‹ Les roses du laurierChapitre 57 sur 114 · LE CHEMIN · texte numérisé non relu

LE CHEMIN

Le chemin gris et blanc, se courbant en faucille, Entoure l'eau profonde où les taillis lointains, Se confondant avec un bon air de famille. Reflètent la pâleur des feuillages éteints.

Un arbre éclievelé, dont le tronc lisse brille, Allonge sur les flots, dans la paix des matins. Sa haute branche où pend une verte guenille D'autres petits rameaux par le vent seuls atteints.

Sur la rive, un pêcheur à la ligne, ô mœurs pures Joue avec les poissons rebelles aux fritures A qui se laissera désarmer le dernier.

Cependant qu'au détour de Tétroite clairière Apparaît, les flancs ronds et baignés de lumière, Le cheval du moulin monté par le meunier.

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