Que le 6 Juin 1873, M. Ro
saire Thibaudeau, vint réclamer, comme ayant été demandées en son nom; pour el au nom du comparant, suivant l'expression de son protêt, cette même coupe de bois, nffrant de payer sur place, $6,900 et sommer le commissaire d’octroyer ces lerres.
4o. Que le 13 juin 1873, Régis Thibeaudeau, de St. Paulin, dans le comté de Maskinongé vint aussi demander ces terres.
50. Que M. Régis Thibeaudeau existe bien et dûment, que c'es un home moins riche que M. Ro saire, mais un homme en chair et os comme lui, moins rageur à coup sûr. Que M. Roache, un des premiers négociants de Québec et homme fort honorable, et G. Taylor ont juré solennellement que R.
Thibeaudeau, de St Paulin, a fait écrire à M. Taylor la demande d’une coupe de bois dont il est ici question.
S'appuyant sur tous ces faits, ne sommes-nous pas fondé à dire avec M. Chapleau, que M. Thibaudeau avait réclamé des terres qu’il n'avait pas demandées ? Ne sommes 1 ous pas en droit de voir là tout autre chose qu’un amour immodéré de l'intérêt publie, surtout lorsque des amis de M. Thibaudeau se vantaient à Montréal qu’ii ferait une heureuse spéculation, dont il consacrerait une partie des bénéfices aux dépenses d'élections.
Vovons maintenant comment M.
M PS Em et
DS EUIETN de ra éd
Thibeaudeau a essayé de se iirer d'affaire dans une lettre adressée en 1874 du National.
Voyant, dit-il, l'injustice des attaques dont j'étais l’objet de la part de gens que j'ai empêché de réaliser une énorme spiculation, mes amis ont publié, pendant mon absence, une attestation des motifs qui m'ont fait agir. Je les en remercie.
Je n'ai jarais eu d'autre but que de parvenir. au fond de ce que je voyais clairement être une fraude que l’on a tenté de faire sous mon nom. On a sans doute nni par déterrer un autre R Thibeauäeau, mais je vais montrer que quand j'ai fait les premières démarches pour découvrir l'intrigue qui se tramait, personne dans le bureau aes terres n'avait entendu parler du R. Thibeaudeau que les spéculateurs seuls avaient fait surgir comme un champignon en un pré et que le gouvernement ne savait absolument pas où trouver.
Il nous sera facile d'établir : 10.
l'intention véritable de M. Th:beaudeau ; 20. l'existence de sor quasi homonyme qu’il semble mettre en doute.
Sur le premier point, nous allons appeler M.Thibeaudeau luimême à notre secours, Laissonsle donc parler. Voici comment il se réfute dans son protêt en date du 1? Juin 1873 et nous rensuigne sur son intention.
Est comparu Rosaire Thibaudeau, Ecr, ci-devant de la cité de Québec et actuellement résidant en la cité de Montréal, lequel, nous a ditet déclaré que le, ou vers le huitième jour de juin de l’année mil huit cent soixante-et-douze, une demande aurait été faite au Bureau des scrres de la Courronne, à Québec, par une personne du nom de G. Taylor, pour el au nom du comparant, pour l'octroi d'une licence, pour couper du bois (timber limits) sur une étendue de terre appartenant à la Couronne dans le district d'Ottawa, dans la province de Quéhec.
