‹ Les routes. Préf. par le comte d'HaussonvilleChapitre 20 sur 36 · C:o.\STAN IIN M(;ilV î3l · texte numérisé non relu

C:o.\STAN IIN M(;ilV î3l

s'en ainigeail; il prévoyait, il appelait de ses vœux les u tiMups meilleurs o (pii ont vivement l'éjoni ses deniirres années.

Un aimant le ramenait de loin en loin dans ee Paris on il se sentait aussitôt envahi parla niélaneolie. Il y errait parmi les ruines de son monde évanoui, autour du fantôme des Tuil(!ries détruites ; il se voyait déplorahUiuient étranger dans son ancien chez-lui. Il y revint encore, poiu" ([uel([nes jours, il y a trois ans; navré d(> n'y plus retrouver son ami, son colla horaleur Gaston Paris. Passiomié pour la poésie, Nigra ne Télail pas moins pour les études de linguistique: il les poursuivait, non point en amateur, mais avec une érudition informée et solide. U vint une dernière fois au dîner Bixio ; son regard — ^ ce regard souvent absent, tourné vers le passé, et parl'ois si direct, si pénétrant — semblait chercher un mort derrière chaque convive : on devinait l'entretien intérieur de notre ami avec une labiée d'ombres.

A l'autonme de l'avant-dernière année, j'allai le voir à Venise. Aussitôt son ambassade de Vienne résignée, il se retira dans la ville oi^i les hommes et les choses meurent doucement. Il y avait acquis et aménagé avec goût un vieux palazzino, à l'angle du Grand Canal et de San Simeone Grande. Je le trouvai dans cette modeste retraite, déjà très cassé, achevant

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