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.*ujjnp L^pbijujL. jf, p,uunnlpupi,,ïiu ’fi Xbn.i fuP pbïilç 8J V. PI. XLII.
«En 459 des Arméniens (en 450, suivant le P. Sargis), f en 219 du comput des Grecs, en l’an 92 du cycle,
1) S. ’f. P±J& ^ujjng V<y.
2) S. p pPiubji ?
3) S. omet ces 3 groupes.
4) S. lfiuPnL.i ^ ... et plus bas, de même.
5) S. aj. L.
6) jf.u'L UJ iP- Je n’ai pu déchiffrer ce passage qu’à l’aide du texte du P. Sargis.
7) S. omet cette date, dont la lettre médiale n’est pas nette sur la copie de M. Kâstner.
8) S. pifitg.
M. B ROSS ET
«f Au temps du seigneur spirituel, honoré de Dieu, Sargis, cathalicos d’Arménie, sous le glorieux règne de Gagic, Chalianchah1) d’Arménie et de Géorgie, moi Catranidé, reine d’Arménie et fille de Vasac, roi de Siounie, je me suis réfugiée dans la miséricorde divine et, par l’ordre de mon époux Gagic-Chahanchah, j’ai construit cette cathédrale, fondée précédemment par le grand Sembat; nous avons érigé la maison de Dieu, nouvelle et vivante, en signe de naissance spirituelle et de colonne perpétuelle, et je l’ai embellie d’ornements précieux2), offrande faite au Christ par moi et par ma race, à savoir par mes fils Sembat, Abas et Achot.
« J’ai ordonné, moi Ter Sargis, aux serviteurs de l’église de célébrer, sans opposition, jusqu’à la venue du Christ, après le trépas de la pieuse reine, une quarantaine de messes, lors de la cinquantaine (du jeûne) de la Transfiguration. Si quelqu’un néglige ce qui est écrit ici, qu’il soit condamné par le Christ.
«Ce souvenir a été écrit en 6433 depuis Adam, en 1012 de l’Incarnation du Verbe divin, en 718 depuis la conversion des Arméniens au Christ, par moi Béné.»
— Disons d’abord que tous les personnages mentionnés ici sont réellement contemporains; le catholicos arménien Sargis 1er a siégé 992 — 1019 de notre ère; Gagic-Chahanchah a régné en Arménie en 989 — 1020, et la reine Catranidé, fille de Vasac, prince ou roi de Siounie, était son épouse. Enfin la cathédrale avait été commencée par le roi Sembat-Tiéziéracal, père et prédécesseur de Gagic. Quant au prince Abas, fils de ce dernier, il n’est pas connu d’ailleurs.
Maintenant, au lieu de répéter ce que j’ai dit dans l’article du Bulletin cité plus haut, je vais donner la traduction d’une lettre du P. Léon Alichan, de Venise, que j’ai reçue après l’impression de ma notice, par l’entremise obligeante du P. Barnaba d’Isaïa; elle explique en peu de mots les difficultés du texte dont il s’agit.
19 Janvier 1860.
«Des deux lectures proposées de la date arménienne, 459 et 450, la
première, 459 — 1009, 1010 de l’ère chrétienne, me semble préférable, et j’ai pour cela des arguments presque irréfragables. 1° la date 459 répond à 1012 de l’ère chrétienne3), qui se lit plus bas, et dont il convient de retrancher 3 ans, à cause de l’anticipation bien connue, que plusieurs admettent. 2° Si l’année de la construction était 450 — 1001, l’historien Asolic en aurait fait mention, comme il le fait à l’égard de l’église de Sourb-Grigor; mais comme il a terminé son récit en 1003 de J.-C., il ne pouvait mentionner ce qui re-
1) Les sept mots précédents out malheureusement échappé au compositeur et à moi lors de l’impression de mon travail dans le Bulletin de l’Académie, t. I, p. 400.
2) Les plus beaux ornements de la Cathédrale étaient, au dire de Matth. d’Edesse, p. 124 de la trad. franç. une croix d’argent massif, de la hauteur d’un homme, placée au faite de la coupole conique, et une lampe en crystal, de roche, sans doute, que le roi Sembat, père de Gagic 1er, suivant M. Dulaurier, avait fait apporter de l’Inde, Arm. anc. du P. Indjidj. p. 421. La croix fut enlevée par un des Turks d’Alparslan, et la lampe brisée en tombant, précipitée d’en haut par le même barbare.
