‹ Les rues et les cris de Paris au XIIIe siecleChapitre 13 sur 121 · Marchanis de fer · texte numérisé non relu

Marchanis de fer

121 fripiers (ferpiers).

19 drapiers (fabricants ou marchands de draps) .

21 gantiers.

54 chapeliers.

1 3 1 bijoutiers - joailliers (joeliers et perriers).

214 fourreurs (peletiers).

14 brodeurs (broudéeurs).

3 cardeuses de laine (pigneresses).

86 tisserands (tesserans).

1 1 fabricants de toiles (teliers).

i3 marchands de laines (laniers et lanéeurs).

45 fabricants de bourses (boursiers).

6 faiseuses de lacets (laceresses).

10 fabricants d'épingles (espinguiers).

1 fabricant de dés à coudre (déelier).

16 fabricants d'aiguilles [aguilliers).

16 fabricants de boutons {boutonniers).

36 fabricants de boucles {boucliers), 6 batteurs d'or (orbattéeurs).

24 aubergistes (psteliers).

i3o restaurateurs (taverniers^ queus, etc.). 56 marchands de vins {bufetiers > vinetiers et vendéeurs de vin.) 3 y brasseurs (cervoisiers).

42 bouchers {bouchiers).

3 tripiers.

62 boulangers {talemeliers).

106 pâtissiers {oubloiers , pataiers, pastéers, gasteliers et eschaudéeurs).

35 épiciers {espiciers et pévriers).

7 marchands de fritures {fritiers).

7 marchands de sauces préparées ( ers) .

12 charcutiers {boudinniers).

18 marchands de fromages (fourmagiers).

1 1 marchands de sel {sauniers).

5i marchands de volailles (poulaillers et vendeurs d'oës).

41 marchands de poissons {poissonniers).

10 marchands de moutarde {moustardiers).

17 fruitiers.

8 laitières {leitières).

58 porteurs d'eau (portéeurs d?yaue).

21 marchands de bois à brûler {buschiers). 16 marchands de charbon {charbonniers).

22 marchands de foin {faniers).

5 marchands de farine {fariniers).

43 marchands d'huiles {uiliers).

42 commissionnaires {portéeurs).

13 concierges {portiers).

199 femmes de chambre {chambérières).

1 5 1 coiffeurs {barbiers).

26 bains publics {estuves).

16 changeurs {changéeurs).

7 maîtres d'escrime (escremisséeurs) .

43 blanchisseuses {lavandières).

1 7 teinturiers {tainturiers) .

I fabricant de fontaines {fontenier).

9 marchands de poteries {escueliers) .

5 lampistes {lampiers).

5 vanniers.

33 peintres en bâtiments (paintres).

24 tapissiers {tapiciers).

27 serruriers.

95 menuisiers {charpentiers).

7 scieurs de long (siéeurs).

18 charrons.

36 plâtriers {plastriers) .

104 maçons.

28 couvreurs {couvréeurs).

18 carriers {quarriers).

12 fabricants de tuiles {tuiliers).

22 couteliers.

19 cloutiers {clooutiers).

II marchands de fer {ferrons).

18 chaudronniers {maignens et chauderonniers).

34 maréchaux ferrants {mareschaux).

i3 équarrisseurs (escorchéeurs).

21 tabletiers.

12 tourneurs (tournéeurs).

70 tonneliers (touneliers).

17 emballeurs (coffriers).

4 doreurs (doréeurs).

4 miroitiers (miroeriers).

17 vitriers (verriers).

24 corroyeurs (conréeurs et tanneurs).

24 bourreliers.

26 cordiers.

5i selliers (séliers).

2 3 mégissiers (mesgeiciers).

9 fabricants de peignes (pigniers).

71 fabricants de chandelles (chandeliers). 20 fabricants de bougies (ciriers).

8 fabricants de savons (savonniers).

58 gaîniers (gueiniers et four relier s). 19 fabricants de parchemin (parcheminiers).

24 copistes (escrivains).

13 enlumineurs de manuscrits (cnluminéeurs) .

8 libraires (vendéeurs de livres).

17 relieurs (liéeurs de livres).

24 peintres ou sculpteurs (ymagiers).

29 médecins (mires).

8 femmes-médecins (mir gesses).

2 sages-femmes (ventrières).

Etc., etc., etc.

Mais tous ces métiers ne s'exerçaient pas en boutique ; une multitude de marchands ambulants allaient, venaient, parcouraient la ville dans tous les sens, criant leurs denrées, annonçant celle des autres, ou, comme nos raccommodeurs de faïences, réparant les vêtements et les ustensiles de ménage devant la porte des maisons. Il y avait, en outre, les crieurs officiels, chargés de publier les actes de l'autorité, les ordonnances de police, le ban du roi pour la levée d'hommes ou de deniers, etc., etc.

Le cri de Paris fut établi par Philippe- Auguste, puis réglementé par saint Louis. Les maîtres crieurs, nommés par l'administration municipale (prévôt des marchands devaient, moyennant vingt-quatre sous parisis par années, remplacer nos journaux, nos annonces et nos affiches. Chacun de ces six maîtres avait sous ses ordres un certain nombre de crieurs, qu'ils envoyaient par la ville annoncer dans tous les carrefours, outre les actes officiels, le

i. Voy. ci-dessous, p. 96 et mm.

prix des diverses marchandises, les maisons à vendre ou à louer, les objets perdus, les enfants disparus, etc., etc.; enfin, les baptêmes, les mariages et les enterrements. Dans ce dernier cas, le crieur parcourait les rues en agitant une sonnette, et criait d'une voix lugubre : <i Réveillez-vous, gens qui dormez, priez Dieu pour les trépassés : »

Quant mort i a homme ne famé, Crier orrez : proiez por s'ame, A la sonete par ces rues l;

et le bourgeois, arraché au sommeil, se mettait pieusement en prières. Cet usage s'est longtemps conservé, car on lit dans une pièce de vers de Saint-Amand, intitulée la Nuit, et publiée vers 1 640 :

Le clochetteur des trespassez,

Sonnant de rue en rué, De frayeur rend leurs cœurs glacez,

Bien que leur corps en sue; Et mille chiens, oyans sa triste vois, Luy répondent à longs abois *.

Le nombre des petits marchands qui, du matin au soir, animaient de leurs cris la vie

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