I.es mciveilleux . les petits niailres
Exhalant l'ambre le plus doux ,
Les abbés . armés de lorgnettes .
Les robiiis. aux cheveux flottants.
Les aimables impertinents .
Kt la iouic de ces coquettes.
lin lévite , en chapeaux calants ,
Ombragés do riches aigrettes .
()ui cueillaient dans ces courts instant^
Le fruit de leurs longues toilettes
.Vnbonl dnConi's, l'épais lonrbillon de luniee (|ne lancnil la savinnierie annonçait le qnai de Nigeon on de Chaillot. C'était tonjonis avec nue sorte de terrenr <\\u' le bourgeois de Paris, (pii venait de se signerdevotenient devant le clocher dn eonvent des religienses de la Visitati(Mi, longeait les prisons dn village. H se hâtait de doubler le pas et d'arriver a la di'liriense terrasse de la duchesse «l'Orléans, moins ((debre par ses deux
r.io l.is uiAis.
li;i\illoiis ()cli»i;<)iies à In roiiiainc. (|ue \n\v ces «'chclles (jiic le l*iiiisi<'ii dr >eel prenait pour celles du Levant, et qui étaient tout bnnueuient les échelles des blanchisseuses. Il ne lui restait plus, quand il avait vu tout cela et ranticjue et immense couvent des Bons-Iïonimes perce de près de mille fenêtres et surmonte d'un clocher dont la flèche se perdait dans les unes, qu'à prendre une harcpie au port de Passy et à gagner la rive gauche.
Là, il semblait il abord (pi'on se promenât dans quelque désert où le majestueux hôtel des Invalides, avec son dôme colossal et solitaire, ne ligurait pas mal un de ces anciens édifices perdus au milieu des ruines cl des hautes herbes. Lu étroit sentier serpentant sur la rive entre les broussailles, les joncs et les rares bouquets de saules, conduisait jusqu'aux jardins de riiôlel Bourbon, qu'on apercevait au bord de la rivière dessinant en l'orme de ilemi-lune, vis-à-vis de la porte de la Conl'erence. sa grande porte à colonnes et ses deux pavillons. Venaient ensuite les hideuses baraques noires de vétusté et les chantiers du quai boueux de iatirenouillere. au bout (hupiel se dressait l'hôtel des Mousipu'taires. bâti l'U U)71, [)ar les habitauls du l'aubourg Saint-Germain (|ui, ayant obtenu a celle coiulition d èlre exemj)les de loger ces messieurs, les reléguén'ut et pour cause, le plus loin (pi'il leur fût possible. Deux belles maisons isolées au coin de la rue du Bac terminaient ce quai, bien différent sous ce rapport de celui des Tbéatins (pii, outre l'église et le couvent de ces lums [leres, olVrait à l'admii'ation des étrangers les deux hôtels de .Mailly dont les jardins et la terrasse occupaient tout l'espace; compris entre la rue du Bac el la iMie de Beauue. li'liôtel de Morsiin, bàli au coin delà rue des Sainis-Beres par le Florentin Falani, n'annonçait pas nutins dignenu'ut le (piai Mala(|uais, où l'on trouvait encore {\e\\\ nn)numents renuircpiables : l'hôtel de Bouillon, (Mnbelli par le pinceau de Lebrun, et (■(diii de la reine .Marguerite, devenu depuis 1718 Ihôhd ("lilberl de Voisin. La magniliceMce de ces bâtiments avait (ait de ce (piai le rendezvous du beau monde el la prcMuenade i'a\(M'iie des iennues de (pialite (pii >'v lendaieul ra|)ies midi pour y m()nlrer leur rouge, leurs [laniers, leurs mouches, leiU's éventails de Lliine et les petits laipiais (|ui portaient leur ipieue. En traversant les liles seri'ei's de ces belles pronu'Ueuses. [)arnù lesquelles se glissait plus d'une mai'quise de lans(pu'iU't et plus d'une nvmphe de l'Opéra, on remontait par le (|uai armmie des (Juatre- Natituis jus(pra celui de (lonti *\\U' boi'daieiit enliert luent dans l(Uile sa longueur l'Iiôtel de ce nom et l'hôhd de la Boche-sui-V(Ui. One (h; vicissitudes écrites SOI- les pierres de cet hôtel Ccuiti ! Que d'événcnn-nls se s(»nt passés dans ses murs! Lru'scjn'il s'appelait l'hôtel (luém'gaud, il fui le lo^M'ineut de .Midiere ; c'est s(ms les renèlres de l'anleur de Y Ecole ih's )l(Uis ^\^\ r\\ I(t7"2 on vint l'oiiellei la lonretleqni .ix.iit |nMea\e< un pre-
