Promenade à la chapelle et au chêne de St-Bernard
- Traversons la brasserie dans toute sa longueur, et engageonsnous dans le large escalier du fond. Après avoir enjambé quelques marches, une baie se présente sur notre gauche, donnant entrée dans le jardin de la dite brasserie, envahi aujourd'hui par des herbes folles. Arrivés à l'extrémité, près du vieux mur d'enceinte, prenons à droite un sentier très abrupt et rocailleux, serpentant, au milieu d'un maigre taillis ou de broussailles et, après quelques efforts, nous atteignons la crête du Robermont, d'où nous dominons les ruines et la carrière. Suivons alors le sentier sous bois jusqu'à la rencontre d'un petit édicule presque cylindrique et éclairé par quatre grandes fenêtres. Ce sont les restes de la célèbre chapelle élevée dès le xme siècle en l'honneur de St-Bernard et reconstruite en 171b, ainsi que l'indique un chronogramme, qu'on peut encore lire sur une pierre qui en fut détachée, il y a environ trois quarts de siècle, pour orner la chapelle moderne élevée sur la route, près de l'ancienne entrée du palais de l'abbé et des hôtes, par le propriétaire des ruines <*).
A côté de la chapelle de St-Bernard on remarque les fondations de la muraille circulaire qui entourait le chêne miraculeux brisé par la foudre vers la fin du xvne siècle (2).
(1) Le voici :
Bernardo Et ILLIbat.e VIrgInI SaCrvm
(2) Voici ce qu'en dit Dom Guyton en ses notes : •« Au haut de ces terrasses, est un gros arbre de chesne, d'environ quinze pieds de haut, enfermé d'une enceinte de brique maçonnée de hauteur de six pieds, une porte fermante à clef, couverte en ardoise. Un grand tableau en écriture, sur et audevant dudit arbre. On y lit :
Arboris prosopopela hujus.