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LES ROUMAINS. loi
Osvvald était partout flétri par les épithètes de "CoJov ou yauîaps, et, à l'endroit où Oswald répondait au prince de Castelforte, (( qu'il le trouverait donc bien coupable <( d'avoir trahi Corinne )>, la lectrice n'avait pu contenir son indignation, et un puissant Yar:(^ap£ /.£paToo6ps rappelait à Oswald la lâcheté de sa conduite. »
L'influence française enfin devait se faire sentir dans les Principautés d'une manière autrement efficace.
De jeunes Roumains — appartenant aux familles les plus illustres — allèrent dès le début du xix"" siècle s'abreuver à la source même de cette civilisation : Barbou Stirbey et Georges Bibesco, qui devaient jouer plus tard un rôle si important dans la constitution de la Roumanie moderne, furent, dès 1817, envoyés à Paris pour y faire leurs études. Ils ne furent pas les seuls et plusieurs autres jeunes gens les suivirent.
La suite de cet ouvrage montrera l'influence profonde qu'exerça sur B. Stirbey la
forte culture qu'il reçut en France : on verra comment il en profita, soit comme ministre, soit comme prince, pour faire de la Roumanie, si arriérée, si profondément dégradée par la domination phanariote, un Etat digne de marquer sa place au soleil dans la société des nations.
C'est ainsi que les Phanariotes, inconsciemment, par l'introduction de la culture française, contribuèrent puissamment à déchaîner le mouvement d'idées sous lequel ils succombèrent : eux-mêmes avaient préparé leur perte. Cette perte fut le signal de la renaissance roumaine.