LES OIAIS
r.ii
sidciit (le Grciiohlt' le rôle de sa femme; c'est dans la vaste salle de cel liùtel que jusqu'en 1673 l'ut chanté l'opéra, et qu'on établit, jusqu'en 1688, la comédie française, tandis que vis-à-vis et à la place de l'arcade de l'abreuvoir, le célèbre Brioché émerveillait les badauds parisiens avec ses marionnettes. Puis tout-à-coup l'hôtel Conti s'était écroulé sous le marteau des maçons, et le 20 avril 1771 l'abhé Terray, contrôleur général des finances, était venu poser la première pierre de la Monnaie, en mettant sous le mortier étendu par sa truelle d'argent une médaille d'or qui porte au revers le dessin de la façade telle qu'elle existe aujourd'hui. En quittant ce quai, vraimtMit monumental, et fendant la presse des <;harlatans, bateleurs, filles de joie, coupeurs de bourse et mendiants, qui lut très-grande de tout temps au bas du Pont-Neuf, on tombait devant l'église des Augustins, et il était impossible de ne pas s'arrêter un instant pour considérer le bas-relief expiatoire placé précisément à l'angle que l'église formait sur le quai, en mémoire d'une violation des privilèges du couvent: on voyait là les huissiers ou sergents à verge, en chemise, nu-pieds, chacun avec une torche à la main, faisant humblement amende honorable aux religieux. Les mercredis et les samedis, les boulangers vendaient leur pain à cette place, et, depuis 1679, le marché à la volaille y avait été transporté par arrêt du conseil, voici à quelle occasion.
Très-bauleel puissante dame Françoise Le Prévost deCourtalvert ;i\.inl
ôl'i Li:S OUAIS.
obtenu avec les marquis do Sourchesel de Guitry la concession d'une halle, avait bâti auprès de la rue Manconseil un mauvais hangard étroit et bas, qui causait dans le quartier une infection insupportable. Les babitanis exaspérés se plaignirent, et sur leurs instances le conseil décida que la volaille se vendrait désormais sur le quai des Augustins et point ailleurs, sous peine du fouet. Sept ans auparavant, s'étaient élevées sur les ruines des bôtels de Nemours et de Luynes, ces maisons que les libraires occupaient le long du quai vers la tin du xviir siècle. On trouvait encore ces libraires ou plutôt ces bouquinistes, car ils ne vendaient que de vieux livres et n'en faisaient pas imprimer de nouveaux, établis sur le parapet du pont Saint-Michel, et à peine avait-on laissé leurs étalages vermoulus chargés de latin, de grec et d'hébreu, qu'on descendait sur le quai de la Tournelle et qu'on avait en face cette vieille tour carrée d'où il tirait son nom. Jadis ce vieux reste du Paris de Philippe-Auguste était abandonne, mais la piété de saint Vincent-de-Paul lui fournit des habitants : et grâce a ses prières et à sos aumônes, les condamnés trouvèrent dans ses muis le vivre et le couvert jusqu'à leur départ pour les galères. A peu de distance de ce sombre refuge autour duquel rôdaient sans cesse des capucins implorant en faveur des nuilheureux qu'il renfermait la commisération publique, se présentait après l'hôtel de iXemours la porte Saint- Bernard. Cet édifice, composé de portiques séparés par une pile, avait été élevé en i()7(), pour célébrer la générosité immortelle de Louis XIV. (|ui voulut bien supprimer cette année un léger impôt sur les marcliainlises. L'inscription latine l'appelait grand comme celle de la porte Saint-Denis, et le bas-relief sculpté par Tuby le représentait habille en divinité antiipie et tenant en main le gouvernail dun navire qui semblait voguer a pleines voiles. Au-delà de cette porte, il n'y avait plus à voir que la halle aux vins, construite en W7à\, sur le canal de Biévre un espace vague i-t désert nommé la Gare et le Jardin royal pour la culture des herbes médicinales, dont le médecin de l>ouis XIU, Guy de La Brosse avait planté vingt ans auparavant les premières allées.
