MULTIPLICATION
multiplication; mais le cadre que nous nous sommes tracé ne nous permettant pas de développer les pratiques usitées par les horticulteurs commerçants, nous nous contenterons d'exposer des méthodes éprouvées et en même temps assez simples pour être à la portée des amateurs*et de leurs jardiniers.
La bouture consiste en un rameau ou une portion de rameau détachée d’une plante-mère et plantée dans le but de lui faire développer des racines. La première condition de la reprise est que ce rameau ne se dessèche pas avant d'avoir produit des racines, et de pouvoir par là absorber les sucs de la terre. La deuxième condition est qu'il y ait assez de chaleur et d'humidité dans le sol pour provoquer cette formation des racines. La troisième est que l'humidité ne soit pas en excès autour de la bouture, qui se trouverait ainsi exposée à pourrir.
Si l’on examine avec quelque attention un rameau de rosier, on reconnait que le bois est tendre et contient un large cylindre de moelle, tandis que l'écorce est lisse et assez ferme. Il en résulte que le bois se dessèche ou pourrit facilement, suivant les circonstances, et que l’écorce est peu disposée à former des bourrelets radiculaires ; une bouture de rosier est donc trèsexposée à périr par l’une ou l’autre de ces deux causes, en même temps qu’elle est lente à former des racines. Le bouturage des rosiers se fait à froid ou à chaud; dans ce dernier cas,.on dit que la bouture est forcée. Il n’y a guère que les rosiéristes commerçants qui en fassent usage,
Bouture d'été à froid. — Elle se fait en juin et au commencement de juillet, avec des pousses de l’année qui sont alors suffisamment aoûtées. Un point important est que le bois soit mûr, sans l'être trop, et que les yeux soient bien conformés, deux conditions qui se rencontrent principalement chez les
rameaux moyens florifères; toutelois, il ne faut pas attendre que
la première végétation du rosier soit terminée, parce qu'alors le bois serait trop dur. Une autre condition qu'il ne faut point perdre de vue est que le rameau détaché ne se flétrisse pas avant sa plantation, l’écorce, une fois fanée et ramollie par la perte de ses sucs, ne reprenanteplus sa vitalité. On choisit de préférence les brindilles florifères, les forts rameaux étant d’une reprise plus difficile; ces brindilles ont en moyenne 20 à 25 centimètres de longueur. Que ce soient des ramilles terminées par des boutons prêts à fleurir ou même par des fleurs déjà ouvertes, ou des pousses qui ne soient pas à fleurs,
le bois, dans tous les cas, ne doit pas être complétement
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Fig. 7. — Rameau pour bouture.
aoûté, et les yeux à l’aisselle des feuilles doivent être encore latents. C’est à ce moment que la reprise est le plus certaine. On coupe ces rameaux, le matin de préférence, puis on les plonge immédiatement dans un seau d’eau. On a eu soin, autant