RÉ RES
5. Que M. Masson a refusé d’entrer dans le cabinet fédéral tant que les questions de l’amaistie et des écoles du Nouveau- Brunswick, ne seraient pas règlées.
La position prise par les chefs , conservateurs et leurs amis faisait un devoir à MM. Geoffrion, Fournier, Letellier de n’entrer dans le gouvernement qu'aux mèêmes conditions, sans quoi, le Bas- Canada, perdait au lieu de gaguer par leur arrivée au pouvoir.
Eux qui avaient demandé avec leurs organes une amnistie complète, une amnistie générale, une amanistie immédiate, quand meme ele n'aurait pas été promise, devaient d’abord tenir leurs promesses et ensuite se montrer aussi déterminés que M. Masson et ses amis à revendiquer nos droits. .
Quelle a été leur conduite ? A peine arrivé au pouvoir, M. Dorion fit savoir que st elle avait été promise elle serait peut-être accordée. *Son successeur M. Geof.
frion, tint le même ;angage. C’6tait le ballon d’essai qu'ils lancaient pour préparer l’infamie de la dernière session. |
Le pays apprit avec un immense chagrin que les hommes qui avaient soutenu que Riel était un héros, un martyr de la liberté,une victime du dévouement à sa patrie, le condamnaient avec M. Lépine à cinq ans d’exil, pour les noter d’infamie, to mark (he crime, selon l'expression du Globe.
IL n’est pas nécessaire d’insister longtemps pour faire saisi: l’odieux de la conduite des ministres et de leurs amis. Il suffit de l’exposer simplement pour que lindiguation s'empare de tous et jage coupable de lâcheté les hommes qui ont signé la condamnation de Riel! et de Lépine. Rappellezvous que ces mêines libéraux qui
a AL Ses
posaient Riel, Lépine et leurs compagnons, en martyrs de la liberté auraient été indignés s'il étâit venu à l'esprit de quelqu'un de les rprésenter comme coupable de meurtre.
Avec tout le Bas-Canada, ils les regardaient comme parfaitement innocents,et soutenaient qu’ils ne de vaient nullement être jugés par les tribunaux. Il a fallu une rude audace après ces affirmations, ces plaidoyers, en faveur de Riel et de Lépine pour venir les condamner à l'exil comme des meurtriers !
La cause est à peu près instruite et il est facile de résumer le rôle de chaque parti dans cette| affaire.
Les chefs conservateurs, ont voulu donner l'amnistie; il n’y avait pour eux qu’une question de temps. Il s'agissait d'attendre que M. MacKenzie se fatiguât d’agiter le Haut Canada.
En 1873, il fut décidé d'accorder l'amnistie. SimJohn devait se ren-
dre en Angleterre, pour l'obtenir.
M. Masson a refusé d'entrer dans le gouvernement avant que cette question fut réglée.
Les conservateurs ont averti leurs chefs qu'ils ne devaient plus compter sur eux, s’ils ne rendaient justice aux Métis.
Les rouges ont promis l’amnistie et l’ont reclamée, quand même, jusqu’à la veilie d'arriver au pouvoir.
Après la chute du gouvernemeni, ils n’ont plus voulu prendre la responsabilité de l’accorder.
Puis ils se décidèrent à déclarer Riel coupable de meurtre, contre toute l'opinion da B15- Canada, qui ne voyait dans l'exécution de Scott qu’un acte jugé alors nécessaire dans lintérêt de la population gôuvernée par Riel.
Au peuple de juger maintenant où sont ses véritab'es amis, ses protecteur.
‘ La seconde Trahison.
C'est unetriste ñistcire que celle desrouges aux prises avec les difficuliés nées £es troubles du Nord.
Elle nous a fait voir des hommes partagés entre la crainte du peuple et la peur de perdre leur poriefeuil- 12; elle nous a fait voir ces prétendus champions du Bas-Canada, pré f-rant leur intérêt et celui du parti, de mesquines considérations, aux grands intérêts de la nation. En un mot, nous avons assisté au spectacle de tout ce qui constitue une t'ahison et l'abaissement national.
Il nous fair peine d’avoir à retracer une histoire aussi affligeaute pour tout Canadien, une s?rie de faiblesses ; à vous montrer ces h mmes guidés de nouveau par leur cupidité et leur fanatisme de
parti. Une fois des indiviäus lancés en politique sous l’empire de ces funestes inflieïces, ils vont loin et ne s'arrêtent dans la voie des sacrifices et des insultes infligées aux gouvernés, que lorsque le peuple met fin à leur carrière | coupable, en leur refusant tout appui. Il nous incombe de faire voir que les rouges ont trahi les catholiques du Nouveau - Brunswick, comme ils avaient trahi les Métis.
