‹ Les roses, Tome IChapitre 18 sur 113 · TE · texte numérisé non relu

TE

la botanique de M. De Caxpozzr et dans l’ouvrage de M. Mir

BEL, Qui en a donné ‘un tableau colorié très curieux.

On dit, en termes généraux, que les pétales offrent deux ou

trois couleurs sur une même face, ce qui s'exprime par bicolor

ou #icolor; discolor se dit de deux couleurs différentes sur chacune des deux faces du pétale , tel qu’on le voit dans le Rosier Ppumila; enfin, le terme corcolor s'emploie pour exprimer que ce même pétale offre la même couleur sur les deux faces.

Dans un petit nombre de cas, les pétales sont rayés, striés,

panachés, etc., circonstances qu'on rend par ces termes : > raie; il se dit des bandes longitudinales et étroites. Ces

raies ont été nommées des stries par quelques auteurs.

Linea

Fascia, bandelette ; on emploie ce terme pour désigner une ligne large et colorée.

Macula , tache.

Punctum , point.

Marginatus, coloré sur le bord.

Variegatus , panaché.

Enfin le terme mutabilis s'emploie pour exprimer que telles corolles sont sujettes à changer de nuances.

Les couleurs se définissent aussi par des comparaisons : c’est ainsi que l’on à dit : rosier éndica cerast coloris > pour exprimer que la couleur des pétales est à peu près semblable à celle du fruit du cerisier, etc.

Le docteur Clarck, de Cambridge, a découvert que le fer

constitue le coloris des roses; il a constaté sa présence dans

les pétales des roses rouges, et c’est à ce métal qu'il attribue les vertus médicinales assignées aux préparations faites avec ces fleurs.

C. Odeurs. Presque toutes les roses flattent l’odorat par une odeur plus ou moins subtile > Plus où moins suave. Jusqu'à pré-

sent, on n’a reconnu l'odeur fétide que dans le Rosier eglanteria de Linné et dans ses variétés. Il n’est P

as commun de trouver des roses absolument inodores.

Si les naturalistes sont parvenus à décrire, quoique imparfai-

tement, les couleurs et les nuances, il n’en est pas de même des odeurs, qui procurent des sensations que lon ne saurait définir ; ce n’est qu'à l’aide de comparaisons que l’on a pu indiquer la nature des parfums variés qu’exhalent les fleurs du rosier. C’est ainsi qu'on a dit que telle rose avait une odeur semblable à celle du thé, telle autre à celle de la cannelle, d’autres encore à l’odeur du musc, de la fraise, de la pomme, etc.

Le terme odoratus, odorant, qui s'entend en botanique de toutes les odeurs en général, s'applique par exception, aux odeurs agréables des fleurs du rosier, c’est-à-dire à celles dont le parfum se rapproche plus ou moins de nos roses odorantes.

Les termes suave-olens sont réservés aux roses à cent feuilles, des quatre saisons, et à un petit nombre d’autres également très odorantes, parmi lesquelles on peut placer aujourd’hui les rosiers bancksia et noisettiana.

Par opposition , ézodorus , inodore, s'emploie pour indiquer les roses absolument sans odeur.

Il est des fleurs dans lesquelles l’arome se concentre presque sans évaporation, comme dans celles du groupe des gallicæ , etc.; il en est d’autres qui exhalent ce principe très abondamment et au loin.

Le terme fragrans sert à exprimer cette dernière circonstance, par exemple le Rosier érdica fragrans.

D. Dimension. Les botanistes ont quelquefois égard aux dimensions de largeur des corolles pour distinguer les espèces et les variétés. On dit, en termes généraux, qu’une espèce a les fleurs grandes , moyennes ou petites, indications souvent utiles à celui qui cherche à reconnaître une rose; le terme æqualis sert à exprimer que telle corolle est égale en largeur à une autre à laquelle on la compare; les termes duplo ou triplo major, duplo ou triplo minor, servent à exprimer que telle corolle est deux ou

trois fois plus grande ou plus petite que telle autre. On fait aussi

usage de mesures linéaires ou de comparaisons, mais on doit entendre que rien n’est absolu dans ce cas.

ARTICLE ,XIT Les Étamines.

Les étamines, stamina, sont les organes mâles des plantes ; on en trouve un très grand nombre dans le rosier ; elles sont situées autour des pistiles ou organes femelles. Chaque étamine est composée d'un filet plus ou moins long, terminé par deux lobes qu’on nomme anthères, lesquelles contiennent la semence propre à la reproduction. Les étamines sont susceptibles, comme nous l'avons dit, de se convertir en pétales par la culture ou par d’autres causes. Elles sont toujours libres dans la fleur du rosier. Celles du centre sont en général plus courtes que celles de la circonférence.

On considère les étamines eu égard à leur direction, ou bien eu égard à leur longueur, par rapport aux organes qui les environnent. Elles sont ordinairement écartées entre elles , et forment un disque doré autour des styles ( Fig. 28, 4 ). Dans la série des rosiers des Indes, elles présentent une structure anomale : elles

sont longues, filiformes , et se contournent pour se rapprocher des styles (stamina contorta, Fig. 28, B).

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