3) I. e. la naissance de J.-C. 2 ans avant le commencement de Père chrétienne, suivant le système d’Eusèbe.
Les Ruines d’Ani. — Description.
garde la Cathédrale. 3° Samouel d’Ani place la construction de cette église, c.-à-d. la fin du travail, en 1009 ou 1010 de J.-C. 4° 450 ne concorde pas, mais 459 concorde avec l’année 6433 d’Adam, donnée plus bas, ère dont l’initiale est l’an 5424 ou 5420 avant l’incarnation de J.-C.
«Quant aux deux autres nombres, ils ne concordent pas, à savoir la date de la conversion des Arméniens en 718, car l’initiale de ce calcul serait l’an 292 ou 291 de l’ère chrétienne: ce qui est inexact, au lieu de 302. Il faudrait retrancher 10, ce qui serait juste (j’en demande pardon au P. N. Nersès1’); car le vartabied Carapiet, qui a copié l’inscription et l’a publiée dans le journal Haïastan, à Constantinople, en 1848, lit seulement ‘2i\ 708, qui s’accorde avec 459 et 1012.
«Il reste maintenant la date de l’ère des Horhoms, dont les nôtres font peu d’usage dans leurs mémentos. Je pense que ce comput est celui de Rome, après l’accomplissement du premier millénaire, qui recommença en 248 de J.-C., mais en étant coupé par des périodes de 532 ans; de telle sorte qu’en 780 a commencé une telle période. Les mémentos où est mentionné le comput des Horhoms sont d’accord sur ce point; mais notre inscription donnant 219 (si le chiffre est certain), ne concorde pas et diffère de 10 ans (248 532 h- 219 = 999). Quant aux caractères énigmatiques, à la fin de la lie ligne, je renonce à les expliquer2).»
Pour me résumer, la Cathédrale a été achevée en 459 de 1ère arménienne, 1010 de l’ère chrétienne vulgaire, 1012 de l’ère de la naissance de J. C. Les années 219 du comput romain, 92 du cycle, 718 de la conversion ides Arméniens, 6433 depuis Adam, suivant le calcul de Jean Cozierhn, vivant au XIe s. (naissance de J. C. en 5420), ou ne coïncident pas avec les dates principales ou Offrent de petites différences, qui ne satisfont pas entièrement la critique.
On remarquera, du reste, comme singularités, l’emploi de l’ère de l’incarnation dans un texte arménien authentique, dès les premières’ années du XIe s., et l’audace du titre «roi des rois d’Arménie et de Géorgie,» que prend le roi Gagic 1er. Enfin on sera également frappé de la coïncidence de l’an 780, le 533e du second millénaire de Rome, avec l’initiale du 13e cycle pascal géorgien, le 1er employé dans la chronologie de ce pays, où il est le fondement du Koroniconi, ainsi que de la date mondaine géorgienne de la naissance de J.-Ç. 5604, adoptée sur les monuments, dans les mémentos et dans les Annales. Toutes ces choses font de notre inscription un texte curieux au plus haut degré.
Je crois utile de mentionner ici quelques autres faits, se rapportant à la chronologie technique et à certains emplois qu’en ont faits les Grecs et les Arméniens.
On voit dans le bel ouvrage de M. Murait: Essai de chronographie byzantine, p. 218,
1) La copie du P. Nersès, qui m’a été communiquée également, commence en effet par la date 450;
quant à la publication du Vart. Carapiet, je n’en ai pas connaissance.
2) Je n’ai pas, moi-même, réussi à'm’en rendre suffisamment compte, bien que je suppose qu’il s’agisse ^ d’une de ces périodes de 95 ans, inventées par Théoph. d’Alexandrie, au lVr s.; Dannou, Et. hist. t. III, p. 357.
qu’en 562, 35e année de Justinien, tomba la fin du premier cycle pascal, depuis la mort de J.-C. , d’après le Chronicon pascale , et qu’un second cycle commença. Ainsi les chrétiens orientaux, en admettant l’exactitude du comput de 532 ans, inventé, rectifié et promulgué par des membres du clergé romain, l’appliquèrent, à leur manière, à un calcul commençant à la mort de J.-C. et plaçant la naissance du Sauveur deux ans avant l’ère chrétienne vulgaire. Ce système, abandonné plus tard, ne reparaît plus que dans la petite ère arménienne de Jean-Sarcavag, en 1084.
