C.oninio votre croupe le inonlre
Oui. vous arrivez presque aux cienx.
Et tous les géants seraient dieux.
S'ils eussent mieux appris la cailc VA mis. dans leur rébellion.
Cette l)u Ile-ci sur "Montniarlf.
Au lieu d'Oss;i sur Péliou.
Kemarquons légèrement que les antiquaires d'alors n'etaicMit pas de notre avis sur l'étymologie du mot Moiitmarle Mous Marli.s , dont nous avons fait Montmartre [Mous Marlynou,. Au moyen-àge, il y aiirail eu matière pour un volume de controverse.
Voyez, en face de vous, cette fontaine (pii coule au lien des moulins supprimés; à sa gauche, la rue des Moineaux fuit en glissant jus(|irà la rue Neuve-Saint- Uoch ; à droite, celle des Moulins descend, large et paisible, en saplanissant jusqu'à la rue Neuve-des-Petits-Cliamps. Arrêtons-nous un moment devant cette humble demeure à trois croisées de face, et dont le portail, reconstruit, est flanqué de deux perrons usés: c'est le n° 14 : découvrez-vous! ici demeuiail un con(|uéraiit (pii ravit à la nature l'immortel secret de vaincre une de ses plus irrémédiables infirmités.
Charles-Michel de TEpée, né à Versailles, le 25 novembre I7r2. dabord prêtre au diocèse de Troyes, où il se distingua dans lemploi dil'llcile de prédicateur, refusait à vingl-six ans un évêclié(pr(ui lui (dirait, en reconnaissance d'un service personnel (pie S(m père avait rendu au cardinal de Fleury; simple, modeste, hmnaiii, severe envers lui-même, et rempli d'indulgence pour les autres, il répétait sans cesse cette belle maxime de Henri IV : « Tous ceux qui sont bons, sont de ma religion. » Il disait aussi avec Fenélon : « Soutirons toutes les religions, ]iuis(pie nien les souffre. » Prêtre-citoyen, il aimait ses semhiables pour euxmêmes. A la mort de l'évêque de Troyes, il se lia etroitemeni avec le vénérable Soanen. adversaire de la bulle i'niiicnihts. Iiilerdil pour ses opinions religieuses, par rarchevê(pie de Paris, M. de Heaumont. l'abbe de l'Fpee brûlait du désir de porter sur un aulre (dijel l'ardeur de de-
-,-> ULiE NEUVK-1)P:S- PETITS -CHAMPS
vouement dont il était animé. Il est assez remar(|nalile (pie ( c sdif a un acte d'intolérance cléricale. (|ne les sonnls-nmets aient dn les premiers Itienfaits de l'éducation (pii leur est olVerte.
Le hasard lit rencontrer un jour à l'abbé de l'Epéc deux jeunes filles, sœurs jumelles, et sourdes-muettes de naissance, t[u"un prêtre de la Doctrine Chrétienne avait essayé de tirer, au moyeu d estampes combinées pour leur instruction, de l'affreux étal d'ignorance aucpiel la nature semblait les avoir condamnées. Ce bon religieux venait d(» mourir; labbe de l'Épee offrit à la mère de le remplacer, et des-lors s'ouvrit pour lui une vaste et glorieuse carrière : — « Lorsque je consentis ^écrit-il dans une (le ses lettres , à me charger d'instruire les deux sœurs ((ue laissait abandonnées la mort du V. Vanin, je ne savais pas cpi'il y eût dans Paris un instituteur «pii, depuis plusieurs années, s'était applicpie à celte (ï-'uvre et avait formé des disciples. Les éloges donnés par l'académie à Don Antonio Pareires, portugais, établi à Paris vers 17Ô5, lui avaient actjuis de la réputation dans l'esprit de ceux qui en entendirent parler, et sa méthode, avec laquelle il réussissait à faire parler plus ou moins clairement les sourds-muets, avait été regardée comme une ressource â la(pielle on donnait de justes applaudissements: il n'en était pas rinveiiteiir; elle avait été prati(iuée i)lus de cent ans avant lui par M. Wallis. eu Angleterre, par don Juan Paolo Boiiet, en Espagne, et par M. Amman, médecin suisse en Hollande. (|ui même ont laissé sur cette matière d'excellents ouvrag(*s ; mais il avait prolite de leurs lumières, et ses lalents à cet égard n'étaient pas au-dessous de sa réputation. Etranger aux travaux de ces illustres maîtres, je ne p(Mivais sonjici' à eiitre|)rendre de faire parler mes deux élèves; le seul but que je me proposais, fut «le leur apprendre à penser avec ordre et a combiner leurs idées; je crus pouvoir y réussir en me servant de signes represeiilalils assujettis a une méthode dont je composai une espèce de théorie. »
Avant l'abbé de l'Epèe, rinslriivtion (|ue recevaieiil les soiinls-muels consistait à leur apprendre <à parlvr, et lors«pi On était parvenu a leur faire prononcer, avec plus ou moins de facilite, (piehpies |)|irases mal articulées et jamais senties, on pensait avoir beaucou|> lait. Pour (tblenii ce résultat, on employait la dactylologie (pie nous devons aux Espagnols et que l'abbé de TÉpée eut occasion de coimaitre par un singulier hasard. Un jour d'instrnctioii, nu pauvre diable vint lui otlrir un livre espagm)l, en rassurant (pie >"il voulait bien liu heter, il lui rendrait service Ne sachant point celte langue, labbe de I Epee le refusait d abmd, mais eu Iduvraiil au hasard, il aperçut lalphabel iiiaiiuel des Espagnols •,'rave en taille-(hnice, et sur le lilre du livre, ( es mois : ArtrjiarafiisrtKii Il lidhlar lus iiniilos. « .le n Cns pas de peine, dit I ahbe de l'Epee. a deviner (|ue ces mois siguiliaieiil :.l// (l'riisciiiin-r nii.r iiniris a ixnirr: el des ce
Kue Neuve ilcs Petits-Cliairips