‹ Les ruines d'AniChapitre 8 sur 32 · GIT · texte numérisé non relu

GIT

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Or il y a des traces du nombre 21, dont les mots sont formés de 21 lettres; en les remplaçant par des lettres numérales donnant le sens dont il s’agit, on trouve le nombre 97, égal à celui des lettres de la figure 1, ce qui se voit dans la

2e EXPLICATION.

IJ'fcf' 21 lettres.

«Dieu, notre Sauveur, nous a secourus.»

En effet Gagic-Chahanchah a construit l’église de Sourb-Grigor en mémoire d’une grande victoire remportée sous son règne, en 999, contre Mamloun, maître de l’Aderbidjan. En ce jour les Arméniens et les Géorgiens, avec 20000 hommes, triomphèrent de la redoutable armée ennemie, composée de 100000 combattants, en criant: «Dieu Sauveur, secours-nous.» L’histoire en fait foi. ')

Par suite du mode d’écriture renfermé dans les explications précédentes, les circonstances principales de la construction de Sourb-Grigor n’ont pas été mises de côté, à savoir: les noms du pontife, contemporain de la construction; du père, de l’épouse et des enfants du roi qui l’a ordonnée; de l’architecte qui y a présidé; de nos illustres princes contribuant alors à la prospérité du pays; des laborieux vartabieds, et d’autres encore.

3e EXPLICATION.

Or, en prenant les lettres P.44) du N° 1 de la figure lre, et en en faisant le compte, on trouve 15, et en faisant le compte des lettres du nom de Sargis, alors catholicos, on obtient juste la même somme.

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4e EXPLICATION.

En prenant aussi les trois lettres ‘MUE du N° 5 de la fig. lre, qui donnent également 1 5 , on trouve la date arménienne de l’avènement de Gagic - Chahanchah , alors roi d’Arménie, qui est fb\J\ 438 — 989, et donne par l’addition le nombre 15.

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L’exactitude des 3e et 4e explications peut se voir chez les historiens.

5e EXPLICATION.

Pour les 3e et 4e explications nous avons pris séparément les deux totaux formés par

1) V. Tchamitch, t. II, p. 880,

M. B RO SS ET

les N° 1, 5 de la fig. lrc$ pour la 5e il faut réunir les totaux formés par les six lettres des N° 3 et 7 de la tig. lre, et qui donnent 20. Par ce nombre 20 sont fournies les lettres initiales des noms des illustres vartabieds assistant à la cérémonie du jour de la fondation

de l’église, dont

le total

est aussi 20.

Sargis le gracieux, vartabied.

Tiran on Tiranoun le philosophe, vartabied.

Hénok, vartabied.

Samouel » le musicien.

Hovseph » supérieur du couvent de Hounts.

Hovhannès » Cozierhn, connaissant les coeurs.

Grigor » (S. Narékatsi) l’apôtre incarné.

A ce propos l’interprète cite le passage suivant d’Aristakès de Lastiverd, contemporain: ’)

«Au temps de Gagic 1er Chahanchah, le siège du catholicos était occupé par Sargis, nourri dans la sainteté, au sein de l’église, et exercé dans les austérités au monastère de l’île de Sévan, que, par la grâce divine, on appela, à cause de son mérite, et que l’on fit asseoir sur le siège de notre Illuminateur: il termina ses jours, ayant passé dans les mêmes pratiques le temps de sa vie charnelle.

«Au même temps vivaient les vartabieds Sargis, Tiran et Hénok, attachés au catholicat; Samouel, qui, comme supérieur, paissait le troupeau de Camrdchadzor; Hovseph, surveillant spirituel de Hentzouts- Vank (l’auteur ajoute ici le nom de l’historien Stéphanos Asoghic, qui sera plus loin le sujet d’une écriture secrète); Hovhannès, de la même province de Taron, désigné par le surnom de Cozierhn «le petit chameau,» et qui a écrit outre des traités théologiques, un livre sur le calendrier; Grigor, personnage fort savant, et beaucoup d’autres, au temps desquels la corne de l’orthodoxie s’éleva fort. Quant à ceux qui nous regardaient de travers, s’éloignant des cérémonies présidées par ces vartabieds, ils se cachaient comme les rats dans des trous de murs.»

6e EXPLICATION.

Pour les lecteurs attentifs il est clair que jusqu’ici on a procédé par des lettres initiales, puis en prenant pour chiffres les lettres de quatre totaux seulement. Maintenant, soit que l’on totalise les lettres trois par trois, indifféremment, soit qu’on les réunisse, il faut les lire en regardant chaque groupe comme des chiffres, et il en résulte un groupe de 37'), car le nombre 27 ne s’y trouve pas; après quoi on ajoutera successivement, jusqu’à ce

1) Ch. Il, p. 6.

2) Il y a ici procédé arbitraire et lacune dans les idées: 7 et 17 ne se sont pas présentés encore, ni aucun autre nombre pris au Lazard et progressant.

Les Ruines d’Ani.

Description.

qu’on arrive à 97. Donc, en prenant les lettres des N° 1, 5, 7, de la fig. lee, GA-L ‘Min 6hh nous trouvons 37 et «Chahanchah, VII,» donnant le même nombre.

U44 ‘Min Gbb

Le roi Bagratide Gagic 1er est en effet le YIIe dans le canon royal et porte le surnom de Chahanchah II.

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