Un autre système se fait jour ensuite. Dans le même ouvrage, de M. Murait, on voit p. 427 et 732, qu’en 6384, 24e année depuis l’avènement de l’empereur Michel, d’après Nestor, conséquemment en 876 de J.-C., arriva la fin d’un 12e cycle depuis la création du monde. Les éléments de ce nombre 6384 sont, d’après M. Murait: 5500, naissance de J.-C.; 318, jusqu’à Constantin; 350 (lis 530), jusqu’à Théophile; 12 ans, de Théophile à Michel, et 24 du règne de ce dernier. Je crois, au contraire, que les éléments en sont: 5508, naiss. de J.-C., et 876 depuis lors, ce qui suppose un 11e cycle ayant commencé en 344, juste 96 ans après le premier millénaire de Rome; un 13e, terminé en 1408 et un 14e, celui qui se continue aujourd’hui dans le comput ecclésiastique russe, devant finir en 1940. C’est ainsi que les Grecs avaient fondé un cycle pascal, se rattachant à leur ère mondaine. Tandis qu’en sens inverse les Géorgiens, ayant fondé, 96 ans avant la fin du 12e cycle grec, leur 1er ou 13e cycle en 780, année combinée avec les 5508 de l’ère mondaine grecque, se sont vus forcés d’ajouter au cycle initial 96 ans, qui reculent la naissance de J.-C. en 5604 du monde. Nestor s’est appuyé sur la date reconnue pour vraie de la création du monde, et les Géorgiens en ont fait une artificielle, comme, du reste, Jules - Africain, Eusèbe , Panodore, St. -Maxime et d’autres, sans parler des Arméniens, l’avaient pratiqué avant eux. Le calcul de M. Murait retarderait de 8 ans le commencement du cycle pascal russe courant aujourd’hui , et serait en opposition ,• non avec une théorie, mais avec un fait positif.
Une autre inscription , en 5 lignes , sur une arcade de la façade orientale (Sargis, ibid.), et dont M. Kàstner a fait une copie, est ainsi conçue:
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«En 684 — 1225 par la grâce de Dieu, moi Zouhal, de Cars, fils de Gorig, m’étant affilié à la glorieuse et sainte cathédrale, je lui ai donné, un Evangile, un prophète Isaïe,
Les Ruines d’Ani. — Description.
une chappe et un encensoir, et les serviteurs des saints (les moines) m’ont assuré une messe annuelle, à la fête de la Mère de Dieu, pour mon frère Yahram tant que je serai vivant, pour moi et pour Tikin ma femme, après ma mort. Celui qui l’accomplit soit béni de Dieu!»
— Que la date soit juste, ou celle de 614 — 1165 d’après la copie du P. Sargis, le fait n’a que peu d’importance, puisqu’il s’agit de personnages obscurs. Quant à V affiliation, elle se comprend de soi-même, et reviendra souvent dans nos inscriptions.
Suivant M. Kastner celle-ci se trouve à l’intérieur de l’église, sur le mur méridional.
Une troisième inscription, donnée par le P. Sargis, p. 5, a été copiée sur la muraille du côté de la porte du S. Il en existe aussi une copie de M. Kastner, en 7 lignes.
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fiifntfi i^iuutnfiliiuLhr pu i/Jràtuifiiun. u^p.nj rjjiljl^fiu
pui^DL iF UllflJIIJ Q ^ trui^ fijUI [I fijlll /. irim inL.1^^)^ y» up
lfu,pnutiplf^u t^iT tj-UjTjiiiuij.filj tju^uJ^L n p IfittuunLnij Jfij "J ^ b un ni- 3 4 5J bpljn i. uiujl *Lu/ II uJl * 2\'(1ttItnl1 JJ^ ^ b pl^nt-
u Ijji uj pibiup Lui-iut^ Jun pu/ï/Jiîi II jnL.& *Ji /Jb puj n u^ujuiu
L.n piuiju n p 3 ^ JJi ujiutniu puit^b ^ jujï/nL. t fi J' JfihpL ’fi i]Lu[nt-nLnïi «j *fi J
«En 662 — 1213, moi Tigran, serviteur du Christ, j’ai construit de mes deniers légitimes l’escalier de la glorieuse et sainte cathédrale, s’écroulant depuis nombre d’années: je lui ai offert en présent une boutique achetée à mes frais, à Cattnots; j’ai donné deux Livres de fêtes, dont l’un à Sourb-Grigor, et deux calices d’argent à la chapelle principale, en imposant aux clercs l’obligation de dire une messe annuelle en mon nom , jusqu’à la venue du Christ.»
