V. la PI. XL
«En 655 — 1206, moi le chef des adjudants et amir-spasalar Chahanchah -Zakaria, j’ai construit cette tour et muraille, en souvenir de moi et de mes parents.»
— Cette inscription montre exactement l’endroit de la muraille d’Ani construit ou reconstruit par le généralissime Zakaré, au temps de la reine Thamar, lorsqu’il eut pris possession de la ville; serait-ce celle dont on voit le cadre et les traces sur l'une des deux tours de la PI. V. de notre Atlas?
Les Ruines d’Ani. — Description.
Si nous avions des détails positifs, nous saurions également où se trouvait la pierre aujourd’hui déposée au Musée asiatique , où le même personnage nous apprend qu’en cette même année 1206 il a fait construire par l’architecte Djoundic «la porte des Tours- Noires1).» Comme M. Kàstner ne signale rien de semblable, j’en suis réduit à supposer que cette porte est celle du double mur, destinée à masquer la vraie porte du mur intérieur immédiatement après les deux tours du N° précédent; car les tours formant cette double porte sont représentées sur la PI. LXYII de M. Kâstner, la XXVIIIe de notre Atlas, comme composées d’assises alternativement blanches et noires.
PL XVI. Porte de la ville, au N. (des tours précédentes), par où l’on aperçoit l’église de St.-Pierre, dans l’intérieur d’Ani.
— Cette porte est au N. des tours de notre PL V. mais en réalité c’est la plus méridionale du mur intérieur. La grosse tour à gauche est ornée de deux croix sculptées audessus d’une inscription, que je crois être celle, extrêmement maltraitée et fruste, copiée par M. Kâstner, sur la tour N° 3, en 7 courtes lignes, dont on ne peut reconnaître que la date 653 — 1204, sans aucun nom propre, si ce n’est «moi Sar (gis),» à la 9e ligne. V. PL VI.
PL XVII. Sur la tour de la porte, au N., on lit cette inscription, tracée à gauche d’une croix cantonnée par en bas de 4 petites croix, placées 2 et 2, en hauteur; cf. Sargis, p. 15.