C'est en 1872 que les catholiques du Nouveau-Brunswick s'adressèrent pour la première fois, au Parlement a Canada, pour lui demander de met‘re un terme à la persécution qui sévissait coutre eux, en désavouant la loi des écoles. Les ministres conservateurs
UC on mien A LV Do ES PCT Eure 0) S : ps
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ne purent qu'opposer une fin âe|Cauchon, Cnstigan, Delorme, De S. non-recevoir à leur demande. Ils | (Gorge, Dorion (d’Arthabssk4), Dorion,
se ; pr | Dugas, Duguay, Fiset, Fournier, Geofstatont rar pe pr Pr rom, Harw 04, Hulton, Huntington, DIS DR PPR PARMI RSC ‘| Jetté, Joly, Laflamme Langlois, Lrn'hisr, Jis demandèrent à la Chambre | fon, MacDonguil, Paquet, Pelletier,
d'exprimer le regret que leur Cau- | Pinsonnsult, Pozer, Richard, l'révost. sait la manière dont on trai-|Robillard, Tasthereau, Tremblay, Wrisht. tait les catholiques du Nou-|(Voirjournaux des Communes 14 Mai veau - Brunswick, et de sup-|1873.) plier la législature de cette pro-| Il avaient aussi volé dans le vince d'abroger la loi si funeste | même sens, en 1872, lorsque M. aux catholiques. Aux élections de |! Dorion demandait de désavouer la 1872, les rouges cherchèrent à | première loi. Voyez plutôt: Oat ameuter le peuple contre le gou-|'voté pour le désaveu: vernement, et préparèrent les ver | MM Barthe, Béchard, Bourasges qui devaient, plus tard, leur |sa, Cheval, Coupal, Delorme, Dotomber sur les épaules. ‘ Refuser | rion, Fournier, Geoffrion, Godin, de désavouer cette loi, c'était, di-| Holton, Joly, Paquet, Pelletier, saient-ils, une infamie, une infdme | Pozer, Tremblay. Voir Jour. Com. injustice, suivant l'expression d’un | £9 Mai 1872. hâbleur de husiing, alors député,| Par ce double vote, les rouges aujourd’hui mis à la retraite. C’é-| ne se liaient:ils point vis-à-vis du tait trahir le Bas-Canada, c'était! pays et d'eux-mêmes, à faire tout faire cause commune avec le pro-|en leur pouvoir pour obtenir le testantisme. ” Ces déclamations | désaveu de la dernière loi,ou bien contre la loi des écoleset le gou“er: |la désavouer eux®nêmes ? En nement firent la moitié des frais | 1873, au mois de novembre, ils ard'éloquence de la campagne de |rivaient au pouvoir et MM. Ds. 1872. rion, Fournier, Letellier se trou- En 1873, M. Costigan vint de- | vaient à même de tenir leur promander à Ottawa le désaveu de | messe et leur engagement.
la seconde loi des écoles, passée] Il n’y avait pas six mois qu'ils
pour faire disparaître certains vi-| s'étaient réunis aux conservateurs ces de la première, vices qui en| pour voter contre Sir John et dérendaient l'application impossible. | clarer qu’il fallait désavouer cette Cette demande fut votée, et parmi loi. Sommés par les journaux ceux qui l’appuyèrent, se trou-| conservateurs de tenir leurs provaient tous les députés conserva- | messes, ils n’en firent rien. Pour teurs. Ils n'avaient pas craint d’a- | masquer leur trahison, ils se rebandonner leurs chefs pour tenir |tranchèrent derrière des argutiss leurs promesses aux électeurs. Les | d'avocat et le plus souvent garderouges avaient également voté | rent le silence. En moins de six avec les conservateurs, comme On | mois, ils venaient prouver que ourra s’en convaincre en jetant | toutes leurs belles tirales d’autrees yeux sur les noms qui suivent: | fois n'étaient que de la déclama- Noms des députés B1s-Canadiens ayant | tion et qu'ils n'avaient fait que
voté l'adresse de M. Costigan de- | jouer la comédie aux élections de
mandant le désaveu de la seconde | 1972, .
loi des Ecoles : Voilà la première partie de la session D3 1873, comédie, mais elle n’est pas termi:
Baby, Béchard, Bourassa, Casgrain, | née ei il nous reste à connaître le
NOT ve
dénouement qu’il nous ont prépa | parmi la population ca: holique romaine ré à la dernière session. La comé- | en général, disséminée sur toute la sur. die s’est compliquée, elle est deve- | lice de la Puissance du Canada, et que nue embarrassante, Pa:fois, les |°°t état de choses, s'il continue, peut
: : avoir des résultats désastreux pour touacteurs peu fermes en scène, Ont |tes los province conf dérés, «4 priant
prrdu leur masque et nous Ont|S$Sa Mrjrsté de vru'oir bien faire passer vi fait voir, malgré eux, que le fond | acte à l'effet d'amender l'ucte de l'Améri. de la pièce ne consistait qu’en | que Biilanique du No:d, 1867, en déruses et tromperies indign-s d’hon- |c étant que les habitants catholiques ronêtes gens. On ne gouverne pas mains du Nouveru-Brunswick, qui sont en
Fr à : : . | minor.t# da s cetle province, jouiront des avec des ruses, ni des expedients ; mêmes droits, pr'eil ges el uvrntages en
