‹ Les rues de ParisChapitre 39 sur 65 · I.K l'A LAIS- i;() VAL · texte numérisé non relu

I.K l'A LAIS- i;() VAL

iiuiins vivant tulrc leurs mains. » Pnis liianl deux |)i>l(ilcls de ma imclic. je (lis : " One tons les citoyens m'imilenl! ■• Je deseendis elonlVe d'em-

Itrassemeuts ; les uns nie serraient contre leur cœur, (Laulres me baignaient de leurs larmes; un citoyen de Toulouse, craignant pour mes jours, ne voulut jamais m'abandonner. Cependant on mavail apporte un ruban vert; jeu mis le premier à mon cbapeau, et j'en distribuai à ceux qui m'environnaient. Mais un préjugé populaire s'etant élevé centre la couleur verte, on lui substitua les trois couleurs, (|ni lurent alors proclamées, comme les couleurs nationales. »

Cet homme, c'était Camille-Desmoulins. Le jour, c'était la première journée de la révolution.

Le lendemain de cette scène, la Bastille s'écroulait sous les coups du peuple. Quatre ans plus tard, une charrette s'arrêtait devant la l'acade du Palais-Royal; elle conduisait au supplice le duc d'Orléans, (pii avaii renoncé à son titre pour prendre le nom iV Egalité !

(Cependant la salle du Theàtre-Francais avait été entièrement achevée; mais les autres constructions n'avaient pu être terminées. A la place des colonnades projetées, on avait permis d'élever des hangars de planches qui formaient trois rangées de bouticpies et deux galeries couvei'tes.

i;>(i LK l'ALAlS-KOVAL.

On ;ij)|j('l;i ces liaraques le ciimji des Tarliires, et ensiiile les (jitleries de Bois, (les consUiictions improvisées ont duré quarante-trois ans. Nous aurons occasion d'en parler avec |)liis d'étendue.

Le II juillet 1700, l'Assemblée .Nationale législative déclara (jue la patrie était en danger. Cette déclaration proclamée sur toutes les places [tuldicpies de Paris, le l'ut sur celle du Palais-Uoyal avec un appareil et une solennité extraordinaires. Elle l'ut, des le matin, annoncée et précédée par le bruit du canon, le 12 juillet; les officiers municipaux à clieval, et divisés en deux corps, sortirent, à dix lieures, de l'IIôtel-de-Ville, laisaul porter au milieu d'eux, par un garde national, une bannière tricolore siu' laquelle était écrit : Ciloi/eiis ! la jintrie est en dafii/er! Devant et derrière eux niarcbaienl plusieurs conscrits, accom[»agnés de nombreux detacbements de gardes nationaux. La bannière, signal du danger de la patrie, était ornée de (juatre guidons, sur cbacun desquels on lisait un de ces mots : <■ Lil>erle, eifalité, publirité, resputisabilité. » Une musitjue ctuivenable à la circonstance se Taisait entendre devant le corps municipal.

Voici la i'ornuile que le [)résident avait prononcée au nom du Corps legislatil' :

« Des Iritupes nombreuses s'avancent sur nos frontières : tous ceux <pii ont en iKsrreur la liberté s'arment contre notre constitution.

» Citoyens! la patrie est en danger!

-> Que tous ceux (|ui ont déjà eu le bonbein" de picndre les arnu's pour la liberté se souviennent (pi'ils sont Français et libres: (|ue leurs concitoyens maintiennent dans leurs foyers la sùrele des pei'sonnes et des propriétés; que les magistrats du peuple veillent, (pie t(tiit icste dans le calme de la force, (pi'ils attendent poiu" agir le signal de la loi, et la patrie est sauvée. »

Le Palais-Uoyal. déjà dimiiMU' par les ventes nationales, fut réuni au ddUiaine de l'Etat. Il expia fatalement le sc.indale de sa splendeur passée; envabi par les races de Hobemiens (pii exploitaient les vices et les désordres d'une population eu délire, il fut livre a toutes les exploitations. On V installa une maison de jeu ; des fouiiieaux el des salles de restaui'aleiM' occupèrent les appartements; les d(;iix linéaires subirent, l'un, celui de lu UéinihiKjue, une ruine totale, l'autre les plus aflVigeantes dégradations.

Siuis le consulat, le Tribiinat cbassa les vendeurs; cette assenddée tenait ses séances dans une salle dont le plan fut conçu par .M. HIero, el (|iii l'ut li'i'miiice par .M. dr l>eaMUioMl ; cili' fui coiisli iiile axec beaiicoiq) d babilel<-; on arcortie des (doges a son ordonnancée! a Ibarmonie de t(Uiles ses parties. Hàlie en ISO! , la salle du Tribunat a ele denudie en IS'27. imnr la conlinualion des gr.inds apparlemenl>. après avoir ser\i pciidaMl lici/r iin> de ( li;q>(llc au palais V.w ISIIT, le scualus-ciuisnlle

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