‹ Les roses du laurierChapitre 23 sur 114 · TROIS POETES · texte numérisé non relu

TROIS POETES

II croyait à rameur, aux extases sublimes; Le rêve épanoui souriait en ses yeux ; L'or des soleils couchants illuminait ses rimes, Quand il disait la Vie en contemplant les cieux.

Les strophes qu'il chantait doucement à la Femme Nous mettaient un frisson de lumière dans l'àme, Comme lorsqu'on regarde une vierge prier.

Or, maintenant qu'il s'est endormi dans la tombe, Voici venir à lui le cygne et la colombe, Voici fleurir pour lui la rose et le laurier !

Janvier 1901.

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