‹ Les roses du laurierChapitre 69 sur 114 · LA REL\E · texte numérisé non relu

LA REL\E

L'aube riait dans l'avenue, Sous le bois profond et vermeil.

Une statue y règne, nue Comme les fleurs et le soleil.

Elle a la beauté souveraine D'un chêne qui serait roseau ; Et Ton m'a conté qu'une reine Posa devant l'heureux ciseau.

J'ai rôdé longtemps autour d'elle, Avec du songe dans les yeux :

Tel un pauvre oiselet dont l'aile A pour geôlier le vent des cieux.

Or, oubliant qu'elle est statue, Alangui d'un étrange amour, Je l'ai lentement revêtue De ses beaux falbalas de cour.

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