresseuse ; le nez descend charnu, sur la lèvre rouge et forte, vaguement creusée aux coins, s'entr'ouvant pour rire sur une rangée de dents blanches ; les joues « pleines et vermeilles, » sont enfermées dansle gras contour qui encadre le menton, et rebondissent puissamment hors du collier de crins luisants frisotlés de la barbe. Ce collier s'enlève en vigueur sur le jabot de batiste de

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