‹ Les roses, Tome IChapitre 15 sur 113 · ARTICLE IX · texte numérisé non relu

ARTICLE IX

Les Glandes.

On nomme glandes les corps vésiculeux qui se remarquent

sur une ou plusieurs parties des plantes; elles ressemblent à de

petites vessies, ét paraissent destinées à excréter une liqueur visqueuse. M. MrrseL a distingué les glandes qu’on rencontre sur les végétaux en général, en glandes cellulaires ou excrétoires, et en glandes vasculaires où sécrétoires ; mais, dans la description du rosier, on nomme glandes, non seulement les vésicules considérées comme telles, mais encore de petits tubercules qui leur ressemblent, sans qu'on puisse affirmer qu’ils soient des glandes propres aux fonctions qu'a indiquées ce savant.

Ces glandes peuvent se rencontrer sur toutes les parties du rosier, ou sur quelques unes seulement , où même sur une seule ; elles adhèrent principalement à la bordure où aux nervures des feuilles, ainsi qu'aux pédoncules et aux calices; on en trouve

parfois sur l'onglet des pétales. Elles sont pédicellées (stipitatæ , Fig. 26, À), c'est-à-dire placées à l'extrémité d’un petit poil plus ou moins roide; ou bien elles sont sessiles (sessiles ; Fig. 26, B), c’est-à-dire adhérentes à l'organe. Elles affectent aussi différentes couleurs : le blane, le vert, le rouge et le brun sont celles que l’on remarque le plus ordinairement ; Mais ces accidens sont très fugitifs, et nous devons dire que, dans beaucoup de circonstances, on ne peut les apercevoir qu’à l’aide d’une loupe.

Les botanistes qui décrivent sur le sec, savent que les glandes

et les poils disparaissent dans les herbiers.

Page 1