Que cette demande aurait été octroyée le ou vers le douze juillet mil hüit cent coixante-et-douze par le gouvernement de la province de Québec, agissant par le commissaire des Terres de ia Couronne, pour la quantité de cinq cent soixante-eiquinze milles en surperficie, à raison de dix dollars par mille, égale à cinq mille
tréal, le, ou innée Le de- 1 des
, par pour octroi (timre apstrict ébec, vée le
cent ment par le conne, Le-eion de mille
sept cent cinquante dollais pour le tout, et de plus une rente foncière de onze cent cinquante dollars par année. Que le comparant & acceplé comme il acceple par les présentes, le dit octroi de coupe de bois (timber limits) aux termes et conditions auxquels ils lui ont été octroyées. Qu'il a, à diférentes reprises donné avis au Commissaiie des Terres de la Couronne et au gouvernement, de SON INTENTION de se préualoir dudit octroi, et requis le dit Commisssaire des Terres et le gouvernement de lui octroyer à cet effet les licences ordinaires aux conditions usitées, le dit comparant offrant en même temps de payer les dites deux sommes de cinq mille sept cei.‘ cinquante dollars, et de onze cent cinquant: dollars, faisant en tout celle de six mille neuf cents dollars,
Que le dit Commissaire des Terrse de la Couronne et le gouvernement de la province ‘le Québec, aurait jusqu'à présent négligé de lui octroyer les dites licences, aux termes et conditions convenus, au GRAND DETRIMENT ET DOM- MGE DU DIT COMPARANT qui nous a requis d'offrir au gouvernement de la province de Québec et au Commissaire des Terres de la dite Province, kourse déliée et deniers à découvert, la dite som me de six mille neuf cent dollars, pour le prix de la dite coupe de bois (timber limits) et de la rente foncière pour l’année mii huit cent soixante et douze et: mil huit cent soixante et treize, et de requérir le gouvernement et le dit Coinmissaire des Terres de lui octrover les hcences
‘d'usage et anx conditions ordinaires pour
la dite coupe de bois (timher limits).
En conséquence, à la réquisition du dit comparant, nous le dit notaire soussigné, rous aou3 sommes exprès transporte au Bureau du Commissaire des Terres de la Couronne en la cité de Québec, où étant et parlant à Nous aurions notifié le gouvernement de la province et le dit Commissaire des Terres des faits ci-dessus énoncés, et parlant comme su:dit, nous aurions requis le dit gouvernement et ie dit Commissaire des Terres d’octroyer au dit Rosaire ‘l'hibeaudeau, le comparant, des licences de coupe de bois,
S. GLACKMAYER N. P,
Ainsi, M. Thibaudeau, qui prétend n'avoir voulu aujourd'hui que dénicher uue fraude, décaruit, il y a un an, acvepter les terres de-
qu'on ait refnsé de lui accorde!
ce qu’il avait réclamé à ‘ diférentes reprises ”, et bien qu’il eut manifesté son intention (peu pure alors) de “ se prévaloir ” de la demande faite au nom d’un autre.
Ce qu'il y a de plus triste en tout ceci et Ce qui témoigne bien de la pureté des intentions du ait comparant, c’est le grand détriment et dommage qu'il souffrait, et pour lequel il aurait dû se faire indemniser par le gouvernement !
En prenant l'argumentation de M. Thibaudeau telle qu'il veut la donner, un homme qui se respecte est-il jusiifiable de venir dire : ‘“ C’est vrai, j'ai déclaré dans un document solennel qui vaut en cour une déposition assermentée, que les retards du gouvernement étaient pour moi la cause de grands détriments et dommages ; mais je mentais. Cela ne me faisait aucun dommage, parce que je n'avais jamais demandé la limite ? ”
M. Thibeaudeau a-t-il assez confondu M. Thibaudeau ? Que vous en semble-t-il, spectateur désintéressé ? Est-ce qu'il vous produit, dans ce protêt, l’effet d’un dén:icheur de fraudes et d’un homme blindé d’intentjons pures ?
Il faut s'entendre sur ce terrible personnage qui s’est permis d’avoir un 10m qui resseml.le à celui de M. Thibeaudeau. Après avoir nié son existence, le dénicheur de fraude insinue qu'on la déterré après coup. Cependant, les documents font foi jusqu'ici à l’évidence, qu’il existaii bier à l'époque en question.
Affidavit de M. Régis T'ibaudeau.
Province: de Se
District de Québec.
