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Et Rosette a vécu ce que vivent les roses.

Rosette était lé nom de la fille de Du Périer, à la mémoire de laquelle cette pièce est consacrée.

l’ornement de toutes les fêtes ; les tables et les lits des festins étaient semés des pétales de cette fleur. Le jeune sybarite Smindrides se plaignant qu'un pétale de rose avait troublé son sommeil, le philosophe Aristippe s’écriait à ce propos, en respirant le parfum d’une rose: « Maudits soient les efféminés qui ont fait décrier d'aussi douces sensations! » Cette rose si recherchée des Grecs, ainsi que nous l’avons dit plus haut, était la Rose double, celle décrite par Théophraste sous le nom de « Rose à soixante pétales croissant naturellement sur le mont Pangée. » Tout fait supposer qu'elle était la même que notre Rose Cent-feuilles actuelle; celle-ci ayant été rencontrée par quelques botanistes, à l’état de fleur double, il est vrai, mais croissant sans culture, dans certaines parties de la Circassie et des contrées environnantes. :

Les livres saints font mention de la Rose; les prêtres de Jérusalem portaient des couronnes de roses pendant les sacrifices. Toutefois nous ferons remarquer que la Rose de Jéricho, si souvent citée, n’est rien moins qu une rose; c’est une plante annuelle de Ja famille des Crucifères, remarquable par les phénomènes d’hygroscopicité qu’elle manifeste quand elle à été desséchée, et par là devenue célèbre, mais qui n’a de commun avec la Rose que le nom *.

C'est dans la première période de l'empire romain que Île goût des roses pénétra de la Grèce en Italie, et la passion pour les fleurs y devint excessive. Dans les fêtes publiques et particulières la Rose était l’ornement accoutumé. Le sénat et le peuple romain en recevaient des couronnes de la main des édiles. Dans les festins, une pluie de feuilles ou pétales de roses

tombait du cintre de la salle sur les convives. Une fresque de

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