ces tristes moyens ajournent les | qui concerne les éco es séparées ou dis. difficultés, mais ne peuvent les ré- sident:s, et jouiront aussi de la même soudre. exemption des taxes pour le maintien A la dernière session, M. Costi |d'écrles publiques et communes, que gan est venu présenter une adres- | Ceux dont jouissent msinten:nt respecse demandant à la chambre de |'i"mentetq e po-rèlent Ia minorité prier le Parlement Impérial d’a- Ar Eat de at merder l’Acte d'Union, de façon à in mr te permeitre aux catholiques du Nou-| Comme les roug2s avaient laissé veau Brunswick d’avoir leurs éco- | passer le délai après iequel il n’éles séparées. tait plus possible de désavouer la Voici cette adresse : seconde loi, ils devaient nécessai- « M. Costigan propose qu'il soit pré- |rement appuyer l'adresse Costisenté une hamble adresse à Si M:jesté gan, pour dégager leur paroie et D gb e n A Fa al à à la | leurs promesses de 1872. Leurs prix et & la prospérité Ce 18 FUeshno6 | Dig hors de la Chambre s’at- A) dun Crnada que les diverses religions twndaient à les voir déclarer,
qui -’y trouvent, vivent sur le pied d'une de | | parfuite harmonie les unes à cô18 des | Sans hésiter, qu'il fallait amen-
, Autres, et que toute loi passée, soit par der l'Acte de 1867; d'autant ce Parlement ou par les législatures lo. | plus que quelques jours auparacales, méconnai-sant les droits et les usa-| vant, ils avaient décidé qu'il fallait ges olrés d'une de cos reiions, est | xmender l'acte d'Union pour que la législature locale du Nouveau- changer La constitu on du Sénat. B.unewick, en 1871, a adopté une loisur | Dans le p'emier cas, il s'agissait de lee écoles communes par laquelle il est | S*COurir 100,000 catholiques, dans défendu de donner dans ces écoles au.| le second de rémédier à un mal cune notion de religion aux élèves, et | dont personne ne se plaint, que cetie défense est contraire aux sen: Le gouvernement voulut leur nes tee QE un faire entendre raison —à sa maniè: tiaus religieuses de là population ca- ss bien entendue,—mais ils. résistholique romaine en paruculier ; que | térent. Vous nous demandez de les catholiques romains du Nouveau-|nous tuer dans [a Provinc: de B:un:wik ne peuven!, sans agir contre | Québec. C'est trop exiger. Nous leurs crc yance:, envoyer leurs enfants ous OCCUPOIS fort peu des cathoaux écoles creées par la usdite loi, et liques du Nouveau-Brunswick, ne se RE dvet le mais encore faut-il saiver les ap. e reste à yer Le 4 UT Li + “5 taxes apr Énbdeile à 3 DD POSER Un député mimstériel de ces écoles ; que la susdite loi est in | UUS faisait part de celte décision juste et contrane à l'esprit de la cons | des rouges et écrivait à son jourtituion, et cause beaucoup de malaise|naäl, la Gazette de Sorel, pour
nous faire connaître leur serment , | pruvoirs réservés à une des Provinces
mais on sait que sur ce point, ils partagent tous les opinions de M.
Tremblay.
Que se passa:t-il alors ? Ce n’est plus un secrei pour qui que ce soit. Les rouges qui voyaient Îles mauvais effets produits à Québec par leur vote sur l’amnistie, déclarèrent à leurs chefs qu’ils vote raient l’amendement-Costigan.
Il était donc bien entendu que le parti rouge allait faire comme le parti conservateur en 1873 et abandonner ses chefs. C'était si bien le cas, que ie gouvernement n'a demandé l’ajournement le premier jour des débats que pour éviter une défaite sur cette question.
Après l'avoir ajournée,le gouvernement avisa aux moyens de la changer en victoire et il réussit avec l’aide de M. Cauchon, à préparer une rusé qui devait,dans l'esprit de ses auteurs, tromper complètement :2 Bas-Canada, donner le change à l'opinion, et sauver les app4rences.
C'est cette idée qui a donné naissance à l’amendemert Mac- Kenzie-Cauchon. Dans la pre-
- mière partie, on y affirme le prin-
cipe qu'il serait dangereux de demander au gouvernement impérial d’'amender la constitution, et qu’il serait également dangereux de donner au gouvernement fédérai le droit d'intervenir dans la législature des provinces. La seconde partie de l’amendement demandait à la Chambre de prier la Reine d’user de son influence auès de la législature du Nouvyeaurunswick,pour l’engager à rendre justice aux catholiques.
Voici au reste le texte même de l'amendement MacKenzie - Cauchon :
Que dans l’opinion de cette Chambre, toute législation du Parlement du Rayaume-Uai empiétant sur quelqu'un des
pr l’Acte de l'Amérique Britannique du Nord de 1867, serair une infraction aux Constitu ions ; et que Ge seraii un acte inexpélient et plein de danger pour l'autonomie de chacune des Pro.
vinces, de la part de cette Chambre, si elle sollicitait une telle législation,
Que nous devons humblement prier Votre Majesté de voulor bien user de
sa gracieuse iufluence auprè: de la légis-
lature du Nouveau-Bcunswick pour ob.
tenir une telle modification du dit acte, de façon à faire disparaître tout motif de mécontentement.
Chose incroyable, les rouges qui s'étaient engagés à ne voter que l’adresse-Costigan, appuyèrent cet amendement du gouvernement.