R'gis Thibaudeau, de la par:isse de Saint-Paulin, dans le comté de Maskinongé, faisant le commerce»: ie bois, étant dûment assermenté, j re et dit que le huitième jorr de juin 1&7?, demande de limi-
mandées par lui, et parait fâché |1:s sur la Gatineau a t: faite de :a part,
EE A em
ar
PSS: TEE
et que celte demande a été écrite et signée pour lui par Gilbert Taylor, commis de la paroisse de Saint-Colomb.
Le déposant dit en outre qu'il est la personne représentée dans la dite demande et qu’une copie d'icelle est annexée aux présentes, et.a signé.
Sa R. x THIBAUDEAU.
Marque.
Témoin : Perer J. Bray,
Comme témoin de la signature, de R. Thibaudeau.
ÀAssermenté en la cité de Quéhec, ce troisième jour de septembre 1873, Devant moi,
(Signé), {Vraie copie) E. KE. TAGuE, Assistant-Commissaire.
Affidavil de G. Taylor.
Province ce Québec, \ District de Québec.
Gilbert Taylor, commis de la paroisse
de Saint-Colomb, étant dûment assermenté, jure et dit que le huitième jour de
(Signé),
d. PORTER, dJ, P.
juin 1872, lui, le dit déposant, écrivit une
demande, au nom «de R. Thibaudeau, pour des limites à bois sur la Gatineau, de laquelle demande copie-est annexée aux pr sentes.
Le déjosant d clare en outre que la dite demande a été faite en faveur de Régis Thibaudeau, de Saint-Paulin, daus le comté de Maskinongé, et i! a signé.
j Signé, G. TAYLOR.
Acsermenté devant moi, en la cité de Québec, ce troisième jour de septembre
Signé,
{Vraie copie).
E, E. Tacné, Assistant-commissaire,
Affidavit de John Roche.
Province de Québ2c,
District de Québec. f
John Roch®, commerçant de la cité de Québec, étant dûment assermenté, jure et dit qu'une demande de limites sur la Gatmeau en feveur de R. Thibaudeau a été écrite le huitième jour de juin 1873, par G&. Tayior, commis de la paroisse de Saint
J, Porter, d. P,
que la dite demande a été faite de la part de Régis Thibaudeau, de Saint-Paulin, dans le comté de Maskinongé et qu'une copie de cette demande est annexée aux présentes, et a signé.
S gné, Joux Rocue, Assermenté devant moi, ce troisième jour de septembre 1873. À Signé, J, PonTer, J. P.
{Vraie capie) E. E. TaGuÉ, Assistant-commissaire,
M. lé dénicheur de fraudes, qui a refusé jadis de ne voir dans le monde un autre R. Thibeaudeau que lui, daigne aujourd’hui reconnaître l'existence de son quasihomonyme.
Est-ce qu'on vend ainsi, dit-il dans sa correspondance, des limites valant un demi-million à des hommes complètement inconnus ? Qui va croire que personne ne se cachait derrière cet homme de paille, revenu assez récemment des Etats-Unis, qu'on qualiñe ce grand foreman, quoiqu'il ne sache absolument ni lire ni écrire : u’ayant aucune fortune, et qui n’a pas plus songé à obtenir cette {imsle pour.luimême que je ne songe à me faire proclamer Empereur de Chine ? De plus, ce Régis Thibeaudeau nous est revenu protestant des E’ats-Unis. Cela ne me regarde en rien, mais est-ce là ce qui l’a tant recommandé aux sympathiesdes piliers d'Eglise, comme les Beaubien, les Foriin et les Chapleau? Si c'état moi qui leût employé à quelque chose, qu'aurait dit to. s ces immaculés défenseurs de la r hgion ? Que n'aurait pas dit la pieuse Minerv’, surtout, si peu confite en hypocrisie ?
