VIII. CLOCHER DE LA CATHÉDRALE, DÙ A H1DCU0UB VAURAM
Joignant la cathédrale de la Mère de Dieu, devant la porte occidentale est un magnifique clocher9), construit postérieurement, par le seigneur Hidchoub Vahram, presque deux fois
1) Chahkh. p. 264, Evolkhoutlou. B.
2) S. p. 214, Ichkhoutlou, .... Khouthlou. B. *
3) nalath.
4) ifi tr fjui Jp.m p , phégambar.
5) Chahkh, ibid.; S. p. 215. B.
6) Vatché Vatchoutants était le représentant de l’autorité des Mkhargrdzel dans leurs domaines au S. de la Géorgie; v. IIIe Rapp. p. 100, sa généalogie et sa descendance. B.
7) S. pour Arghoutin Mama-Khathoun; addition qui, si elle est exacte (elle manque à Chahkh. I, ferait supposer que la princesse était de la famille Mkhargrdzel. Le P. Abel a dit en effet, p. que Vatché était parent de Zakaré. B.
8) Jliifiui'g lis. Juipuiif.. — Cette inscription manque à Ch. et à S. B.
9) Contre l’usage des historiens, qui emploient ordinairement le nom de clocher, le P. Chakhathounian appelle celui-ci un porche, Sargis également. B.
aussi grand que l’église, carré, de 24 pas en longeur et en largeur1), portant sur quatre colonnes monolithes, rondes. Les deux à l’E. sont de pierre noire, avec chapiteau carré; mais les piédestaux sont séparés et de pierre rouge. Les deux autres, à l’O., sont de pierre rouge, ainsi que les chapiteaux, et les bases noires, par opposition.
Les quatre voûtes angulaires, portant sur les piliers, sont ou carrées ou à renflement et chargées de sculptures, et se terminent en ogive ou en rond; la fenêtre en demi-coupole posant à l’intérieur sur les voûtes, s’élève, à partir de là, au-dessus des combles de l’édifice dans l’espace vide entre les quatre piliers. La sculpture est également sans régularité. Du N. et du S. des piliers partent d’autres voûtes allant aux murailles; la naissance en est sur les chapiteaux, et la retombée sur les piliers engagés dans les murs, mais faisant saillie dans l’église. D’autres voûtes se dirigent deux par deux à l’E. et reposent aussi sur les piliers 7i engagés.
Il n’y a qu’une fenêtre au N. comme au S., celle-ci condamnée, parce qu’elle touche par dehors à Sourb-Grigor, l’ancienne église de Harhidj, bâtie par Sargis Djou, bien des années avant la cathédrale, ainsi qu’on l’a dit.
Il n’y a également qu’une porte, à l’O., et une chapelle, au côté S. de l’église; à l’E. de celle-ci se trouve dans le mur un escalier étroit, par où l’on monte au comble.
Le toit ou plafond du clocher, entre les voûtes ci-dessus mentionnées, est partout plain et d’égale hauteur; mais ici les pierres sont carrées comme des cadres et sculptées là en forme de croix, et si bien appareillées entre elles que chacun les prend pour monolithes: c’est une grande difficulté, et le fait d’un art très distingué, que de dresser égale- 72 ment et ajuster l’une à l’autre les pierres d’un lambris. Pour ce faire, porte la tradition, l’on a inséré entre les pierres des morceaux de verre de différente couleur, et de la grandeur voulue.
La vue extérieure du clocher ne répond en aucune manière à la beauté de l’intérieur, étant sans ornements ni enroulements de sculptures comme ceux de l’église; mais les pierres en sont tout- à- fait semblables et paraissent dans les deux édifices provenir de la même carrière.2)