A KM ILE ZOLA
Les types que ton rêve crée Frissonnent de Thorreur sacrée, Dès qu'ils ont ployé le genou ; Le réel confine au prodige, Et tout le songe ailé voltige Dans les roses du Paradou.
C'est l'éternelle hypocrisie Qui fait, en un siècle lassé, De Tombre sur ta poésie Avec son masque rabaissé.
Les comédiens de Textase, Mirlitonnant leur vieille phrase, Simulent un noble dégoût, Lorsque tu fais en ton prétoire Subir un interrogatoire A quelque monstre de Fégout.
Es-tu le maître ? Est-ce ta faute Si Tor a tué l'idéal Et si nous marchons côte à côte Avec la Débauche et le Mal ?
Est-ce toi qui fais dans les villes Osciller les foules serviles Entre le vice et la douleur ?
Es-tu le complice des hontes ?
L'orage te doit-il des comptes.
Chaque fois qu'il brise une fleur?
Quand les vents soulèvent le sable Dans l'immensité du désert.
Ta main est-elle responsable
Du grain de sable qui se perd?
Est-ce toi qui pousses l'échelle
Sous la planche tremblante et frêle
Où son pied s'était mal posé,
Quand Coupeau, tournant dans le vide,
Tombe sur le pavé stupide
Ainsi qu'un grand oiseau blessé ?
Est-ce pour railler son ivresse Et Taccabler sous ton arrêt Que tu l'amollis de paresse Au seuil banal du cabaret ?
Si Gervaise aussi s'habitue A l'alcool qui brûle et tue Les grêles poumons vidés d'air, Est-ce ta pitié dérisoire Qui verse de la mort à boire A ces damnés de notre enfer?
Est-ce ta volonté suprême
Que le sort aveugle et jaloux