DE SUZANNE A VALENTIN
Provins, décembre.
On parle de voire retour, on vous atlend, mon ami. Ne revenez pas encore. Je fais ce que je peux pour n'être pas de la noce> mais la mort n'en finit pas avec moi; je languis, je. traîne. Attendez huit jours, quinze jours; et quand on vi^us enverra une petite lettre bordée de noir, accourez vite ; ce sera le signal des violons. La vieille radoteuse ne sera plus là; vous n'aurez plus à craindre mes sermons sur la montagne, meç dithyrambes ridicules ; je serai dans les bras du seul amant qui soit fidèle, et je vous promets d'être bien sage dans mon petit tomt}eau^ et de n'en point sortir pour aller vous disputer à votre jeune et belle épouse...
Ab ! VaientiD, pardonnez-moi I je suis cruelle, je suis folle,, mais je vous le demande, au nom de ma vie entière, dont vous seul avez deviné le cilice enflammé, que je ne vous revoie pas; c*est bien assez d*entendre parler de TOUS et d'eu rêver!
Oh! mou enfant! quelle existence, si je vous avais rencontré il y a plus de vingt ans ! vous m'auriez aimée, n'est-ce pas? vous me l'avez dit ; répétez-le-moi encore, toujours; donnez-moi le mensonge du pas^; je vous laisse le présent ; je vous abandonne l'avenir. J'ai été belle. Le croyez- vous? aussi belle que M"^ de Sainte- Aure, mais d'une autre façon .Vous m'auriez reoiarquée, je n'en doute pas. Noos n'aurions pas en besoin de nous écrire; mais du regard nous nous serions devinés et compris ; et alors, la main dans la main, bénis du ciel, enviés et peut-être aussi méconnus du monde, nous serions allés cacher notre bonheur dans ce vieux
château que vous habitez seul et que je ne verrai jamais.
Ah ? pourquoi Dieu ne veut-il pas que deux âmes pareilles se rencontrent ainsi ! 11 est jaloux du paradis que ce couple se ferait pour lui seul, et il aime mieux mes tortures et vos mécomptes.
J*aî été bien coupable ; vous en aî-je assez demandé pardon? je ne le crois pas* Quand Edmée m'a apporté Tofre premier lettre, j'aurais dû m'alarmer de votre audace, avertir les parents, gronder la jeune fllle; en tout cas, ne point dicter de réponse. Ou bien, s'il le fallait absolument, j'aurais dû vous détromper, en laissant
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Rdmée se révéler naïvement sous ma dictée. Mais j*ai été horriblement tentée.
Je n\')i pas voalu mourir avant de soulager mon cœur. Je me suis élancée, les jeux fermés, l'âme ouverte, dans cette correspondance qui^élait un vol et un sacrilège; j'ai déshonoré ma vie par cette imprudence, et je vous ai ménagée la plus cruelle des désillusions. Mon lâche cœur n'a pas su aller jusqu'au bout de son martyre. C'est qu'aussi je n'ai point d'ami, point de conûdent au monde. Mon frère, un brave curé de campagne qui applique les formules religieuses sans les comprendre, s'est imaginé que Ton guérissait de mon mal, et a pris à tâche de me gronder !
Vous me sembliez, vous, l'ami, le frèrè^ le conseil ; et puis j'ai joué trop longtemps à la mère de famille; je me suis trop complu dans mon rôle. Ah 1 pourquoi êtes-vous venu? Je vous aurais toujours espéré, et il m'eût paru moins pénible de mourir avec mon rêve qu'avec mes regrets!