M. Régis Thibeaudeau doit être infiniment reconnaissant au pétulant casseur d’assettes, si franc d'allures, si pur d'intention. Il peut maintenant lever la tête et s'appeler du nom qui lui appartient sans gêner le saint homme de chat, que l'hypocrisie des conservateurs effarouche. Ah ça, ditesdonc, vous, homme à visage dé:
couvert, êtes-vous capable de découvrir dans tonte cette hypocrite engeance quelque chose d’aussi dis-
Colomb. Le déposant déclare en outre ; simu!lé. d'aussi peu franc, d'aussi
peu honnète que votre façon hypo-|qu'il possédait alors au meilieur crile d'agir vis-à-vis du gouverne- | de sa connaissance. menl de Québec ? IT vous sied bien | M. Thibaudeau parait avoir un de parler hypocrisie, lorsque, pour | souverain mépris pour M. Régis vois défendre de l'accusation qui|Thibaudeau parce que c’est nn pese sur vous, vous venez plaider, | homme pauvre. Nous aimerions dans une correspondance de qua-|à savoir sur quel principe il se tre colonnes, que vous n’êtes cou-| base. Depuis quand est-il défenpable que d'hypocrisie. Nous vous | du à un homme pauvre d’être mis tenons, maître dénicheur de frau- | par ie gouvernement sur le même des, et nous vous défions de sortir | pied que les hommes riches ? Du de Ja position où vous vous êtes | moment que M. Régis Thibaudeau placé pour le restant de vos jours. | se conformait aux conditions exi- Si vous éliez plus calme, nous|gées pour les autres acquéreurs de vous demanderions un mot d’ex-|limites, quelle objection le gouverplication sur un point insignifiant| nement pouvait-il .lui faire ? M. en apparence, mais important en |Fortin ou M. Taché pouvait parréalité. faitement ignorer ce qu'il était et Comment signez vous votre let-| d’où il était, puisque c'était M. tre au National ? J.R. TRiBEAUDEAU, | Beaubien qui avait accordé la liquelle est votre sigaature habi-|mite. Rien ne prouve qu'il n'avait tuelle ? J. R. TiBEaupEau. Dites |pas été bien recommandé à M. rous maintenant pourquoi, avec|Beaubien et n’empêchait du res cètte signature, vous allez récla-|te, que M. Régis Thibeaudeau tou. mer ce qui à été demandé par R.|pauvre qu'il fut, put profiter de THIBEAUDEAU, et pourquoi votre | l'avantage d’une limite pour s’adprotèt ne porte que l'initiale R? |joindre des associés. C’est une Voilà une petite chose qui n’est | pratique que la loi ne condamne pas hypocrite, voilà un trait de | aullement. franchise. Et cependant l'homme! Ceci posé, M. J. R. Thibeaudeau gui én agit ainsi traite MM. Cha- | n'avait aucune raison de croire que pleau et Fortin de menteurs au|la limite de M. R.Thibaudeauétait moins trente fois dans sa défense | la sienne. Avant d'en venir à une —qui est un autre acte d’accusa- | telle conclusion, il devait se con L'on contre Jui même. vaincre qu'il n’y avait pas d'autre Nous trouvons que l’hon. M./IR. Thibaudeau. Oril ne l'a pas Foriin a été bien hon de se prêter |fait. Il s’est borné à aller aux à loules les investigations des frè- | adresses très incertaines que, par res ‘Hhibeaudeau, à propos d’une | bonté, le département des Terres, demande de limites qui ne les con-|lui avait données ; mais il n’est cernail pas, puisqu'elle ne répon-| pas allé au delà et 1l est venu efdait pas même à leur nom. Il reçoit! frontément dire ensuite au gouaujourd'hui de grossières injures, | vernement : ‘ [ n'y a pas de R. pour prix de ses complaisances | Thibaudeau à telle piace, donc il parce que ne connaissant pas per-|n’y à de R. Thibaudeau que moi. ? sonnellement certains individus! 1ln’yavaitqu'une manière pour qui avaient transigé avec le dépar-! M. Thibaudeau de découvrir la tément avant l'arrivée du commis- ÊE qu'il se vante aujourd’hui
ES
sure actuel, il a pris la peine de | d'avoir découverte, c'élail de vedonner aux messieurs Thibeau- |nir hautement dire au gouvernedeau, les quelques indications | ment : ‘Je n'ai jamais demandé
telle limite, ôtez mon nom de votre liste.” Après cela, M. Rosaire n'aurait plus eu qu’à attendre. Le jour où l’on aurait accordé cette limite à quelque faux acquéreur, ce jour-là M. Thibaudeau aurait rendu un service immense au pays en dévoilant l'intrigue.
