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Seiunti syslinif. Culte des nslns , on saùeisnie.
« -Mais ces mêmes monumens nuiis oilreiit eusuite un système plus méthodique et plus com- [>li(|ue, celui du culte de tous les astres, adorés tantôt sous leur forme propre , tantôt sous des emblèmes et des symboles flguiés ; et ce culte fut encore l'etlet des connaissances de l'homme en [•hysique, et dériva immétliatement de5 causes [iremières de l'état social , c'est-à-dire des besoins et des arts de premier degré qui entrèrent comme elémens dans la formation de la société.
« En efi'et , alors que les hommes commencèrent de se réunir en société, ce fut pour eux une nécessité d'étendi'c leurs moyens de subsistance , et par conséquent de s'adonner à l'agriculture : or l'agriculture, pour être exercée, exigea l'obser- \ ation et la connaissance des cieux (40) . H fallut connaître le retour périodique des mêmes opérations de la nature , des mêmes phénomènes de la voûte des cieux; en un mot , il fallut régler la durée , la succession des saisons et des mois de l 'année. Ce fut donc un besoin de connaître d'abord hi marche du soleil , qui , dans sa révolution zodiucalc, se montrait le premier et suprême agent de toute création ; puis de la lune , qui , par ses phase? et ses retours, réglait et distribuait le temps j enfin des étoiles et même des planètes , qui , par leurs apparitions et disparitions sur l'horizon et
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l'hémisphère nocturne, formaient de moindres divisions; enfin il fallut dresser un système entier d'astronomie, un calendrier; et, de ce travail, résulta bientôt et spontane'raent une manière nouvelle d'envisager les puissances dominatrices et gouvernantes. Ayant observe que les productions terrestres étaient dans des rapports re'guliers et constans avec les êtres célestes ; que la naissance , V accroissement , le dépérissement de chaque plante étaient liés à l'apparition , à l'exaltation , au déclin d'un même astre , d'un même groupe d'étoiles ; qu'en un mot la langueur ou l'activité de la végétation semblait dépendre à' influences célestes, les hommes en conclurent une idée à' action , de puissance de ces êtres célestes supérieurs sur les corps terrestres ; et les astres , dispensateurs d'abondance ou de disette , devinrent des puissances , des génies , des dieux auteurs des biens et des maux (4i).
« Or, comme l'état social avait déjà introduit une hiérarchie méthodique de rangs , d'emplois , de conditions, les hommes, continuant de raisonner par comparaison , transportèrent leurs nouvelles notions dans leur théologie ; et il en résulta un système compliqué de di\^inités graduelles , dans lequel le soleil, dieu premier, fut un chef militaire , un roi politique ; la lune , une reine sa compagne ; les planètes , des serviteurs , des porteurs d'ordre , des messagers ; et la multitude des étoiles , un peuple , une armée de héros , de génies chargés de régir le monde sous les ordres de leurs