C’est en vain que l'opposition leur montra tout ce qu’il yavait de perfide dans l'amendement du gouvernement. Comme il n’y a pires aveugles que ceux qui s’obstinent à pas voir, ils ne voulurent rien
entendre, décidés qu'ils étaient à
dévorer leur honte en silence. En vain, M. Masson les provoquait; en vain leur disait-il : ‘mais répondezdonc,expliquez votre revirement l” Ils restèrent tous comme cloués sur leurs siéges, par la honte, ou par la certitude qu'ils avaient de ne pouvoir se défendre. Mais les moyens moraux, la persuasion, on les a proposés, il y a deux ans, et vous n’en avez pas voulu alors ; vous avez voté contre l’amendement-Colby qui demandait à la Chambre de prier le Nouveau- Brunswick d’avoir pitié des catholiques. Vous savez que les protestants ont ri de nous et vous qui ne vouliez pas de ce moyen, lorsque nous ne savions pas ce qu’il valait, attendu qu’il n'avait jamais ét6 essayé, vous le voulez aujourd’hui que l'expérience a prouvé qu'il ne vaut rien,
Ouvrez les journaux de la Chawbre det872,aucompte rendu officiel de la séance du 29 Mai, et vous y verrez que les députés rouges dont.
les noms sont écrits en italiqnes, ont alors déclaré mauvais 16 remède qu'ils préconisent aujourd'hui :
Barthe, Béchard, Bourassa; Caron, Cheval, Coupal, Costigan, De- Lorme, Dugas, Dorion, Fortier, Fournier, Geoffrion, Godin, Holion, Joly, Masson, McDougall, Paquet, Pelletier, Pinsonnault, Pozer, Ross, Tremblay, Wright. (Voir journaux des Communes, 29 Mai 1872.)
Ce démentiinfligé aux rouges par les rouges eux-mêmes, produisit un effet immense dans le pays.
On ne voulait pas croire à une pareille trahison ; on se demandait si ces gens-là n'avaient point perdu latête. Les libéraux comprirent qu’ils avaient commis une immense sottise, et que l'amendement de M. Cauchon, greffé sur celui de M. MacKenzie, ne sauvaient point les apparences, mais aggravaient le
position, car on sentaitque le .
. voyait que le gouvernement avait
voulu le tromper. Il fallut donc recourir à un nouvel expédient pour cacher la tromperie, mais on s'aperçoit aujourd’hui qu'on finit toujours par être à bout d’expédieuts,et qu’ils ne font que reculer les difficultés sans les résoudre. A qui fera t-on croire que Mgr.Sweeny a approuvé la position prise par le gouvernement ? C’est l’expédient auquel on a recours en désespoir de cause. A qui fera-ton croire que le saint Evêque, après avoir approuvé en 1872et en 1373, un amendement à l’Acte constitutionnel, est venu déclarer du jour au lendemain, qu'il serait dangereux d'amender le pacte fédéral, et de permettre au gouvernement d'Ottawa d'intervenir au Nouveau-Brunswick. C’est ce que Mgr. Sweeny réclame depuis 1872 incessamment, et vous voulez nous persuader qu'il a changé de conviction aussi facilement que les
rouges, pour se fermer la porte contre tout recours à Ottawa ? S'il vous plaît, Messieurs, de la décence dans vos expédlients, et ne supposez pas le comble de l’absurdité chez le peuple.
Avez-vous encore des illusions sur les rouges, sur leur fourberie ; pouvez-vous encore compter sur eux ? S'il en est ainsi, vous avez une foi de force à soulever plus que des montagnes ? Lorsque ce:
bons apôtres s’apitoyaient su.
le sort des catholiques du Nouveau-Brunswick, nous vous di:
sions : défiez-vous de ces faux pleurnicheurs ; ce sont des pleureurs à gages, comme ceux des enterrement: en France. Leur zèle n’est que de l'hypocrisie. Ces gens qui font mine de s’apitoyer sur le sort des catholiques du Nouveau- Brunswick, sont les mêmes qui ont voulu, jadis, nous doter, nous Canadiens, d'une loi semblable à celle qu'ils feignent de trouver mauvaise aujourd’hui. Si jamais ils arrivent au pouvoir, vous verrez leur faux zèle s’évanouir.
N'avions-nous pas cent fois raisons ?
Les chefs conservateurs peuvent-ils être accasés de duplicité ?
ls ont dit aux catholiques du Nouveau-Brunewick : Nous voudrions intervenir, mais selon nous, la loi ne le permet point.
On devait croire à leur sincérité, et voici pourquoi.
Qui a doté ie Haut-Canada d’une loi des écoles séparées? Les chefs conservateurs.
Qui combattaient cette loi ? MM.
Brown, MacKenzie et les cleargrits, pendant que MM. Dorion et Papin voulaient nous imposer le
système des écoles communes.
Des chefs, passons à leurs partisans respectifs.
Les conservateurs votaient en 1872 et 1873 contre leurs chefs,
PET Nr
parcequ'ils croyaient qu'ils étaient | mes de principes le sont toujours,
dans l'erreur.
y sacrifient leurs chefs, leurs in-
En 1875, les libéraux, après s’8- | térêts de parti pour y rester fidèles, tre engagés à voter pour rendre | comme'ont fait les conservateurs.
justice aux catholiques, votent
Il,verra aussi que, lorsqu'on n’a
avec leurs chefs qu’ils savent être | que la cupidité pour mobile de
dans l'erreur.
conduite, on arrive à abaisser sa
Que le peuple note ces faits, re- | nationalité, à trahir ses intérêts les fléçaisse, et il verra que des hom- | plus chers.
