LA RÉSERVE DU MOULIN
Au loin, dans la clarté vaguement bleue et rose, Le coteau vert descend, crevassé de tons roux ; 'Quelques arbres en pointe ornent la rive, enclose Dans le reflet des troncs lisses sur le flot doux.
En un coin d'ombre où Toeil attiré se repose, •Un antique pommier, tordant ses rameaux fous. Se penche sur l'eau calme et conte quelque chose Aux nénuphars plaqués dans l'herbe et les cailloux.
Le martin-pêcheur luit et fuit. La terre en pente Prolonge tout là-bas le sentier qui serpente ; £t pendant que la brise au vol souple et câlir
Baise amoureusement les fleurs ensoleillées. On croit ouïr causer derrière les feuillées La lavandière avec le garçon du moulin.