Force était alors aux curieux de revenir sur leurs pas et de traverseï la rivière pour aller parcourir les (piais des îles. Le (piai des Balcons appelé plus tard de Beihuue, apparaissait le premier tout lier de la inais(Ui monumentale, d'Ilesselin, le maître de la chandire aii.\ deniers, et de l'hôtel Bretonvilliers, siège des bureaux des fermiers-gém-raux qui.|ionile rendre digne d'eux, l'avaient fait embellir par les pimcaux de Bourdon et de Mignard.GiMix d'Alencon, de iinurbon, fameux par son enseigne de la femme sans tète, et d'Orléans, se déroulaient cnsuile successivement ,i Ifiirs veux, et, franchissant le pont de bois, ils tilaient le long du port S.lint-Landry <■! descendaient sur I amien ipiai des Morfondus, jadis le i|U;irlier-i;eueriil (les ))ernH|Uiri'^ et iii;u cIijimIs de elie\eii\ de l;i Cile. el
LES niAis. rAÔ
(|im'lail (IcvLMiii le iiia^asiii des iiisliiiiiK-iils ilr iiKillicinaliciiK's depuis l'rlargisst'int'iit de 1758. (]'(,'sl de celte même année ({lie dalail, son nouveau nomderilorlttye, ([ue lui lit donner par le peu[)le la table de marine hianc incrustée dans le j)ii;non de la dernière maison vers le P(Uit-au-(;iiani;e, et sur laquelle Cassini avait trace un(> méridienne, Tiuirnant al(u s le l'ont-Neul'à gauche et descendant sur le (|uai des Orfèvres, un allait admirer cette immense (Quantité de vaisselle d'or et d'aryeiit, de liijonx de tout genre, de pierreries et d'ornements d'église, (jiii Taisait ressenihler ce (|uartier à un bazar oriental. Le (juai du Marclie->'euf, bâti à côte de la boucherie et habit(i i)rinci[)alement par les miroitiers et les rourliisseurs. servait de terme à celle longue promenade.
Telle, fut pendant les trois derniers siècles de la numarchie, la [)bysionomie des (juais. Le grand réveil de 80 sonna eiilin à rinn'loge de la Bastille, le pouvoir retomba des mains de la cour dans celles du peu])le, <'t la Convention vint occuper aux Tuileries la place de la royauté. Alors •'clatèrent les grand(,'s luttes republicaim-s. L<' pavé brûlant des ipiais de la Grève, de la Mégisserie, du Louvre et du ((uai Vtdlaire, (buit le nom venait de remplacer celui des Théatins, tremlila maintes fois s(uis les pas du |)en|)le et fut teint de sang au 10 août, au Ti prairial et au lô vendémiaire ! Puis la répnbliiiue eut le sort de la royauté ; le premier consul se lit empereur, et tout prit sons son legne une face nouvelle. Les deux plus belles pages de ims annales militaires furent écrites en pierre et en 1er dans ses ondes. Aux deux extrémités de Paris, les [lonts d'Auslerlitz cl d'Iéna s'élevèimt pour éterniser la gloire de nos braves, et dès-lors, sous le coup-d'œil géométri(pie de Napoléon, les rives de la Seine? s'alignèrent docilement et se revêtirent, partout où les régimes précédents les avaient laissées nues, d'un noble et solide rempart. Les buissons t\u bout