Nos intérêts matériels.
Dans tous lespays de régime constitutionnel, ie grand art de gouverner consiste à procéder par voie de transactions ej de compromis. Il faut que les gouvernants fassent comprendre à tous les intérèts en présence, qu'ils doivent se faire des concessions mutuelles et s'entendre pour partager le Ed 5 commun d’une façon équita-
le.
Les concessions qui doivent se faire de pait et d'autre embrassent ce que nous appellerons les questions de sentir ent aussi bien que :es intérêts matériels. Les unes et les autres tiennent,par des attaches différen.es, au cœur du peuple, qui-ne souffre pas plus qu'on in sulte à ses affections, à ses croyances, à ses traditions, qu’on le dépouille. Jugé à la lumière de ce grand principe politique, le gouvernement actuel a-t-1l le droit de se présenter devant le peuple de Québec et de lui dire : Vous avez votre parten toutes choses !
Si un ministre du gouvernement fédéral venait tenir ce langage à qui que ce soit, celui-ci n’aurait-il pas raison de lui répondre : “ Non, mille fois non. En rien, en aucune chose, la Province de Québ:c n’a été écoutée. Vous avez insulté, trompé les Métis de Manitoba, vous avez trompé et bafoné les catholiques du Nouveau - Brunswick.
Dans l’un et l’autre cas, c’est l’influenco présondérante d’Ontario qui l’a emporté et ce sont les idées de cette province qui ont prévalu en toutes choses.”
Il pourrait ajouter avec autant, et plus de raison peutêtre que du côté des intérêts matériels, nous avons souffert encore davantage, s'il est possible. C’est ici, sur ce terrain, que l'influence d'Ontario se mon-
tre avec le plus de force, à côté de :
la faiblesse, non, de la trahison des ministres de Québec. !l nous est impossible de taxer seulement de faibiesse, les actès des ministres canadiens-français, qui ont laissé les ministres des autres provinces puiser à pleines mains dans lé trésor fédéral pour le bénéfice d’Oataris, de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick. Que répondaient ils, lorsque M. Masson leur disait à la dernière session : ‘* Ma:s, protégez-nous done, prenez-donc notre part?” Rien, absolument rien. Ils se contentaient de se cacher la tête dans leurs portefeuilles. Lorsque nous aurons fait passer sous vos yeux le tableau de ce çartage des deniers publics, de ce partage cù nous n’avons rien eu, vous n'aurez que l'alternative de dire avez nous: ‘Ces hommes sont des imbéciles ou des traitres.- I] n’y a pas de milieu.
de PT aie
Faisons nos comptesÿ voyons prur commencer, ce que le gouvernement a donné aux chemins de fer d'Ontario et à ceux de Québec.
Un jour à la dernière session, M. MacKenzie est venu demander à la Chambre, un subside #$10,000 par mille pour 85 milles de chemin entre un point au sud du lac Nipissingue et la Baie Georgienñe; plus 20 milles âcrés de terre par mille ; plus 4 p. 100 sur 7,400 par mille pendant vingt.
cinq ans. Il a demandé ce subiide pour une prétendue partie du Pacifique. Or cs chemin qui aboutit au lac Huron, fermé pen.
dant huit mois de l’année, ce che.
min qui a pour rivaux quatre au.
tres voies ferrées,n’est pas Le moins du monde un chemin du Pa:ifque. C'est une route locale, comme nous le démontrerons amplement, même par l’aveu des amis de M. MaicKeuzie. Or cette voie ferrée coûiera ce qui suit :
85 milles à 10,000 par milie $850.000.
$7,500 à 4 p. 100 pendant 25 aas équivaut à $609,000..
Pius 10,000 de terre par mille soit 1,700,000 âcres à $2 l'âcre, soit: $3,400,000.
le seul chiffre que l’on puisse contester est celui de la valeur des terres, mais nous verrons plus loin qu'il n’est peut être pas exagéré ,mais supprimons-le et nous aurons encore un assez joli magot au crédit d'Ontario. La voie portée à 85 milles sera certainement plus longue d’après les ingénieurs.
M. MacKenzie avait promis à Sarnia de subventionner toutes les lignes existantes ou projetées de chemin de fer, qui se dirigeraient du côté do Nipissingue.
Le Canada Centrul a recilamé del
M. MacKenzie l'exécution de sa promesse ; qu’a-t-il obtenu $12,000
par mille pour 120 milles soit $1,- 440,000.
Le chemin de la colonisation du No:d de Montréal a réclamé par ‘organe de M. Masson lui aussi l'exécution des promesses de M.
M. MacKenzie. Qu'a:til obtenu ?
Rien, sinon les rires intelligents de M. Geoffrion.
Ces libéralités, ces concessions toutes d’un côté ne suffisaient pas à M. MacKenzie. Lui qui refusait tout à M. Masson, à la province de Quétec, faisait remise au Northern Railway d'une dette qui avec les intérêts accumulés s'élevait à $3,000,000, sous prétexte que la position financière de la compagnie du Northern Kaïilw1y n'éiait po* bril'4nte. Or, un deputé grit, M. Wow... à prétendu que la compagnie pouvait parfaitement faire face à ses obligations.
Nous disions que lorsque M.
