‹ Les rues de paris: Paris ancien et moderneChapitre 30 sur 77 · II · texte numérisé non relu

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?oîe romaine que nous avons signalée, etqui, dans le siècle précédent, conservait encore le nom de voie royale. Charles V, n'étant que dauphin, donna à des religieux de Tordre de Saint-Antoine le manoir de la Saussaye, situé sur l'emplacement où Ton voit aujourd'hui le passage du Petit Saint- Antoine, afin que ces moitiés pussent y recevoir et traiter les infortunés atteints du mal des ardents, appelé aussi le feu sacré, le feu Saint- Antoine, le fm d'enfer: maladie dévorante née de la misère du peuple. Mais, selon Gutot de Provins, les frères Antonins, comme on les appelait alors, s'étaient déjà montrés peu dignes de cette philanthropique mission ; le Jvféna! du treizième siècle peint ces hospitaliers comme des fourbes, des ghratons, des débauchés, dans des vers d'une candeur assez abrupte :

• Tout le pays, ajoute Guiot, est peuplé de leurs enfants... Leur cochon

• et Baint-Antoine leur vaudra cette année 5,000 marcs d'argent. » A propos de cette pauvre bète tant calomniée, les religieux dont nous parlons avaient acquis, par une charte royale, le droit de laisser courir un nombreux troupeau de porcs dans toutes les directions de la ville. Voyez-vous les seigneurs et les dames du temps, avec leurs splendides habits, leur chaussure brodée d'or, marcher le soir sur la voie publique, couverte des

immondices qii \ laissaient les favoris de Saint- Antoine* Iles sou on^im*.

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