L'entretien que j'ai surfuris dans le jardin m'a fait mesurer toute la profondeur de Tabîme vers lequel je vous avais entraîné. En vous voyant serrer dans yù^ bras la créatilre jeune et candide que j'avais indignement abusée; en contemplant ces deux fronts si purs,^ ces deux mains si tendrement unies^ j'^ rougi, et je me sois demandé si j'étais par hasard tombée assez bas> pour envier à Bdmée œ baiser qui vous fiançait. Un baiser de voesà mot! quel horrible et grotesque ebâti-
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mcDl ! Pouvais-jc espérer jamais que tous oublieriez mon âge, qui me ferait votre mère? Il est bien facile à une pauvre mal^e comme moi» que le chagrin subtilise et qui n*est plus qu'une ombre, de méconnaître les admirables harmonies des sens, pour ne songer qu'à rame. Mais vous/n'étiez-vous pas logique en aimant celle enfant de votre âge, et fallail-il me farder, me déguiser, recourir ^ la plus ignoble coquetterie pour vous . disputer au charme de la jeunesse et de la beauté? J'ose croire, mon ami, qu'avec ses douleurs et ma mort, l'instant de vertige qui nous a faits époux de cœur restera à jamais sacré et respectable entre nous. Mais un pas de plus et je tombais au rang de ces abominables et effrontées vieilles qui veulent se survivre, et vont oflfrir leur«4écrépilude aux débutants. Vous avez un ami railleur et matérialiste. Celui-là môme, j'en suis certaine, ne rira pas trop de nous; mais qu'eût- il dit si je m'étais faite la rivale sérieuse d'Edmée î
Non ; nos deux honneurs sont encore saufs. Vous aurez souffert, mon ami, vous souffrirez encore un peu; mais vous épouserez Edmée. Quant à moi, je n'ai plus rien , à faire sur la terre, moi qui ne m'étais pas aperçue assez tôt de la guenille que mon âme traînait après elle, je vais mourir, et je vais vous attendre dans la patrie immatérielle. Tout est bien qui finit bien ; et ce déuoûmentlà en vaut ui^autre, n'est-ce pas? Je ne vous demande pour toute grâce que d'attendre encore un peu, et de ne pas revenir. Votre vue me ferait mal. Je pense à vous maintenant comme j*y avais pensé avant de vous
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connaître; vous devenez un souvenir comme vous avez été un rêve; mais fuyons l'un et l'autre une réalité qui montrerait à vous mes rides, à moi l'impudence de vos vingt ans!
Adieu^ mon ami^ je ne veux pas même vous en>brasser au front par la pensée. Je vous serre la main comme une vieille femme malade que je suis, et j'attends la mort pour vous aimer librement et éternellement.
LKTTRE XLVIII
DK VALENTIN A SUZANNE.
Cbàteaa de Rianval, décembre.
NoD^ madame, vous n'êtes point coupable. Non, vous n'êtes point ridicule; vous êtes une sainte, et je me prosterne à vos pieds, en vous demandant pardon d'avoir, par mes imprudentes confidences^ éveillé ces regrets sublimes; Mais je suis bien puni, croyez-le, de ma folle démarche.
