LETTRE XLV
d' ARMAND A VALENTIN.
Venise, novembre.
Mon cher Yalentin, je quitte Venise, et je cours te rejoindre chez ion père. Tu en es au baiser du bosquet C'est ici qu'il fait bon mettre un signet* au livre. Quoi que tu dises et que tu fasses, tu as bu ; donc tu boiras. W^^ Ëdmée a vaincu sans s'en douter; ce sont là les plus belles, les plus sûres victoires. M°^* Duchemin est peut-être tout simplement une bonne petite fée qui t*a pris par ton faible pour te faire aimer l'héroïne de ton roman. Elle t'a conduit par une avenue mystérieuse à la belle princesse endormie. Tu Tas réveillée. Le sort en est jeté. Celle-ci t'appartient. Tu manquerais à la loi de tous les dénoûments connus, si tu t'éprenais d'une belle passion pour la baguette de la fée, au lieu d'ac-
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ccpter son présent. Cette M""* Duchemin est un grand cœur.jJe voudrais causer avec elle. Elle doit avoir d'autres souvenirs que ceux qu'elle t'a confiés. Quand j'irai à ta noce, je me propose de lui crocheter un peu le cœur.
AUcnds-moi.