‹ Les ruines d'AniChapitre 13 sur 32 · VOS JOURS · texte numérisé non relu

VOS JOURS

Le P. Hamazasp, à l’époque de la construction de Sourb-Grigor, fondé par Sargis Djon en 429 — (lis. 424 — )975.

40 Le P. Grigor, supérieur lors de la restauration, après une ruine séculaire, opérée par lui. Il mourut en 1185. Sa tombe est jusqu’à présent dans l’ancien cimetière, à l’E. du couvent, avec cette épitaphe sur la pierre tumulaire:

«Ceci est le repos du bienheureux vieillard le S. Père Grigor, premier supérieur du

1) Le P. Chahkhathounof, p. 267, dit que ce rocher est au S. O. du couvent et, d’accnrd avec la notice donnée par M. Kâstner, rapporte la tradition, qui en fait le tombeau de l’architecte. Le P. Sargis parle aussi de ce rocher isolé, sans donner d’autres détails. B.

Les Ruines d’Ani. — Description.

S. couvent, docteur et modèle de tout bien. Nous vous prions, vous qui vous agenouillez devant la Se-Croix, de dire: Que Dieu se souvienne du P. Grigor dans sa miséricorde; et vous-même le Christ se souviendra de vous. En 634 — 1185.»

Le P. Pétros, 7 ans après la mort du même Grigor, devint supérieur et siégea 35 ans, car les inscriptions prouvent qu’il exerça l’autorité depuis 641 — 1192, jusqu’en 669 — 41 1220, ce qui montre qu’il siégea après Grigor. Dans sa 9e année Zakaria spasalar bâtit la cathédrale de la Vierge, en 650 — 1201.

Le vartabied Grigor, supérieur en 670 — 1221, au temps du prince Vatché, allié de Zakaré.

Un certain Ter Hovhannès, supérieur après Grigor ci-dessus, en 673 — 1224. De son temps est mentionné un certain Ter Hamazasp, peut-être un moine du couvent.

Le P. Hamazasp II devient supérieur après Hovhannès ci-dessus, d’après deux inscriptions de l’an 684 — 1235.

Ter Hamazasp et Ter Hovhannès sont mentionnés dans l’inscription du clocher, par Hidchoub Vahram, mais si ce sont les mêmes ou d’autres que ceux ci-dessus, faute de date 42 sur le clocher, on n’a pu le vérifier.

ni. SUPÉRIEURS DU COUVENT, AU XIXe S. ‘)

L’évêque Stéphanos Khajaknian, d’Erzroum, premier supérieur depuis la 3e restauration du couvent, après environ 595 ans d’abandon, en 1830, au temps de l’émigration 43 venue des contrées osmanlies. Il se donna beaucoup de peine pour le nettoyer des ruines accumulées par les siècles, en fit une résidence convenable pour des ecclésiastiques et le rétablit sur le pied de son ancien état.

Plus tard il quitta ses fonctions de supérieur du couvent et de l’émigration et devint chef spirituel de la province de Chirwan , l’un des six sièges arméniens en Russie , par ordre du synode d’Edchmiadzin. Etant ensuite revenu dans son ancien diocèse de Goumri, dans le Chirac, il mourut en 1841.

Le vartabied Poghos Dchalaldian succéda à Stéphanos. De son temps il arriva des émigrés de la juridiction du Basen, de Hntzouts-Vank, à Hasan-Qal ou Hasan-Qala, qui 44 se réunirent à Harhidj , apportant avec eux l’image miraculeuse des sept plaies de la Vierge, peinte, dit-on, par saint Luc. Cette image est encore l’objet du respect des fidèles et de leurs voeux fervents. Les offrandes qu’elle reçoit suffisent pour entretenir le couvent. Poghos vit encore, dans une vieillesse très avancée.

Le vartabied Grigor Jamcotchian, l’un des émigrés, fut choisi pour supérieur après le P. Poghos, au temps de l’évêque Nicolaïos; il succéda à celui-ci dans la juridiction de Chirac, puis il fut enlevé à ses fonctions de supérieur, par ordre de l’administration

1) Au commencement de ce siècle siégait le supérieur iutrus de Harhidj, Sargis de Chirac, que nous avons exclu de la liste, à cause de son indigne conduite.

78 M. B rosse t,

du siège d’Edchraiadzin , vécut là, fut soumis à une enquête et mourut au village d’Ochacan, en 1850.

45 Le vartabied Poghos Djalaldian, ci-dessus, reprend le siège après Grigor et continue à-présent d’être supérieur, mais il est privé de tous les biens du couvent, dont l’administration et les revenus sont confiés par l’autorité ecclésiastique à des séculiers.

IV. PRPORIÉTÉS DU COUVERT DE HARHIDJ, DÉSIGNÉES DANS LES INSCRIPTIONS PAR LES DO¬ NATEURS, EN DIVERS TEMPS.

2 vignes à Aroudj-Supérieur, aujourd’hui Thalich, dans le quartier de Khatchcants, et

46 Leur pressoir, offert à Sourb-Grigor de Harhidj, par un certain Khatchatour, sous le supérieur Pétros, en 645 — 1196.

Le village de Mocoris, près du même village, aujourd’hui Parai -Giough, avec ses terres , eaux et collines , propriété particulière du spasalar Zakaré , ainsi que les NN. suivants.

Un moulin à Gétic, dit Givaghats.

Un moulin à Ani, dans Gli-Tzor.

Un jardin dans Dzaghcotsatzor (à Ani).

Une vigne à Erivan.

Une vigne à Thalin: tous ces immeubles, en souvenir de l’âme de Zakaré spasalar, offerts au S. couvent, pour l’entretien des moines et de l’administration, au temps du P. Pétros, mentionné ci-dessus, en 650 — 1201.

Une vigne à Pharbi et

Une autre à Tadjatagegh, que l’on croit être l’Agarac d’aujourd’hui, offerte par le

47 prince Yatché et par sa femme Mama-Khathoun, fondateurs de Tézérou-Vank, dans l’Aragadz-Otn, sous le supérieur Grigor vartabied, en 670 — 1221.

La vigne du fils d’Evagre, achetée à Erivan par un certain Mkhithar et appliquée au couvent, sous Ter Hovhannès, en 673 — 1224.

Une vigne, à Norachinic, offerte par Sanasar et Baghtasar, fils d’un certain Khoupasar, au temps d’Hamazasp II, en 684 — 1235.

La vigne de Khoubasarents , l’une des quatre achetées par un certain Tiratour et donnée en souvenir à Harhidj, cous Ilamazasp ci-dessus; sans date.

Un moulin à huile, bâti pour le profit du couvent par un homme pieux, un certain Khouthlou, en 783 — 1334.

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