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PRÉFACE. III

laissée? Fallait-il, dans le mouvement qui entraîne l’horticulture tout entière, et plus particulièrement la culture de la Rose, s’en tenir aux Catalogues descriptifs, souvent erronés et quelquefois mensongers, des horticulteurs? L’éditeur de cette nouvelle monographie ne l’a point pensé. Il a vu là une lacune à remplir, lacune d’ailleurs signalée depuis longtemps par les amateurs de roses, et, malgré de nombreux obstacles, il à vaillamment entrepris de la combler. Aidé par deux praticiens renommés dans l’horticulture parisienne : M. Hippolyte Jamain, qui s’est acquis, depuis de nombreuses années, une grande réputation pour la culture des Rosiers, justement confirmée par la croix de la Légion d'honneur qu’il reçut à ce sujet à l'Exposition universelle de 1867, et M. Eugène Forney, bien connu pour ses cours d’'arboriculture professés avec un égal succès à Paris et en province, auxquels il adjoignit un peintre habile, M. Grobon, qui n'en est plus à faire ses preuves, l’éditeur a réalisé l'œuvre qu'il avait conçue, et, selon nous, d’une manière si heureuse, qu’il en à fait un véritable monument élevé à la plus belle des fleurs.

Et maintenant qu’on nous permette quelques réflexions qu'on pourra trouver déplacées ici, mais qui naissent elles-mêmes du sujet. La floriculture, à moins qu’on n’én fasse comme quelques industriels une spéculation, est et ne peut être qu’un agréable passetemps, mais c’est de tous le moins frivole et, dans tous les cas, celui qui laisse le moins de regrets, à supposer qu’il en laisse. Il y a quelque chose de plus à dire en sa faveur : elle oblige à un certain exercice des membres, toujours utile pour l'entretien des forces, souvent nécessaire à ceux qu’une vie trop sédentaire prédispose aux infirmités. Et puis, si le corps est sujet aux déca-

dences par l’excès des jouissances matérielles ou par la simple

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