Masson s’est levé en Chambre pour plaider la cause du chemin de la Colonisation du Nord de Montréal, M. Gæoffrion s'était contenté de rire; on s’étonnait à cette époque-là, de l'indifférence de M.
Geoffrion et de ses amis, mais tout s’est expliqué plus tard lorsqu'on a découvert un complot monté par ces braves rouges pour donner le coup de grâce au chemin du Nord; lorsque la direction de cette entreprise se vit en butte aux attaques combinées de MM. Fournier, Guoffrion et Cie., dans le comité des chemins de fer. C'est làune peüute turpitude de ces messieurs, turpitude que nous nous réservons de faire connaître plus tard. Comment pouvait-on attendre du secouts de nos hommes pour forcer la main à M.MacKenzie, lorsqu'ils s'étaient engagés à faire échouer l’entreprise ?
Ainsi, en laissant de côté la valour des terres, nous trouvons qu'Ontario a obtenu à la Gernière
OR EIRE D TEE
session, pour le Canada Cntral ct! Voilà ce que la province gagne à le chemin de la Baie Georgienne | envoyer à Ottawa de ces faux bons 82,899 000, et pour ie Ncrihern Rail. | hommes qui n’ont aucun intérêt à wuy 83.000,000, soit près de SIX |la prospérité de notro proniae MILLIONS. Lorsqu'on nous pil:e, lorsqu'on Mettonsen regard les subsides | nous dévalise, au lieu de courir accordés à notre province, Le cal- | sus aux pillards, ils leur tiennent cul sera facile. RIEN et moins|léchelle.
que rien : nous avons failli perdre! Nous venons de vous donner la à Ottawa ce que nous avions. liste de nos gains et de ceux d On- Cependant lorsque M. Masson a |1ario; chacun do ces sujets va protesté contre ces monstruosités, | faire l’objet d'une étude spéciale. il s’est rencontré, dans notre pro-| En attendant, nous serions cuvince, un homme assez 056 pour |rieux de savoir s’il y a un homme lui reprocher de parler au poiut de | dans la province de Québec, quelvue de son clocher, le taxer de|quo rougo qu'il soit, capable de sectionalisme. Pourquoi M. Holton, | nouz dire que nous exagérions, une fois lancé dans la voio des ab- | lorsjuo nous disiouns que nos misurdités, ne disiez-vous pas que |nistres étaient ou des imbéciles ou nous avions plus que notre part? |des traitres.
Le chemin que nous payons.
sn
‘ On vante souvent l'esprit pra-|ra utils qu'à Ontario : ce sera un tique de nos voisins d'Ontario ; on chemin local avant tout et c’est à se plait à nous les représenter | ce point de vue qu’on le considère comme des hommes entendus en |aäaujourd’hui dans cette province. affaires, et conuaissant tous les| Cependant pour nous amener avenues qui mènent à la fortune.|à payer notre part des frais do Nous sommes assez de,cet avis, | construction, on nous l’a représenseulement il nous semble que plu-|té comme étant une partie du Pasieurs d’entre eux le sont trop, ct |c/fique Canadien. Où rien n’est plus qu’ils entendent la chose com ne | faux, et pas un homm sérieux n’0ce personnage de Dumas qui disait | serait aujourd’hui soutenir que co & Les offres, c'est l'arge:t des au-|chemin peut êtro regardé comm tres ? Ce qui veut dire que toute la | partio intégrante du Pacifique.
théorie des affaires cousiste à ex | [lue lo serait que s’il co prolontaire du portefeuille d'autrui ce | geait, par le nord, jxqu'au Fortqu'il contient pour le faire passer! Garry. Du momeut où 5. Mac. dans le vôtre. N'est-ce pas cett:| Keuzis l’arrête, à la Baie Geormaxime élastique ot d’une motalel gieu c, il n’est plus que le rival plus que facile que M MicKeuzie|des cinq autres lignes qui viennous applique, lorsqu'il appelle le | nent, comme lui, se terminer à des Bus-Canada à payer ea part dessix | ports du lac Huron ct de la Buie millions nécessaires à la construc-| Georgienne. Jetez un coup d'œil üuon du chemin de la Baie Gror-|sur la carte ci vous verrez cinq gienne et du Canada Central ? C'esi| lignes riva!ts de ce faux Pacifique. absolument cela; car cette voe|C'est d’abord lo #idland Railway que nous naierons en partie ne se- | qui aura dans quelques mois s0a
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RE Re ne 20 OT
mu 40!
terminus à Midlani Bay ou Penetangui-hene. Il ne resta que quatorze milles à construire ; 20 le Northern Railway qui va à Collingwuod au fond de la Baie Georgicnne, 80 le Toron!'o Grey et Bruce et 50 le Buffalo et lake Huron. Ces voiesferrées se trouveront séparées, comme celle du gouvernement, de la Baie du Tonnerre par plusieurs heures de navigation. Comme elles se terminen: à des hâvres ou baies d’un accès facile, surtout le Midlanu Railway, elles auront plus de chances d'attirer le commerce de l’Ouest que le chemin du gouvernement, qui finit dans une baie dont l’entrée est excessivement dangereuse pendant les vents d'Ouest.
