Y. PI. XXXIX
«En 759 — 1B10* 11), moi Mathé, chef des secrétaires de l’atabek amir-spasalar Chahanchah, et ma compagne Athéni, ainsi que mon frère Marcos, lorsque notre maître eut la bonté de nous donner ce couvent et chargea le pieux Tigran d’y amener l’eau manquant dans les canaux ruinés par suite de l’anarchie, nous, pour la longévité de Chahanchah, de Khovandz (son épouse) et de leur fils Zakar, et en souvenir de notre âme, nous avons amené l’eau et en avons assuré la jouissance. Souvenez-vous de nous près du Christ.»
— Il s’agit donc ici, comme au N° III, sup., de Chahanchah III, de sa femme et de son fils, dont les noms ne nous sont connus que par ces inscriptions, ainsi que par une autre qu’on verra PL LI, du Palais aux croix (de l’église du St. -Apôtre, suivant l’indication, que je crois fautive, du P. Sargis, t. II, p. 10). Dans mon IIIe Rapp. p. 102, j’ai nommé Khovandzé femme de Chahanchah 1er, parce que la date manque à la belle copie estampée par M. Abich. Mais cette erreur n’a pas été répétée dans les Add. et écl., p. 362. Toutefois je dois avouer que c’est principalement à cause de la date reculée de la mort de ce personnage, l’an 1320, que je le regarde comme le fils d’Ag'hbougha et non comme le fils
1) S. Vo'fcp
3) S. iT^firjhnp.ui^ uiu^ppif?t/y4'". «Le secrétaire et intendant.»
7) Ces deux mots sont indéchiffrables sur la copie de M. Kastner.
9) S. omet ce mot.
10) S. (luçinj.
11) Le P. Sargis lit: en 459 — 1010.
M. Brosset,
d’Ivané II. Zakaria III, fils de Chahanchali 1er, f ainsi que son père en 1261, Hist. de Gé. p. 568; Chahanchah II, fils d’Ivané II, paraît dans l’histoire jusqu’en 1299, ibid. p. 414; mais son épouse, son fils et la date de sa mort ne sont jamais mentionnés; seulement au couvent de Kober se voit une inscription, au nom de Mkhargrdzel, fils de Chahanchah, moine sous le nom de Giorgi, en 1295, VIe Rapp. p. 139; or ce fils de Chahanchah II était marié à une princesse Wanané: ce n’était donc pas l’époux de Khovandzé et le père de Zakaria. Enfin on trouve un Chanché ou Chahanchah et Zakaria nommés en 1315, Hist. de Gé. p. 642, sans aucune qualification. La question à résoudre est celle-ci: sont- ce les fils et petit-fils d’Ivané II ou d’Aghbougha II? Je tiens pour la seconde solution.
M. Texier, PI. 21, N. III, donne la figure d’une croix sculptée dans cette église, d’après une inscription en mauvais caractères cursifs, par un certain Hovhan, fils de. . . . Ivané. Il croit l’une et l’autre très anciennes, p. 149, et la pierre même sépulcrale. C’est tout simplement une croix de souvenir, d’un dessin assez original, qui n’a rien de classique, et les caractères, par leur peu de régularité, me paraissent bien plutôt déceler la main d’un artiste de la décadence d’Ani.
PI. XIII. Deux tours à l’E. d’Ani, dont l’une porte la trace de l’inscription reproduite au N° suivant.
— Ce sont les deux tours les plus au S. E. de la muraille qui, en cet endroit, d’après le Plan de M. Texier, est protégée par le ravin d’une petite rivière. Cette partie de l’enceinte est bien reconnaissable, parce que la courtine entre les deux tours est ornée d’une croix formée de pierres noires artistement disposées , qui se retrouve dans la vue générale des murailles, notre PI. XXVIII. D’ailleurs on aperçoit dans le coin au S. l’église en Icosagone N° 6 du Plan de M. Abich, qui sera décrite au N° XIX de l’Album ; v. notre PI. V.
PI. XIV. Inscription très haut placée, près d’une croix noire, sur la tour N*' 2; — manque chez le P. Sargis.
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