UK DE LA PAIX
duc ;icc('|)lii Ir (Inii. et lil th'iidsci' les ri'li(|ii('s (l;ins lu iKiuvcllc cylisc des Capucines, où il selait réserve, pour lui et les sieus, une chapelle sépulcrale. Les Parisiens coururent aux nouvelles relit|ues, et l'aniuence des dévots l'ut si jirande que l'esprit mercantile prit l'éveil. Des marchands de toutes sortes d'objets vinrent sétahlir sur la place Vendôme ; il y arriva même des limonadiersel (h's saltind)an(|ues. Cet assemblage devint bientôt
(nie loire ipii s'appela /o/'/v- Sainl-Ori^lr. et (pn, en 1771, l'ut reunie a la foire Saint-Laurent installée dans le l'auboui-j; Saint-Denis. Apres une existence de plus de ceut années ide I(î88 à 1700), ce c(>u\ent l'iil supprime CHmme tous les autres, et les bàlimenls. ainsi (pie les jardins ci dépendances, d(''(lari's, parla Convention, hiriis >iiilitiii((ii.r.
Lu I7'.)'2, ces mèuies liàlimenls riireiil deslincs a la labricalioii des assignats ; il est certain «piune valeurde -i.'» milliards, cliillre <pii paraîtra rabnleiiN, mais «pii est exact, sm'lit des ateliers du coin en! des Capucines. <! ;iliiiiciila. pour (pn'hpic leiiips du iiioiii>. 1rs cotlir-joils dr la repiiblii|iir : de sort)' <pidii priit dire .ixcc raison i{iir ri'in|i|;i('('iiii'ii I de la rue
HLE \)K LA l»AI.\. 10.')
tic la Paix a loiinii à la Fj'aiicc 1rs iiioyciis dr siMilciiii' une guerre feirible et, aclianiée contre les rois d<; 1 Eiiro|)e, ligtu's entre eux, [)onr lui ravir la conquête de sa liberté.
Le jardiir des Capucines devint, de 17'J7 à 180i, une espèce de promenade publique où quel((ues arbres, ecliai)pes à la voracité des édiles n'volutionnaires, se montraient, çà et là, au milieu d'un terrain inégal, sablonneux et parsemé des débris du cloître, des ruines de l'église et des divers bâtiments qui se rattachaient an couvent. De nomln-enses maisonnettes, des échoppes de marchands de gâteaux, de jouets d'enlants et d'orviétan; des physiciens ambulants, des danseurs de corde, des lanternes-magiques et des baraqnes où l'on montrait des phén(nnénes et des animaux vivants, un grand théâtre même, se groupèrent dans ce jardin désolé, et remplacèrent les beaux arbres, les allées solitaires, les chastes réduits où de pieuses lîlles étaient venues, pendant un siècle, espérer en Dieu et peut-être se souvenir du monde.
Il n'est [)as hors de i)ropos de faire remar(|uer ici (pie le premier panorama, celte précieuse et savante conipuHe de la lumière appli(|U('c a la peinture, a cte hàli sur le terrain des Capucines.
l'ne autre l'oire de Saint-Ovide était donc venue s'installer d'elle-nu'me dans ce lieu; on pliilùl la Liberle, celte nouvelle et puissante sainte du calendrier républicain, avait daigné passeï' parla [tour transl'ornu'r en cinpie j)opulaire l'asile sacré des tilles du Seigneur.
A projtos de cirtjnr jKipiiluircU estbon aussi de rappelei" (pu' Franconi, le céléltre écuyer, gi'and-pere de ceux (piiexistenl aujourd'hui, vjni, |)()iii- 1.1 première l'ois en Fijuice, «loiiiier sesexercices (['('(piitatioii au ciiNine du jardin des Capucines.
Tel était l'elat des choses lorsque .\apoleoii cnil devoir iiiellre un terme à laul de dégradations et de saci'ileges. Il vniiliil elVacer jusipiaiix (races malerielles des (iireurs l'evolutionnaires, el labjection de l'ancien couvent des Ca|)ucines dut cesser. A sa voix, le démmi des ruines lit jdace au génie des arts, el la nie Napoléon sorlil des décombres amoncelées du couvent des Capucines.
La place Vendôme est veritaldenuml la léle de la nie de la Paix : arrêtims-nous uninstantau pied de la (Colonne, pour apprendre, «-m (pieitpies nuds, l'origine et l'histoire de cette place.
Nous le savons déjà : Louis XIV avait déplace les Capucines pour les elablir dans le monastère qu'il leur til bâtir un |»eu plus loin. Sur l'emplacement du premier couvent et sur une parlie des terrains dependanis de l'hôtel du maréchal de Vendôme, (pi'il avait acheté à cet elVel, le grand roi til élever la magniti((ue place (pii na |)as sa pareille eu Furo|)e.
La place Vendôme devait s'appeler /y/r/rr Lunts-lc-CriUid : mais riiabi tude remp(U"ta sur les ordonnâmes, el jis l'firisicus s'.ol»slin:'renl à ap-
It'.'l
la K !H: I.A l'AIX
peler Vi-iiiliiiiic la |ila(c .oiislruité siii' llieritat^e du duc de ce nom. Lrs l»àlinieiits (|ni reiitoureiil turent élevés sur les dessins de .1.-11. Mansard, l'artiste aduiiral)le (|ui a doté également la ville de Paris du dôme des Invalides et de la place des Victoires. Hien de plus élégant, de plus majeslneux, déplus noble que ces divers pavillons (pii, lies ensemble par de licbes cannelures, forment un double liémicycle aussi agréable à Iceil, (piiniposant pour l'imagination. Au milieu de cette place, la statue équestre de Louis \IV, coulée en bronze par les frères Keller. sur le modèle de Girardon, s'éleva entourée de bornes de granit unies par des cbaines de fer.
En 179"i, la statue du grand roi subit le sort de la statue de Henri IV sur le Pont-Neuf, et de Louis XIII à la place Royale. Elle fut abattue dans la soirée du 10 août. Les rois et les empereurs ont le même sort,anxjours des tempêtes populaires ; la clémence et la grandeur des béros ne défendent pas mieux leur eftigie que l'éclat de leurs victoires. Sur cette place où le bronze qui représentait Louis XIV fut réduit en poussière, la statue de Napoléon, vingt-deux années après, était brisée et meurtrie jiar la main des mêmes bommes (|ui avaient applaudi à ses trionq)bes et (pii s'étaient enorgueillis de son ambition.
I,a place Vendôme l'ut, a diverses époques, le tbéàtre de scènes plus
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nu moins lrni;ique>i I e IS août I(i!)(> un duel enl lieu entre le clievalier