‹ Les roses du laurierChapitre 56 sur 114 · DANS LE MIDI · texte numérisé non relu

DANS LE MIDI

C'est le Midi vermeil, lascif et plein de réves, Dans son cadre doré par les soleils couchants, Avec son bercement de rayons sur les grèves, Derrière les rameaux tourmentés et penchants.

Deux arbres, envolés dans le baiser des sèves, S'ajoutent à la paix glorieuse des champs, Légers comme des faux, polis comme des glaives, Au-dessus des ravins d'oîi s'élèvent des chants.

Tout là-bas, dans la nue, un gonllement de houle. A droite, un filet d'eau scintille et se déroule Comme un ruban tombé des ailes d'Ariel ;

Et dans le charme exquis l'espace au loin s'azure. Et rougeoie, et flamboie, et s'efface à mesure Que le soir lent descend les étages du ciel.

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