TROIS POETES
II croyait à rameur, aux extases sublimes; Le rêve épanoui souriait en ses yeux ; L'or des soleils couchants illuminait ses rimes, Quand il disait la Vie en contemplant les cieux.
Les strophes qu'il chantait doucement à la Femme Nous mettaient un frisson de lumière dans l'àme, Comme lorsqu'on regarde une vierge prier.
Or, maintenant qu'il s'est endormi dans la tombe, Voici venir à lui le cygne et la colombe, Voici fleurir pour lui la rose et le laurier !
Janvier 1901.