— Tigran, personnage inconnu. Cattnots, localité inconnue d’ailleurs.
Sur une arcade de la face du N. le P. Sargis seul a copié et donne p. 6 une inscription datée 935 — 1486, où un certain Rhouben , fils de David et petit-fils de Hovan, s’étant affilié à la Se et glorieuse cathédrale, lui fait présent d’un moulin à huile, acheté
à ses frais . , situé près de la villa (* oupopuÆ^) de Tigran, et arrangé de ses deniers.
Le diacre, maître du couvent, et les serviteurs lui assurent, en récompense, cinq jours de messes annuelles. L’inscription se termine par l’imprécation et la bénédiction ordinaire.
— Le texte est trop corrompu pour que j’entreprenne de le restituer; mais je re-
1) S. jllUII ifllJlfuiy ,
2) Omis.
3) S. 1/ u/Lt^hb tj J/b %
4) S. JJtiJJi<Lt
5) Ne faut-il pas lire u/l n JJ,, un jour?
M. Brossf.t,
marque la date, bien étrange, si elle est exacte, pour une ville soi-disant détruite au XIVe s.; et encore le titre de «diacre,» possesseur, maître du couvent bzJutr!)n'i un pu, uu,plfu,uu,^. Faut-il lire: «Sarcavag» au lieu de diacre ?
PI. XXIX. Sur la face de l'O. à droite et à gauche de la porte, on lit deux inscriptions, formant chacune six longues lignes, et déjà publiées textuellement, celle de gauche dans l’Histoire d’Ani, par le P. Minas Bjechkian, p. 73, § 115, et dans mon IIIe Rapp., p. 93, l’autre dans mon IIIe Rapp., p. 94, et encore la première chez le P. Sargis, t. II, p. 7, le commencement de la seconde, ibid. p. 8. L’Académie en possède des empreintes obtenues par le procédé Millin. Elles sont séparées l’une de l’autre, d’après la copie de M. Kastner, dont il s’agit ici, par une lance, la pointe en bas, surmontée d’une tête de veau et portant deux serpents enroulés, dont les têtes s’en vont dans deux directions différentes, en forme de caducée.
Dans la première, Aron magistros, envoyé à Ani par l’empereur, à la fleur de sa jeunesse, dit qu’il en construisit les murs en gros blocs de pierre et y amena de l’eau, avec de grands efforts, pour l’usage de la garnison de la citadelle, et que par une bulle d’or de l’impératrice (Zoé, vers 1045), l’impôt dit thastakin , de huit litras , ainsi qu’un autre, de deux litras, payés par un fonctionnaire nommé mouthaïb (?), et celui sur les maisons, furent supprimés.
L’inscription de droite expose, qu'au temps de l’empereur Constantin Ducas (1059 — 1067), un certain Bagrat magistros, katapan d’orient, et d’autres fontionnaires arméniens, nommés par le gouvernement grec, obtinrent la suppression de plusieurs impôts là désignés.
On ne répète point ici ces deux pièces, parce qu’il n’a pu être recueilli de nouveaux renseignements, à l’égard du contenu, qui permettent de mieux les traduire et expliquer.
y. pi. vin.
Au N. de la Cathédrale, N. 2, le Plan de M. Abich signale une église du Sauveur, avec porche, bâtie sur une butte, en forme de parallélogramme, par-dehors, mais disposée, à l’intérieur, en croix, formée par quatre demi-cercles. Le P. Sargis, p. 7, la nomme Sourb-Phrkitch « Saint- Sauveur, » et rapporte sous cette rubrique deux inscriptions, dont la première manque aux copies de M. Kastner, mais la seconde s’y trouve, comme étant tracée «sur le mur septentrional de l’église Ronde,» bien que l’église Sourb-Phrkitch y soit seule mentionnée. Suivant le P. Sargis, elle est en effet «sur la muraille du côté du S. de Sourb-Phrkitch.» En présence de ces indications contradictoires, je ne puis que constater le fait et mettre les textes sous les yeux des lecteurs.
