‹ Les routes. Préf. par le comte d'HaussonvilleChapitre 31 sur 36 · GALLIFFET · texte numérisé non relu

GALLIFFET

Le i5 août de l'an dernier, nous recevions en double expédition, M. de Nalèche et moi, une de ces cartes postales que le général prodiguait à ses amis. — Entre les bxDutades coutumières et les plaisanteries ironiques sur luimême, il y marquait sa volonté expresse : il me chargeait de « publier son mortuaire » , comme il l'appelait. — « Je souhaite que ce ne soit que dans les Débats... Pour cet objet, je prie M. de Nalèche d'être mon exécuteur testamentaire. » — J'obéis.

Quelques mots sur l'homme, c'est tout ce que je voudrais ajouter à ce qui fut dit ici du grand soldat. Un écrivain militaire qu'il honorait de sa confiance a raconté sa carrière. Mais qui ne la connaissait.^ Elle est déjà dans la légende, avec sa floraison d'aventures héroïques ou romanesques comme celles d'un personnage d'Alexandre Dumas. — Durant cinquante ans, depuis la tranchée de Sébastopol, ce nom de Galliffet claironne à chaque page de notre histoire militaire. Dans toutes les imaginations

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