Puisqu’il y a déjà cinq voies ferrées qui courent vers l’ouest, étaitil nécessaire, au point de vue de l'intérêt général du pays, de construire l’embranchement de la Baie Georgienne? Nous ne le voyons pas, et nous ne pouvons pas trou.
ver une seule raison de nature à justifier la construction de ce chemin, comme entreprise publique et d’un intérêt général,
Aussi M. MacKenzie s'est-il contenté de demander ‘de voter largent nécessaire, sans insister sur les mérites de cêite voie ferrée, et le Bas-Canada libéral a voté et sans hésiter pendant que MM.
Tupper et Masson démontraient l’inutilité de ce chemia. M. Tupper disait ‘ qu'après avoir dépensé $11,000,000, pour ce chemin dont leg voyageurs allant de Montréal vers l’ouest ne se serviront jamais, le Pacilique ne serait pas plus avaaicé qu'avant.
On voit que M. Tupper porte les frais de construction que nous n’estimons qu’à six millions, à onze millions, etilest plus prèt de la vérité que nous. Seulement, nous avons pris les chiffres les plus has,
——— ete
dans le but d'éviter toute discussion sur ce point. .
Sitôt l'argent voté pour ce faux Pacifique, les organes du gouver.
nement d'Ontario se mirent à entonner un chant d'actions de grâces en l’honneur de M. MacKenzie, assez habile pour escamoter aux voisins une partie des frais d’une entreprise locale, Ils lui en font encore un mérite à l’heure qu'il est et dans la campagne électorele de South Simcoe, M. Mac- Dougall, a essayé de détruire l’effet produit par les paroles des amis de M. MacKenzie. Dans un discours qu'il prononçait dernièrement à Cookstone nous trouvons ce qui suit:
# What had (he present government done? They had stipulated to spend $2,000,000 every year in British Colombia alone, until the road, (the Pacifi } is built, It is aleo proposed 10 built the Georgian By Branch, which will cost bei ween 4 and 5 millions neither of thc.
se sums being applicable to the Pacific haihway. M, MacDougall denounced ‘he construction of he Georgian B:y Branch as a political jo and a gross injustice to Vatario,
Mr. Mackenzie ane his supporters pretendid that it would be a great advantage to us while its only use world be to take the western traffic «way from our cent.
res of bu:iness and ‘he existing rail.
w.y30f the contiy. They claimed that at was a local work which the other pro:
vinceswould assist lo construct.
+ Le gouvernement t'est enggé à dépenser $2,000,000 par année dans la Colon:bie jusqu’à ce que le chemin soit construit, Il a aussi proposé de construire l’embranchement de la Baie Georgienne quicoûtera de 4 à 5 millions; mais aucune de ces sommes ne sera Applicable au chemin du Pacific. M. Mac- Dougall s'élèvs fortement contre cette entreprise qu’il déclare être un job palitique et une grande ipjustice pour Ontario,
M. MicKevzie et ses amis prétendent qu'il nous sera très avants geux, tandis ou’il ne fera que détourner le trafic de l'ouest de nos centres d’affaires et des
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chemins de fer qui existent en ce momoment. Jlls PRETENDENT QUE C'EST UNE ENTREPRI3& ! OCALT QUE LES AUTRES PROVIN Eÿ NOUS ALDERONT A CONSTRUIRE, etc.
Nous ne faisons cet'e citation que pour prouver ce que nous avancions hier,à savoir : que le chemin de la Baie Georgienne, n’est de l’aveu des amis de M. MacKenzie,
à em entreprise locale. Ils le
isent tant que M. MacDougall craiit que ces vantardises ne lui nuisent aux yeux des électeurs de South Simcoe, et il cherche à en atténuer l'effet, en voulant représenter cette affaire comme un job politique.
Ecoutons maintenant parler le Times d'Ottawa. Il attire l'attention sur une correspondance publié dans ses colonnes, correspondance qui parle du chemin de la Baie Georgienne comme d’une entreprise locale. Voici d’abord ce que dit le Times (8 avril) :
On trouvera dans une autre coloune une lettre d'un correspondant qui discute d’une manière habile, l’effst que la construction du chemin du fer projeté entre cette ville et la Rivière des Français au’a sur le commerce de bois et, partant, sur les intérêts d'Ottaw: en général.
Les esprits pratiques ont dû voir, de prime #bord, dans ce projet de chemin de fer du gouvernement, les avantages exceptionnels entrevus par notre correspondants Ce chemin ouvrira une immense étendue de terrain boisé, et en rendra l'accès facile «ux traias qui partiront des ter nini Est ou Ouest. Nous ne doutons pas que, en ce qui concerne le transpurt du bois, il ne rende autant d ” vices que le croit notre corres ia Et, il est tout jà fait évident
» moyen de transpoier les
: 84 Valeur ne peutêtre trop
“ Nous ne voyons pas ce dont le: .cants d'Outuio peuvent se plaiadre, depuis qu’il ’est parfaitement reconnu que l’embranchsment de la Baie Georgienne leur donnera/la facilité de lutter avantageusement contre Mont-
réal et Oitiwa pour fournir la flsur, le lard, l’avoine, ete,, toutes choses dont les hommes de chantier font une énorme consommation, Toutle pnys dait regarder le proj:t du gouvernement comme promettant la plus grande somme po:sible d'avantages.