Loin de là, M. Rosaire s’aventure dans une voie tortueuse qui le mène à déclarer solennellement que le refus du gouvernement va lui faire dommage, mettant ainsi le gouvernement dans la position ou de lui donner réellement la limite, ou de ne pas croire à sa parole.
Heureusement que l'hon. M. Fortin adopta cette dernière alternative.
Nous allons donner un exemple de sa manière de faire mentir ses adversaires, hommes vingt fois lus véridiques que lui.
Ecoutons-le :
j'allais oub'ier de dire que l’on m'informa,— au bureau de Québec qu'une lettre avait été écrite à R. Thibeaudean, par le ministre M. Beaubien, et qu’elle avait dû être mise à la poste. Elle était adressée à R. Thibeaudeau, Quésec. Je remarquai que si cette lettre avail été mise à la poste, j'aurais dû la recevoir, vu qu'elle aurait été nécessairement remise dans la boite de la” maison, On ne peut rien me dire là dessus, mais subséquemment un des employés du bureau dit à mon frère, M. Is. Thibeaudeau, que cette lettre avait bien été écrite, mais qu'il ne savait pas si elle avait été mise à la poste, ie ministre (l’honnête M. Beaubien) l'ayant mise dans sa poehe.
Voilà comme ces honnêtes gens conduisaient les affaires du bureau. Le ministre fait écrire la lettre, ce qui constate officieilement sa bonne intention et le met en règle ; mais au lieu de l'envoyer à la poste avec les autres, il la mel dans su poche, el elle y est restée ! ! Mais elle n’en est pas moins de record dans le bureau, on peut assurer qu'on l'a écrite. EL voilà les fourbes qni me calomnient !! Ce n’était pas Régis Thibeaudeau qui devait recevoir l’avis contenu dans cette lettre,
dd Le
c'étaient ceux auquels M a prêté som nom !!
Cette lettre perdue, la voulez:
vous ? La voici : Elle n’est pas restée dans la poche de M. Beaubien, mais elle est allée à son adresse ; à M. Régis Thibeaudeau et non à M.
Rosaire du même nom :
Québec, 12 juilliet 1872.
Monsieur,
J'ai l'honneur de vous informer que l'honorable Commissaire a acquiescé à votre demande de limites à bois sur le bras nord-est de la rivière Gatineau, commençant à l’angl--est de la limite No. 3, sur le bras nord-ouest de la rivière dn Lièvre, se prolengeant de là trente mille francs nor ouest, de là environ vingt-cinq milles franc sud-ouest, jusqu’au bras nord-ouest de la rivière Gatineau, de là le lüng de la dite rivière jusqu'à sa bifurcation, de là franc sud-est environ quinze m les au point de départ, contenant environ cinq cent soixante-quinze m Ile carrés.
Sur paiement à ce département du bonus et de la rente, foncière tels que ci-dessous, instruction sera donnée à l’agent local d'émettre les licences requi<es, savoir : 5795 milles carrés à bonus de $10
par mille carré...
Rente foncière 1872-73
86,900 00 E. E. Tacns, Assist.-Com.
(Signé)
R. TRiIBAUDEAU, Ecr’,
Québec, Vraie copie.
E. E. Tacue, Asiistant.-©om.
(Signé),
Et il faut croire que M. Régis Thibaudeau l’a reçue puis que ce monsieur le déclare positivement dans son protèt du 30 juin 1873.
dans les termes suivants :
Et atten‘din que dans sa rénonse à læ dite “emande le dit J. O. Beaubien a fait adresser une lettre au dit Régis Thibeaudeau, en date du douzième jour de juillet suivant, la dite demande, signée par E.