Voici d’abord le premier, manquant à M. Kastner; il est tracé sur l’église de Sourb- Phrkitch, située tout au voisinage de la grande 'b) i- e. de la Cathédrale. En
effet on voit sur le Plan que la butte ne peut être à une grande distance de la Cathédrale, vers le N.
«Dans les années du seigneur spirituel Ter Pétros, sous le règne de Sembat, fils de Gagic-Chahauchah, eq 415 ('biM,' lis. 485) — 1036, moi le marzpan Apelkharib,
Les Ruines d’Ani. — Description.
fils du prince Grigor, petit-fils d’Apoughamr et frère de Vahram et de Yasac, j’ai construit, avec de grands travaux et des dépenses considérables, ce Sourb-Phrkitch, dans la métropole d’Ani; de mes deniers légitimes et à grands frais j’ai également construit trois boutiques, un moulin à huile et ma vigne d’Holtar. J’ai donné le tout à Sourb-Phrkitch, que j’ai embelli d’or, d’argent et de pierres précieuses; j’y ai ajouté un Evangile, un Livre de fêtes, je l’ai muni d’un nombre indéfini ^ d’ Anciens et de Nouveaux-Testaments, et j’ai dressé tout cela pour moi devant le Sauveur.
«Maintenant si quelqu’un, grand ou petit, fait opposition aux choses susdites, ou autres de mes offrandes, ou en opère la soustraction, qu’ils soient maudits par les 318 pontifes! [Après ma sortie de ce monde, j’ai obligé] les serviteurs de l’église à célébrer pour moi, sans opposition, la messe lors de la fête de la Transfiguration.»
— Avec la correction que je fais dans la date, car le P. Sargis a très souvent imprimé (J» 10 pour Q 80, les personnages nommés ici, pour le synchronisme, ne laissent aucun doute. Quant à Apelkharib, à ses père et grand-père et à ses frères, ils sont bien connus; mais lui n’est mentionné que dans les inscriptions, ainsi que le fait voir le Tableau généalogique, avec ses pièces justificatives.
Le P. Minas, dans son Histoire d’Ani, § 114, décrit ainsi l’église de Sourb-Phrkitch, d’après les indications des PP. Khatchatour et Hovhan, qui avaient visité les ruines d’Ani en 1803, 27 ans avant l’impression de son livre: «En nous promenant dans la ville d’Ani, nous vîmes une église qui, par- dehors, était grande comme une cathédrale, bâtie sur un soubassement de 4 degrés, portant des inscriptions diverses sur chacune de ses 4 chapelles, dont nous rapportons une ici. A l’intérieur, elle avait 12 fenêtres et autant de chapelles, harmonieusement disposées.»
L’inscription rapportée par les deux Pères est justement celle que nous venons de traduire, avec la date 485, telle que je l’ai rectifiée; avec les variantes
Hoghiar , du nom de la vigne, 'Ln^ng.h^f, pour «J’en ai renouvelé les Anciens et
Nouveaux-Testaments;» enfin avec omission des malédictions finales.
L’autre inscription, donnée par le P. Sargis, p. 7, je l’ai reportée à l’église Ronde, sup. PI. XIX, de l’Album.
* PI. XXX. La mosquée, avec son minaret, Abich, N. 14, au bord d’un ravin. On aperçoit à droite quelques ruines, et entre celles-ci et le minaret un édifice, qui paraît être l’église PI. XXXY de l’Album, dont* il sera bientôt question. J’en possède un autre dessin réduit, fort joli, présentant le côté NO., qui précisément n’est pas visible ici, et sur lequel sont tracées les inscriptions en plusieurs langues, d’après M. Khanykof; cf. Bull, histphilol. t. X, p. 84. V. notre PI. X.
PI. XXXI, vue intérieure de la mosquée, avec colonnes romanes, arcs plein-cintre, trois nefs, d’un effet très harmonieux, qui rappelle l’intérieur de la mosquée de Cordoue; v.
1) ujbnjm zhul' ne signifie rien, indéfini donne un sens peu satisfaisant.