du monde, les nuu'ais du (puii de la Grenouillère disparurent à jamais pour laire place au (juai des Invalides et au (puii Bonaparte; le • piai de la Gonférence, ré|)aré par le Directoire, s'avança hardiment dans la Seine pour se lier an (piai Debilly, bâti au milieu du lleuve avec les débris de l'ancien cpiai de Ghaillotou des Bons-Hommes, et gloriensenu'ul baptis(^ du nom d'un des braves d'Iéna. Déjà eu 180r> l'empereur braipiant sa lunette sur les ((nais, avait manifeste son ann)ur |»onr la ligne droite et les masses régulières, en alignant et exhaussant le (juai du Ltuivre, et en ouvrant le quai Desaix sur l'ancien emplacement de la rue de la Pelleterie; le (piai Naptdéon ou de la Cite sur les ruines des rues infectes des Ursins et d'Enfer; le ({uai Gatinat autour de Notre- Dame, le (juai Monlebello au pont Saint-Michel ; le ipiai Sainl-Bernard le long de la halle aux vins, et le quai du Mail, (ju'il a[)i»ela Morland, [xuir que la mémoire de ce vaillant commandant des chasseurs de sa garde veillai , seuliuclle funèbre de la gloire de l'empire, auprès du ]ionl
oli LES QLAIS.
«l'AusIcrlitz, toniiiit' celle du liéiieiiil Delùllv veilhiil juipres du |iont. d'Iéiia.
La Restauration n'exécuta point de travaux semblables, mais l'édilite constitutionnelle de 1850 marcha sans hésiter sur les traces de Tempeleur. Les quais de l'Ecole, de la ^légisserie, de la Grève, élargis et dotes de superbes trottoirs; le quai Pelletier reconstruit, d'autres nivelés avec soin, et une large chaussée en bitume étendue sous les pas des promeneurs le long de la terrasse et du quai des ïuil(>ries, a prouvé ses bonnes intentions et son zèle, tandis que ces jeunes arbres qui déploient déjà leur vert rideau au-dessus des dalles des trottoirs témoignent de sa sollicitude.
Et maintenant, si on oublie tout ce bruit humain, grand et conliis (|iii s'est fait sur nos quais depuis que les raffinés s'y battaient en duel, cjue les valets des grands seigneurs y traînaient le corps du maréchal d'Ancre, ou escortaient à coups de pierres le carrosse de Mazarin, et forçaient le chancelier Séguier à se réfugier, pour sauver sa vie, dans une maison du (|uaides Augustins.Si on laisse dans les lointains obscurs du })assé,etles fêtes éclatantes de Louis XV et celle qui inaugura si douloureusement le mariage de son successeur sur le quai de la Conférence, et les bruyantes revues des sections sur les quais de la rive droite, et les pompeux detilés des armées de Napoléon sur le cpiai des Invalides, et la résurrection populaire des trois jours qui, de la Grève aux Tuileries, ébranla cluupie pavé, d'un tremblement de liberté et de victoire; si l'on (uddie tout cela et qu'on recommence aujourd'hui la promenade que nous avons faite à travers les seizième, (lix-s(!ptiènie et dix-huitieme siècles, (|ue de changements, et (juel aspect nouveau et divers !