Je souffrais d'un mal inconnu, et je pouvais, au besoin, me consoler par l'illusion d'une espérance. J'avais une foi vive qui ne laissait rien dans le passé, et qui plongeait dans l'avenir. Depuis que je vous connais, madame, je sais le nom de mon mal, et j'ai la certitude de n'en point guérir. J'accepte la vie réelle, je remplirai fidèlement les devoirs que le monde m'impose ; je ferai
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à MU* d€ Sainle-Àtuw le saerifice eotier de mon âme; mais je sens que mon cœur se creuse pour des amas de dooieurs, pour des flots de larmes; je n'aimeiai plus, je ne peux pas aimer*
Vous avex raison; pouiqooi Dieu n'a-trii pas permis que nous fussions du même âge dans la vie tenestre, comme nous sommes oonlemporains dans la vie éi^pnellel le vous aurais aiméet Suzanne, et vous auriez trouvé en moi, j*ose le jurer, cette tendresse délicate dont vous aviez besoin* Mais ce bonheur eût été une usurpation des joies célestes; il £ftut nous résigner, mon amie, et nous garder, dans un renoncement réciproque, cette estime, supérieure à tous les liens fragiles des af» fections, qui nous isole et nous réunit au-dessus de ee monde* le ne retourne pas encore 4 Provins, je respecte vos deuils; mais ne vous laissez pas aller à ce découragement qui me donne de si poignantes inquiétudes, le ne vous dis pas de guérir, de recommence^ Texistenoe de dissimulation qui nous a trompés Tun et Tautre. Mais fuyez ce pays, comme je le fuirai moi-même, et quelque jour peut-être il nous sera donné de nous re~ voir, et de parler avec mélancolie, mais sans amertume, de nos cruelles et clières entrevues, lusque-là, rappelezvous que j*ai besoin de vos conseils, de votre influence, de votre pitié maternelle* Nouons à distance, et par lettres, ce lien que nous avons osé nouer par Tétreinte de nés mains. Vous n'avez pas le droit de désespérer et de maudire la vie, puisque je vous réclame, puisque je veux, plus que jamais, vos exhortations, vos confidences*
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Edmée ne sera pas jalouse, la pauvre enfant^ du culte pieux que je tous ai consacré. Acceptant de moi une Tîe fadie, un intérieur paisible^ que mon immolation constante préservera du moindre trouble,- elle me pardonnera de puiser du courage dans votre amitié; et si quelque jour je parviens à la rendre digne de nous entendre, elle nous bénira de notre sacrifice et de feffort que nous aurons fait pour lui donner le temps de s*initier à nos secrets.
Je n*ai jamais été malheureux, madame, mais je ne suis pa^^ de ceux qui s'attendent au bonheur et qui l'aiment. Orphelin, n*ayant jamais connu le baiser d'une mère, élevé sérieusement par un père sans illusion, j'ai grand) avec une sorte d'espérance secrète de souffrir un jour beaucoup et glorieusement. Ces joies amères, nous pouvons nous y abreuver ensemble et avec orgueil; ne les écartons pas I II est glorieux de s'isoler du troupeau qui se lamente pour un caillou, et qui va brouter gloutonnement les plaisirs vulgaires de ce monde. Préférons nos tortures à ces satisfactions grossières, et ne nous lassons pas d*espérer, à chaque sollicitation du désespoir.
Pour moi, madame, je suis venu ici brisé, confondu, ne sachant retrouver mon cœur sous l'écroulement subit de- l'Albambra que vos lettres avaient si merveilleusement édifié; pour moi qui ai bien réfléchi à mon devoir, voici désormais le but que je me propose. Je ne tenterai pas de poursuivre encore la chimère qui m'a égaré. L'amour, comme nous le rôvionsi est une témé-
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rite impossible. Quand on a l'âme trop vaste poar qu*une passion égoïste lui suffise, il faut haïr les hommes et aimer l'humanité. Ce sera le mon ambition désormais. Je serai, de cette façon^ ûdèle à la devise de ma famille et à vos conseils. Vous me l'avez dit un soir, vous vous le rappelez, quand pous dominions la ville enfouie dans la nuit; quand nous^tions élevés au-dessus de ces tanières des ambitions et des vanités de nos contemporains. Vous m'avez fait rougir de mon isolement et de mon ignorance. Fils des croisés, je me dois à la grando croisade qui commence, à cette lutte pacifique de ceux qui veulent vivre, contre les fantômes du passé. Je ne vois aucun parti dans lequel je puisse consentir à m'enrégimenter; dans tous je sens des illusions, dans aucun je ne trouve une foi assez pure, assez désintéressée. Les légitimistes, comme ce bon Itf. de Sainte-Aure, rêvent un retour impossible vers des formes disparues. Ils ne comprennent pas que s'il revenait, cet enfant de l'exil, qu'ils ont si imprudemment appelé l'enfant du miracle pour lui interdire tout effort humain, toute initiative personnelle, il serait contraint de céder lui-même au courant qui nous porte vers des destinées nouvelles, et qu'il ne pourrait se faire adopter qu'à la condition d'un saut périlleux. Ceux qui prétendent au statu quo, ces hommes qui, pendant dix-huit ans, ont cherché en dehors des espérances immatérielles, en dehors des appétits de liberté et d'intelligence, dans l'épanouissement du seul travail de l'argent et de la prospérité industrielle, les conditionB de repos et de stabilité, ces gens*
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là me (>arais8eiitcalomaiar i*héroï3ine et la fierté de mon pays* Quant à celle nuée confuse de réformatears agités de rinquiétude providenUellei je les vois livrés à.toate$ les déceptions des théories, à toute Tanarchie des esprits en révolte. Ils veulent le bien et font le mal, ou le ials* sent foire.