Il n’est pas question du Pacifque ; on n’y songe plus, comme on voit. Ilne s'agit plus maintc-
nant que de la colonisation du sud
de l'Ottawa, du commerce de bois et des avantages que Toronto et Ottawa retireront de ce chemin.
Le correspordantest encore plus enthousiaste ; il voit dans ce chemin l’agent d'une révolution dans le sommerce de bois. Ecoutons-le :
Au Rédacteur du Times :
Monsieur,
Bien que quelques-uns de nos princi.
paux marchands de bois d'Ottawa ait fait assez d'opposition au gouverne.
ment du jour, peuventils nier que l'administration de M. MacKavzie a fait ge pour eux et leurs intérêts, depuis
e peu de temps qu’elle est au pouvoir,
u’il n'a été fait depuis la Confédération ? La construction du chemin de fer, opérant la jonction entre le Cinada Centre et 1a Biie Georgienne, est, ja n'hésite pas à le dire,le meilleur moyen de favoriser le commerce de bois du Haut de l’Outaouxs, et, surtout, le commerce du côté sud de la rivière ; outre cela, cette voie#ferrée ouvrira à la colonisation un pre encore sauvage d’une étendue d’audelà deux cents milles. Quand cette ligne sera terminée jusqu’à la rivière des F:anças, tout ce dont on aura besoin pour les chantiers de bois viendra des ports de la Baie Georgienne et du lac Huron, au tefminus ouest, et on en fera la distributiou le long de la route à toites les saisons de l’année ; de cette f:çon il ne sera pas nécessaire, à l’avenir de garder des provisions pour les opérations de l’année suivante, Quand la route sera terminée, on pourra envoyer les provisions en six heures, sûit d Ouuwi, soit de la Baie Georgienne, tandis que aujourd'hut il nous faut dix à douz: jours pour faire un voyage à Ottawa, aller et retour, et cela à des frais de auaranta à
ET
. bd à Le ,&
me. œ:
D oPDT.-
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cinquante piastres par voyigs elec, etc.
Etes-vous convaincus de la vérité de ce que nous disions hier, que ce chemin n'était qu’une entreprise locale, que tout le monde était appelée à payer ? Est-ilencore par:
mis après cela, de parler de ce chemin comma d’une partie du Pacifique! Ce mensonge officiel est il encore possible, cette tromperie qui, dans les affaires ordinaires de la vie, s’appellerait détournements de fonds ou obtention d'argent sous de faux préiextes et conduireit, ses auteurs à la Cour d'assises, va-t-elle enfin dégoùter ceux qui doivent en payer la façon ? Reste-t-il de l'opinion pu-
he
blique dans notre province? À ton encore souci de ses intérêts ? Si le peuple s'intéresse encore à son avenir, comme nous l'espérons, il s'élèvera d’un bout à l'autre de la Province une longue protestation contre ce vol déxuisé, bien digne du parti de l'hypocrisie organisée.
Si la Province ne proteste pas d'une façou où d’une autre, les ministres d'Ontario, ñ ous mépriseront profondément, et ils auront bien raison. Ils finiront par se regarder, à bon droit, si nous les laissons faire, comme nos supérieurs, nos seigneurs et maîtres et considèreront la province de Québec, comme taillable et corvéable à merci.
Le faux Pacifique.
En démontrant, que le che.
min de ‘fer de la Baie Geor gienne n'était qu'une route locale, construite par foutes les provinces pour le bénéfice excluxi/ d'Ontario, nous sommes entré dans le vif de la question que nous venons traiter maintenant, Eu effet, dès que nous avons établi que ce chemin n’est qu’une entreprise locale, nous avons commencé à montrer que le Pacifique de
M. MacKenzie n’est qu'une dupe-
rie, une ignoble fourberie qui nous coûtera trente millions de dollars, ou id es autant que le chemin du Pacifique projeté par Sir John et Cartier.
Ca n’était pas là un projet bâterd comme celui de M. MacKenzie, mais c'était un projet d’une grande conception. C'était la réalisation d’une idée d'homme d'Etat.
Ce que nous disons est tellement vrai, oue dès que ce projet fut connu das je pays, il {ut accepté par tous les partis. Les grits le déclaraient indispensable, les rouges du
Bas-Canada ne juraient en 1872 que par ce chemin, et firent la bataille pour obtenir que le terminus en fût fixé à Montréal. Vous vous en souvenez, M. Jetté, et si vous êtes un homme de cœur, et non un vil fantoche politique, vous devez avoir, au souvenir de ce que vous disiez alors, de ce que vous avez fait, et de ce que vous dites aujourd’hui, tous les remords qui peuvent avoir prise sur la conscience d’un homme engagé dans les luttes politiques.
En 1871, le 3 février, le Globe
écrivait ce qui suit au sujet du :
Pacifi que Canadien, pour forcer le gouvernement à nous donner un chemin de fer non-interrompu jusqu’au Pacifique :
Nos voisins connaissent la valeur ‘du commerce qu’ils convoitent et font des efborts gigantesque pour se ,l’assurer eu entisr. Nos gouvernants seraient tr. âtres à leur patrie et à l'Empire britannique, s'ils tardaient un seul instant a rendre praticables les cormunications sur notre territoire, jusqu'au Fort-Garry et à prendre des mesures nécessaires
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