E. Taché, écr., assistant-commissaire, in-
cs NUE
formant le dit Kégis Thibaudeau que sa dite demande avait été acceptée.
Où se trouve maintenant la fourberie et les menteurs.
Si M. Thibaudeau avait été sin.
cère en ‘out ceci, sil n'avait pas voulu faire une spéculation son devoir aurait été bien simple. Il serait allé prévenir le ministre de de qui se passait et rien autre chose. Il n'avait aucune raison de s'imisser dans une affaire qui ne le regardait pas.
Du reste si M. Thibaudeau avait flairé une fraude, il l'aurait laissé faire, pour ne la dénoncer qu'’après coup et écraser le gouvernement avec ses révélations. Il a préfére faire une spéculation, comme le prouve d’un bout à l’autre les documents mis devant la chambre et comme l’a si bien démontré M. Chapleau, ce qui lui a valu un joli sceau d’eau sale de M.Thibeaudeau.
Si ce fin dénicheur de fraudes apprenait qu'un billet forgé portant son nom, passait d’une main à l’autre, est-ce qu'il ne se hâterait pas de signaler la fraude aa plus tôt ? Si ses intentions avaient été pures, il aurait pris le même moyen de signaler la fraude au gouvernement.
Pour argument suprème, M. J.
Rosaire Thibeaudeau, répète, sans cesse, que ses intentions ont été pures et des amis complaisants lui décernent des, brevêts de bonnes intentions, mais ces excellents certificats ne valent rien contre les déclarations antérieures et lesfaits et gestes de M. Thihaudeau. Comment ! il s'irrite, il fait rage parce que nous ñe voulons pas croire à ses vertueuses intentions, cependant il n’a pas voulu croire aux déclarations solennelles &e Sir John A. MacDonald, de £ir Fransis Hincks, de Sir Hugh Allan, etc.
même,
affirmant devart Dieu que dans l'affaire du Pacifique il n'y a eu aucune vente de contrat, et il voudrait nous voir nous incliner devant une explication boiteuse et qui coche partout? En vérité, c'est trop fort et c’est trop présumer de la bêtise humaine si l'on croit que ce moÿen vaudra quelque part.
C'est fâcheux que ce système des intentions pures ne soit pas à la mode. Ce sont les criminels qui s'en trouveraient bien. Un homm:
aurait-il tué son pére, que ce serait avec des intentions pures, dans 13 but de le faire jouir plus tô‘ des félicités célestes ; un voleur aurait-il volé son prochain, que ce serai:
dans l'intention pure de le force:
de faire la charité !
A qui fera-t-on croire qe si quelques personnes avaient voulu frauder le gouvernement, elles auraient choisi M. Thibaudeau com me prête-nom ? Est-ce simplement probable ? Franchement, M. Thi baudeau ne persuadera personne qu'il croit à cette niaiserie. Lorsqu’on monte une affaire sérieuse, on prend ses précautions pour em.
pêcher qu’elle ne soit découverte.
Or, en mettant le nom de M. Th:ibaudeau sur le paravent, ne prenait-on pas les moyens de tout mettre au jour ?
En prenant congé de M. Thibaudeau, nous lui ferons remarquer que si le gouvernement lui à causé un grand détriment e! dommage en lui refusant ses limiles, i!
s'en est causé un plus grand 2ncore enuse faisant imprimer ‘ou:
écumant de rage. M. Thibaudeau s’est trouvé dans sa correspondan ce un air formidabie ; tandis qu'il n'était dangereux que pour lui- Dire que des gens comme lui ont des amis, et qu'ils ne leur enlèvent pas la plume des mains,
lorsque les prend, ia rage a’écrire !
Müis à quoi bon alors la richesse et les amis ?
Eh bien, après tout ce que l’on vient de lire, il sera bien permis de dire qu'ils auront une fo à