La vérité, éparpillée par lambeaux dans les cœurs gé» néreux et droits de tous les partis, n'est rapanag^es»clnsif d'aucun d'eux. Où est le penple de Dieu qui va peupler la terre promise? Où est le llotse qui va divini* ser les flots et foire traverser à pied sec la m^ Bouge de nos révolutions? Je cberche, et ne vois que Tincer* titude, la confusion, le crépuscule ! £h Inen ! je dois ma vie à la recherche de cette terre d'âection. Intrill* gence inactive, je dois mon service, ma foetion dans cette armée qui étudie et qui léve Tescalade de la cité de Dieu.
Je n'aurai ni drapeau ni cocarde; je veux rester libre, jusqu'au bout, d^estimer et de haïr dans tous les camps; mais je me plongerai dans l'étude; mais je serai sicom» pâtissant pour les misères , je détesterai d'une si impla^ cable haine la violence, la compression, soit qu'on l'appelle tyrannie, soit quelle s'intitule affranchissement; je porterai si haut mon cœur dans cette cohue du siècle, (pie Dieu viendra en aide à ma bo^ne volonté, et qu'il ne permettra pas que cet amour*là soit aussi stérile que l'autre !
Je m'enrôle dans l'armée dispersée de la justice» et je vais combattre l'iniquité! J'ècarièl43 mon cceur sur le
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blason de ma famille, et |e défie les ignorants, les blasés, les arengles d'en haut, les impatients d'en bas, la canaille de tous les étages, de toate$ les la* titudes !
Je ne sais pas oà est mon roi, mon chef; mais je sais Iwen où est ma conscience. C'est die qui me fera flécSiir le genoo devant mon maître, quand f aurai trouvé celai qui voudra régner par la vertu sur des hommes libres; et si celui-là a été étouffé dans son berceau, s'il esl introuvable, jfe vivrai avec Tinsatiable désir de préparer sa résurrection. (Test une folie qui me guérira d'une autre, n'est-ce pas, madame? A quoi bon, jeune, riche, gentilhomme, comme je suis, m'attrister de ces misères, m'inquîétcrr de ce qui grouille sous mes pieds ? îTy a t-il pas au monde d'autre fantaisie à satisfaire, de chevaux à faire courir, d'argent à jeter par les fenêtres? le vais me marier avec une belle et gracieuse jeune fflle. Ne puis-je pas avoir une maison agréable? recevoir à Paris, à la campagne, chasser, jouer, encourager un peu les arts, m'honorer de l'amitié de quelques artistes? Cela n'est-il pas suffisant, et faut-il que j'aille encore me mettre l'esprit à la torture pour savoir ce qui peut advenir de ce monde-ci, tout en rêvant à Tantre?