A la place do l'étroite chaussée des Bons-llonnnes, le vaste cpiai Uebilly et celui de la (^lonférence, silloinn's par une foule de voitures et (l'omnibus, auxquels ne se mêle plus ipu; de loin en loin rigin)ble C(un'ou au coursier boiteux, se déroulent justpi'au [)ont de la Concorde veuf de ses statues, mais ennobli par le voisinage de l'obélisfpu'. Au lieu d'être obstrué i)ar la vieille porte; de la Gonférence, et s(m jionl-levis resserré, le passage s'élargit encore au quai des Tuileries, et continue à former jusqu'à la colonnade du Louvre, la voie la plus Ixdle el la pins spacieuse. ]..à, si les enfants du Gaulai <pii déchargent le charbini au coin du <piai de l'Ecole, sont lonjoiu's aussi noirs et aussi rudes (pi'aulrefois, si (juel- (jues marchands de graines el (h; plantes se souviennent l(Mijonrs (pu* le (|nai de la .Mégisserie fut jadis le marché aux llenis, les marchands de ierrailleonl transp(ulé les étalages en plein air dans des bouliqnes, et peu d'oiseliers y conservent les cages de lenrs pères. Eu revanche, les marchands di' lij;ncs d d insirumenis ilc péclic cl de chasse \ .dmiidcnl t\i--
jUlis r|lic|(|l|c lciii|is. A (('(Ir, ->I||- |r> I |oi> i|i|,i i>> (le Gc\ ces. l'cllcl icr ri de
LES Q 11 Al S. 515
la Grève, outre les marcliiuids dliahits, (le ])l(>iis('s et de vieilles armes ([ii'oii y rencontre à la file, pres({neclia(iue allée est occupée par une revendeuse de chapeaux ou de cas(|ucttes pilloresquement coiffée en guise d'enseigne de la plus belle pièce, de son fonds. Tandis que vis-à-vis, les débitants de limonade s(> pronnnient en agitant leur clochelte argentine le long des trottoirs chargés d'ouvriers au repos. Une solitude profonde, troublée seulement par les rares visiteurs de la bibliothèque de l'Arsenal et quelques passants égarés, couvre les ([uais des Ormes, des Célestins, Saint-Paul, et Morland. Au contraire, en franchissant le pont d'Austerlitz, et passant au Jardin des Plantes et au ((uai Saint- Bernard, on retrouve un moment la vie et l'activité commerciale à la halle aux vins, immense laboratoire qui produit plus à lui seul, que tous les vignobles de la Champagne, de la Bourgogne et de la Gironde réunis. Puis, du quai désert de la Tournelle, qui n'a plus sa tour, mais (pii a, comme au moyen-âge, ses teinturiers et ses cabarets hideux, à côté des bateaux à vapeur dont la roue bruyante a remplacé la lourde rame des coches d'eau, on parvient par le quai des Grands-Degrés et un nouveau passage ouvert entre l'Hôtel- Dieu et Notre-Dame, jusques au (puii Saint-Michel, où vivent réfugiés les anciens marchands de meubles de la rue delà Iluchette. Là, le vieux quai des Augustins, étranglé' vers le pont comme le jour (pi'on l'a bâti, s'étend au nord en forme de cerceau brisé, et nous oflVe ses innombrables boutiques de libraires tapissées d'affiches de toutes les couleurs, et un instant interrompues (pour aller se rouvrira la descente du Pont-Neuf) par les arcades de la Vallée ou marché à la volaille bâti en 1809, où fut le cotivent des Augustins.
Aussi fidèles que les libraires à leurs étalages anti(jues, les bouquinistes entassent comme leurs aïeux une triple rangée de vieux livres sur les parapets des quais de la Moimaie, Malaquais, Voltaire et d'Orsay; et là, tandis qu'une longue tile de promeneurs érudits circule avec une lenteur complaisante entre les bouquins et les fiacres alignés le long du trottoir, et brave courageusement les rayons du soleil d'août ou le froid, une foule de curieux et de badauds s'arrêtent de l'autre côté, les uns pour étudier les cartes géographiques qui tapissentlaMonnaie, lesautrespour feuilleter les cartons d'estampes étalés sous les pavillons de l'Institut : ceux-ci, pour lire les annonces des libraires ou contempler pour la centième fois des lithocromies et des tableaux en étalage au quai Malaquais, ceux-là pour admirer les gravures et les lithographies du (juai Voltaire, les curiosités et les lézards emi)aillés des naturalistes; d'autres enfin plus inoccupés pour pousser jusqu'à l'ancien hôtel des gardes-du-corps, afin de voir défiler les dragons qui l'habitent, ou de regarder ces dorades, élégantes héritières desgaliotes de Saint-Gloud, soulflaiitau départ leur blanche colonne de fumée. Excepte des(le|)utes allant à ce jiaiais Bourbon, (|ui res-
r.ic.