‹ Les Roumains, tome premier. [Par] James CaterlyChapitre 35 sur 51 · I. — IT · texte numérisé non relu

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contre-coup immédiat à Jassy et à Bucarest. Les Russes s'autorisèrent du mouvement de Jassy pour occuper sans retard la Moldavie. Les Valaques ne tinrent pas compte de cet avertissement. Dès la nouvelle des événements de Paris, un comité révolutionnaire s'était formé à Bucarest : il avait à sa tête les frères Golesco, les frères Bratiano, Rosetti, Balcesco ; son but était de replacer les Principautés sous la suzeraineté exclusive de la Porte sans protectorat russe : le prince pourrait être choisi dans toutes les classes de la société; il serait élu non plus à vie mais pour cinq ans. Le comité ne tarda pas à en venir aux actes : le 9/21 juin, un gouvernement provisoire se constitue et proclame une constitution qui assure l'égalité des droits politiques, la liberté de la presse, la responsabilité ministérielle, l'abolition des titres de noblesse, <( qui semble calquée, comme on l'a dit avec beaucoup de justesse, sur les revendications des républicains français et qui dénote une ignorance absolue des

conditions politiques, économiques et sociales dans lesquelles se trouvait la Roumanie ».

Le même jour — hasard ou complot — des coups de pistolet sont tirés sur le prince Bibesco, qui n'est pas atteint. Le gouvernement provisoire sollicite le prince de se mettre à la tête du mouvement : on le presse d'apposer sa signature au bas de la constitution : il cède. A cette nouvelle, le consul général de Russie notilie au prince Bibesco qu'il se retire des Principautés. La situation était critique.

Le prince Bibesco abdiqua le 25 juin. Les révolutionnaires étaient maîtres de la Valachie.

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