Oh! je serais indigne de vous avoir connue un jour, une heure, si je ne consacrais, selon votre vœu, à la grande et suprême élude du bonheur de tous, l'âmeque Dieu a remplie de tendresse, et qui déborde dans ma solitude. Oui, vous aviez raison, les bons doivent se rc-
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connaître à leur inquiétude, à leurs préoccupations, à leurs efforts. Ce n'est pas vainement que la terre est secouée tant de fois en un siècle; et il faudrait nier la Providence, si elle permettait un trouble si long, pour le seul avantage de la chute des vieux et de Tascension des jeunes. L'humanité serait une pitoyable ironie, si elle n'avait pour mission que de se déchirer, de se dévorer, sans résultat; si seule, dans la nature, elle ne devait pas obéir à une loi féconde en traversant la douleur. On ne guérira pas le monde moderne par un spécifique. Nul marchand d'onguent n'a le secret de son bonheur et de son repos. Le remède n'est nulle part ; mais il est partout. Que chacun se dépouille pour éparpiHer la charpie sur les plaies du vieux Lazare! Ni socialistes ni monarchistes d'aucune couleur ne diront la parole divine qui cicatrise ; mais tous aident, par leurs vertus et par leurs vices même, par leurs bienfaits et par leurs crimes, à la venue de l'heure de rédemption. Toutes les convictions, môme les plus inutiles, même les plus dangereuses, sont respectables, hormis une seule : celle qui prétend que tout est pour le mieux, et qui attribue à quelques menées obscures, à quelques manœuvres d'utopistes, à quelques ébriétés de journalistes, les crises effroyable qui agitent Thumanité. Niez tous les partis, tous les drapeaux, tous les courages, tous les dévouements, tous les héroïsmes, mais ne niez pas le vœu sacré de la souffrance; et parce que nous n'avons pas de médecins, ne dites pas qu'il n'y a point de mal à guérir. Pour moi, madame, je l'ai compris plus que jamais,
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dans ce vieux château, dans celle solitude qui me fait honte et qui me fait peser mes vingt ans aux épaules, comme une armure inutile ; quand on a mon orgueil et mon ambition, il n'y a que deux alternatives, le suicide ou là vie à outrance! l'abdication d*un monde méprisable^ ou un acharnement invincible à changer les conditions de la vie de tous ? Me tuer ? Je n'y ai pas songé sérieusement, môme au plus fort de mps désespoirs. A quoi bon mourir, quand on sait qu*il sera toujours temps de rejoindre Téternité, et quand on a la passion de souffrir et d'aimer? Non, je veux vivre ; je suis altéré de travail, d'activité intellectuelle ; je yeux prendre une tâche et ne point augmenter cette foule imbécile de gentilshommes français, qui ne ^vent plus tenir l'épée et qui rougissent de tenir une plume.
Mais dans cette voie, j*ai besoin de vous, mon amie ; vous êtes ma marraine, que toujours adorerai! Gardezmoi vos conseils, vos encouragements, votre sollicitude. Nous nous aimions sans nous connaître, à travers l'âme d'une enfant; aimons-nous à travers Thumanité!
Je fais deux parts dans ma vie; Ëdmée aura mes sourires; je vous apporterai mes larmes, mes craintes^ mes douleurs, mes préoccupations inOnies!
Nous penserons, nous rêverons ensemble ; et j'ose espérer, madanie, que nos deux âmes, en s'unissant ainsi, finiront par atteindre à cette sérénité qui est la récompense du sacrlGce et la promesse du ciel.
Non, je né retournerai pas encore à Provins ; mais n'ayez plus de ces terreurs, de ces craintes. Votre frère.
le paone abbé^a nmm penl-êlrB; et » Yem ne gaéril pa» de roire Messafe» on peut da okmds j treoTer an surcnA de rie. Célaii il j a ffiigt aoa qu^îl failail se ktfiier moorir* MamleDam qoe ja rais le, que je von» ai coBiprise» je roua défends &éiùqaa œs apprébea*siens fmièkwea. Vivez,. Somiuie, oa plvtôl^ pauvie iDorle, que les seltieitalioiis de la vie UnBnneiitaicttt dans soD toinbeaa^fe9Biiflciie£à ma TOix, et graiviSBoii» enseanble le senlier des existence» spirïtaaliséea el defeiiiies iminorteUes.
lépondev-iiioi bien Tile,. on simin je pars.