‹ Les ruines d'AniChapitre 18 sur 32 · X. ANCIENNE ÉGLISE DE SOURB-GRIGOR, A HARIIIDJ. n · texte numérisé non relu

X. ANCIENNE ÉGLISE DE SOURB-GRIGOR, A HARIIIDJ. n

L’ancienne église de Harhidj, nommée dans les inscriptions «le couvent de Harhidja0),» a été construite antérieurement à la cathédrale de la Mère de Dieu, de Zakaré, sous le vocable de Sourb-Grigor, par Sargis Djon, supérieur du couvent d’Horhomos, au Xe s., environ l’an 429 (lis. 424) — 975, ainsi qu’il a été longuement démontré. Cette église de Sourb-Grigor jouxte le clocher au SO.; elle n’a qu’une porte, à l’O. , fermée de nos jours, parce qu’on a construit au-devant une cellule6), et l’on a ouvert au coin SO. du clocher 78 un passage pour communiquer avec Sourb-Grigor.

Cette église a la forme d’une croix, avec des bras en forme de . 7); elle est sans co¬

lonnes, arrondie et très petite; le bras du N., se projetant par son extrémité arrondie dans

1) Ici les PP. Abel et Sargis mettent des mots impossibles. B.

2) V. Hist. de Gé. p. 402, 407 ; Add. et écl. p. 260. B.

3) S. p. 215 «des Elaparar.» B.

4) Manque à Chahkh. et à S.

5) Le lecteur aura déjà remarqué cette variante. Du mot arménien un.^li} Harhidj, peut se former le génitif ^ tun /,2%> que le P. Abel emploie, toujours ou qui n’est guère moins usité ; on trouve encore

delà le nom entier Harhidjo- Vank, Harhidja-Vank, ou par négligence, Haridja-Vank, couvent de Harhidj, d’où l’adjectif, seul usité, Harhidjetsi, de Harhidj. Mais lorsque, comme ici, le génitif est <Çi il faut supposer le cas direct Harhidja, d’où devrait se former l’adjectif, jamais employé, Harhidjaïétsi- Il se pourrait bien que l’étymologie du nom fût dans le mot Hrdjovank , joie, faisant allusion à la grasse

plaine de Chirac, où est situé le couvent; v. Sargis, t. II, p. 211; cet auteur écrit toujours cb * et non flf.B.

6) C’est le vartabied Poghos Djallathian, qui a construit, pour s’y retirer, cette petite cellule, au long de Sourb-Grigor, et qui en a obstrué la porte. — V. la PI. XXXIII. B.

7) p.[irj-uiXL «en forme de laine.» Ce mot ne se trouvant pas dans les dictionnaires, j’en suis réduit à me demander si cela ne signifie pas que les extrémités de la croix sont ornées de lignes circulaires comme des pelotes de laine, ce qui est assez fréquent dans les croix arméniennes sculptées. B.

M. Brosset,

l’angle SO. du clocher neuf, montre au spectateur que ce clocher a été construit bien après Sourb-Grigor, ainsi que le prouvent les dates. Il y a une fenêtre à chacun des quatre bras, dont celles du S. et du N. sont condamnées d’ancienne date, comme nous le dirons plus bas.

Il y a un seul autel pour la messe et deux chapelles, dans les première et seconde

79 section du S. '), malgré les petites dimensions de l’édifice. Mais comme l’ambon à été détruit à l’époque de l’abandon du couvent, le dernier supérieur, Poghos Djallathian, y a transféré de nos jours le calvaire en bois de l’église de N.-D. Par dedans l’église est en bon état, mais à l’extérieur la coupole s’est à moitié écroulée, et, comme nous l’avons dit dans notre récit, une tour ronde, en pierres cimentées, d’un travail grossier, a été construite par Ghariman-Soultan, pour se défendre contre les ennemis.

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