‹ Les roses du laurierChapitre 67 sur 114 · LE BOX MENSONGE · texte numérisé non relu

LE BOX MENSONGE

Pour le doux poète qui rêve Tout dans la nature est vivant :

Les pommiers se souviennent d'Eve Un baiser Hotte dans le vent.

Les dryades et les napées, Légères comme des oiseaux, Errent dans les bois, occupées De leur image dans les eaux.

Le mont s'arrondit en mamelle.

Sous le nuage dentelé ; Le rossignol est Philomèle, L'amour est un enfant ailé.

L'ortie est à dessein méchante ; Messidor sourit aux blés mûrs ; La brise sait ce qu'elle chante Aux liserons, le long des murs.

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